Centro de informaciĂłn en lĂ­nea para la prensa

Centro de informaciĂłn en lĂ­nea para la prensa (i)
Noticias bajo embargo y otros materiales sĂłlo para periodistas acreditados.
Ingreso/ Registro

Gouvernance et lutte anti-corruption

Disponible en: Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©, English, руссĐșĐžĐč, Spanish, äž­æ–‡
-- Liens utiles --
Communiqué : Nomination du vice-président du service "Déontologie institutionnelle" par le président du Groupe de la Banque mondiale
Fiches thématiques:
-Service Déontologie institutionnelle
-ProcĂ©dure d’administration des sanctions de la Banque Mondiale
-Rapport Volcker sur l'INT
Consultation sur la gouvernance
Projets sur la gouvernance
Documents et rapports sur la gouvernance
Articles sur la gouvernance
FAQ : Fraude et corruption
Gouvernance et anti-corruption
Article : Indicateurs de gouvernance dans le monde 1996 - 2007
L’initiative StAR
Comment signaler la fraude et la corruption (a)
Site web anti-corruption(a)

Experts de la Banque mondiale : (a)
le Conseil de la gouvernance pour le secteur public
Sanjay Pradhan
Daniel Kaufmann

Webcast : (a)
Daniel Kaufmann sur la gouvernance et la corruption

Aperçu : 

  • Le Groupe de la Banque mondiale est au niveau international le donateur qui soutient le plus activement le renforcement de la gouvernance du secteur public et la lutte contre la corruption. Au cours de l’exercice 2008, le soutien de la Banque aux pratiques de bonne gouvernance et au respect du droit s’est chiffrĂ© Ă  4,7 milliards de dollars, dont 4,4 milliards pour la gouvernance du secteur public et 304 millions de dollars pour soutenir une meilleure application des rĂšgles de droit. Ce soutien a reprĂ©sentĂ© 18,8% de la totalitĂ© des prĂȘts de la Banque.

  • Les projets et programmes de la Banque visent Ă  amĂ©liorer la transparence dans la gestion des finances publiques, Ă  renforcer les capacitĂ©s des État et des autoritĂ©s locales Ă  fournir des services et Ă  rĂ©glementer plus efficacement l’économie et Ă  combattre la corruption au niveau de la passation des marchĂ©s. Ils encouragent par ailleurs la participation active de la sociĂ©tĂ© civile, ainsi que des actions de surveillance renforçant la notion de responsabilitĂ© au niveau de l'Etat et dans la mise en Ɠuvre de projets. Enfin, ils contribuent Ă  faire face aux problĂšmes de gouvernance et aux risques de corruption dans des secteurs tels que l’infrastructure, la santĂ©, l’éducation et les ressources naturelles. La Banque utilise Ă©galement ses partenariats internationaux pour lutter contre la corruption et aider les pays Ă  recouvrer les avoirs qui leur ont Ă©tĂ© volĂ©s. Elle fournit un important travail d’analyse et Ă©tablit des diagnostics sur la gouvernance et la lutte contre la corruption.

  • Le Vice-prĂ©sident de la Banque mondiale chargĂ© des questions de dĂ©ontologie institutionnelle (INT) procĂšde Ă  des enquĂȘtes, Ă  la fois en interne et en externe, sur des prĂ©somptions de fraude et de corruption concernant des projets financĂ©s par la Banque et prĂ©sente ses conclusions au ComitĂ© des sanctions de la Banque. Depuis 2001, la Vice-prĂ©sidence a examinĂ© plus de 3 000 cas prĂ©sumĂ©s de fraude, corruption et autres malversations, entraĂźnant la suspension de 351 sociĂ©tĂ©s et individus dont les noms figurent sur le site Internet de la Banque mondiale.

Panorama

L’aide apportĂ©e par le Groupe de la Banque mondiale pour amĂ©liorer la gouvernance et lutter contre la corruption doit permettre aux pays de fournir des services de base de meilleure qualitĂ© aux populations dĂ©favorisĂ©es et de stimuler la croissance et la crĂ©ation d’emploi en vue de sortir les gens de la pauvretĂ©. Le Groupe de la Banque mondiale assume Ă©galement une responsabilitĂ© fiduciaire envers l’ensemble des parties prenantes, qui veulent s’assurer que les fonds de dĂ©veloppement sont utilisĂ©s pour rĂ©pondre aux objectifs fixĂ©s, sans ĂȘtre dĂ©tournĂ©s par des actes de corruption.

Le Groupe de la Banque mondiale accroĂźt ses efforts dĂ©jĂ  importants en matiĂšre d’aide Ă  la gouvernance. Le 20 mars 2007, le Conseil d’administration a adoptĂ© Ă  l’unanimitĂ© le document de stratĂ©gie sectorielle, intitulĂ© Renforcer l’engagement du Groupe de la Banque mondiale pour amĂ©liorer la gouvernance et lutter contre la corruption(GAC).Le Conseil d’administration a Ă©tabli un Plan de mise en Ɠuvre de la stratĂ©gie qui a ensuite Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©cembre 2007 par le PrĂ©sident de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. En octobre 2008, le Conseil d’administration s’est penchĂ© sur le Rapport d’activitĂ© Ă  un an de la mise en Ɠuvre du GAC. La stratĂ©gie de mise en Ɠuvre pour la premiĂšre annĂ©e a reposĂ© sur quelques points essentiels :

  • Confier la gestion du programme « AmĂ©liorer la gouvernance et lutter contre la corruption » (GAC) Ă  un comitĂ© de direction, par le biais d’un Conseil de la gouvernance, prĂ©sidĂ© par les directeurs gĂ©nĂ©raux et dans lequel sont reprĂ©sentĂ©s les Vice-prĂ©sidents du Groupe de la Banque. Ce Conseil se rĂ©unit rĂ©guliĂšrement pour fournir des recommandations et surveiller la mise en Ɠuvre du programme.

  • Lancer les processus de Gouvernance et lutte contre la corruption (CGAC) dans 27 pays afin d’aider les gouvernements Ă  rĂ©pondre aux contraintes liĂ©es Ă  une plus grande efficacitĂ© du dĂ©veloppement et intĂ©grer ces aspects dans les StratĂ©gies d’aide-pays de la Banque. Il s’agit enfin d’intensifier l’engagement des gouvernements et des autres partenaires sur des questions ayant trait Ă  la gouvernance et Ă  la lutte contre la corruption.

  • IntĂ©grer de maniĂšre systĂ©matique les objectifs du GAC dans le portefeuille opĂ©rationnel de la Banque, en se servant de mĂ©canismes tels que les plans GAC, la transparence et la divulgation d'informations, les systĂšmes de surveillance par un tiers et la supervision de la sociĂ©tĂ© civile.

  • Porter une attention accrue aux objectifs du programme GAC dans les systĂšmes rĂ©gionaux de gestion du risque et de la qualitĂ©.

  • Mettre en Ɠuvre des actions expĂ©rimentales dans des secteurs clĂ©s, au sein de systĂšmes nationaux de gouvernance en voie d’amĂ©lioration. Ces actions peuvent prendre la forme de systĂšmes de passation de marchĂ© et de renforcement des capacitĂ©s dans les ministĂšres les plus importants.

Le programme GAC est financé multilatéralement par le budget administratif de la Banque (qui y attribue des ressources en augmentation sensible et graduelle) et par un Fonds de partenariat multi-donateurs sur la gouvernance disposant de plusieurs millions de dollars. Ce fonds est soutenu financiÚrement par une subvention du ministÚre britannique du Développement international et les ministÚres néerlandais et norvégien des Affaires étrangÚres.

Initiatives de la Banque à l'échelon national

L’aide au renforcement de la gouvernance est une des composantes des StratĂ©gies d’aide-pays de la Banque (CAS) dans de nombreux pays, et dans certains d’entre eux, comme l’Albanie, le Bangladesh et l’IndonĂ©sie, elle en est un Ă©lĂ©ment central. Dans des rĂ©gions comme l'Afrique, le soutien aux rĂ©formes portant sur la gouvernance est au cƓur de la stratĂ©gie de la Banque, mettant en jeu un Ă©ventail d’instruments trĂšs variĂ©s (prĂȘts, dons, travaux d’analyse, services-conseils). À l’échelon national, l’approche de la Banque consiste Ă  aider les institutions de l’État afin qu’elles gagnent en efficacitĂ©, en responsabilitĂ© et en transparence. Par exemple :

  • Le soutien apportĂ© Ă  une gestion plus efficace et plus transparente des finances publiques permet aux pays de mettre en place des politiques plus responsables et de rĂ©duire les risques d’irrĂ©gularitĂ©s de gestion ou de dĂ©tournements de fonds.

  • Le soutien Ă  la rĂ©forme des traitements dans la fonction publique et Ă  l’établissement de codes de dĂ©ontologie favorise de meilleures prestations de services destinĂ©es aux citoyens et dĂ©courage les pratiques de corruption.

  • En aidant les gouvernements locaux Ă  se renforcer, la Banque leur permet de se montrer plus rĂ©actifs et responsables dans la mise en Ɠuvre des services publics ; et

  • en soutenant les rĂ©formes juridiques et judiciaires et en renforçant les capacitĂ©s des systĂšmes parlementaires, la Banque permet de mettre en place des contrepoids plus efficaces face au pouvoir exĂ©cutif et d’assurer une meilleure justice.

La Banque mondiale est Ă  l’échelon international le donateur qui soutient le plus activement le renforcement de la gouvernance du secteur public. Au cours de l’exercice 2008, le soutien de la Banque en faveur des bonnes pratiques de gouvernance et du respect du droit s’est chiffrĂ© Ă  4,7 milliards de dollars, dont 4,4 milliards pour la gouvernance du secteur public et 304 millions pour soutenir une meilleure application des rĂšgles de droit. Ce soutien a reprĂ©sentĂ© 18,8% de la totalitĂ© des prĂȘts de la Banque.

L’Institut de la Banque mondiale (WBI) a recherchĂ© les meilleures maniĂšres de rĂ©former en mettant en place des coalitions de parties intĂ©ressĂ©es favorables au changement et dĂ©sireuses de travailler sur le long terme. L’Institut a pour mission d’aider les pays Ă  s’approprier les rĂ©formes de la gouvernance, en les mettant eux-mĂȘmes en Ɠuvre. Lorsque le succĂšs a Ă©tĂ© au rendez-vous, cette approche s’est avĂ©rĂ©e porteuse d’un processus flexible et reproductible, basĂ© sur la demande. Elle implique l’engagement de nombreuses parties intĂ©ressĂ©es et de coalitions, s’appuie sur des Ă©valuations diagnostiques et laisse la porte ouverte Ă  la flexibilitĂ© et Ă  la personnalisation.

L’Institut de la Banque mondiale tire parti des compĂ©tences des pays en dĂ©veloppement et s’appuie sur des institutions partenaires solides, tout en dynamisant les coalitions, l’échange de savoirs, l’enseignement Sud-Sud, l’innovation et les rĂ©gions frontaliĂšres. GrĂące Ă  ce processus d’engagement, l’Institut aide les pays Ă  renforcer leurs capacitĂ©s et leur responsabilitĂ© sociale, par exemple en favorisant le dĂ©veloppement des mĂ©dias, le rĂŽle des parlementaires, les rĂ©formes juridiques et judiciaires, la participation de la sociĂ©tĂ© civile ou encore la capacitĂ© du secteur privĂ© Ă  mener des actions collectives afin de lutter contre la corruption, impliquer les jeunes. Bien d’autres rĂ©formes sont initiĂ©es et mises en Ɠuvre par les pays eux-mĂȘmes. A titre d’exemple, l’annĂ©e derniĂšre, le programme de l’Institut en faveur des parlementaires, soutenu par la Finlande, le Canada et le Japon, a travaillĂ© en collaboration avec l'Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption afin de renforcer les parlementaires dans leur rĂŽle de contrĂŽle des fonds publics et de gestion des budgets des gouvernements.

Le Groupe de la Banque a Ă©galement entrepris une sĂ©rie de diagnostics et d’évaluations empiriques. Les Indicateurs mondiaux de la gouvernance (WGI), par exemple, qui sont publiĂ©s chaque annĂ©e, concernent 212 pays et territoires. Ils constituent la base de donnĂ©es publique la plus importante sur la gouvernance et servent de point de dĂ©part pour mener des recherches, encourager les dĂ©bats et les discussions et attirer l’attention sur les questions de gouvernance au sein de la communautĂ© du dĂ©veloppement et mĂȘme au-delĂ . S’ils sont apprĂ©ciĂ©s, c’est grĂące Ă  leur capacitĂ© de synthĂ©tiser les indicateurs existants, variĂ©s, riches en nuances et axĂ©s sur les rĂ©formes, puis de les transformer en mesures de gouvernance standardisĂ©es qui peuvent facilement ĂȘtre analysĂ©es pour des comparaisons entre pays et sur des pĂ©riodes dĂ©finies.

L’Institut de la Banque mondiale encourage Ă©galement les diagnostics de gouvernance participative mis en Ɠuvre par les pays eux-mĂȘmes. Ces diagnostics se sont avĂ©rĂ©s ĂȘtre des instruments efficaces, susceptibles de faire participer un grand nombre de parties prenantes des pays Ă  la conception et Ă  la mise en Ɠuvre de rĂ©formes de la gouvernance. Les Indices de transparence de l’Institut de la Banque mondiale mesurent, dans plus de 200 pays, les dimensions de transparence Ă©conomique, institutionnelle et politique ; Ă  cela s’ajoutent les Indicateurs de viabilitĂ© des mĂ©dias de l’Institut de la Banque mondiale qui Ă©valuent si les conditions sont favorables au dĂ©veloppement des mĂ©dias.

La lutte contre la corruption dans le cadre des projets

A l’échelle des projets, la Vice-prĂ©sidence de la Banque mondiale chargĂ©e des questions de dĂ©ontologie institutionnelle (INT), un service indĂ©pendant placĂ© directement sous l’autoritĂ© du PrĂ©sident de la Banque mondiale, procĂšde Ă  des enquĂȘtes portant sur des prĂ©somptions de corruption concernant des opĂ©rations menĂ©es par le Groupe de la Banque et sur les Ă©ventuelles fautes professionnelles de son personnel. Le service communique ensuite ses conclusions aux instances dirigeantes, qui prennent les dĂ©cisions qui s’imposent. La Banque met de nombreux moyens Ă  la disposition des personnes qui souhaitent signaler des actes de corruption, des fraudes ou d’autres malversations commises dans le cadre des projets qu’elle finance, dont une ligne tĂ©lĂ©phonique internationale (1-704-556-7046, appel en PCV).

Dans le cadre des projets, si la Vice-prĂ©sidence (INT) estime qu’il existe suffisamment de preuves pour Ă©tablir qu’une sociĂ©tĂ© ou des individus se sont compromis dans des actes de fraude, de corruption, de coercition, de collusion ou d’obstruction, elle porte l’affaire devant le nouvel organe de gestion des sanctions de la Banque qui fonctionne sur deux niveaux. Au premier niveau se trouve le Responsable de l’évaluation et de la sanction (EO), chargĂ© d’évaluer si les preuves fournies par l’INT sont suffisantes et de dĂ©terminer si une suspension temporaire doit entrer en vigueur, avant de recommander le cas Ă©chĂ©ant une sanction. Au second niveau figure le ComitĂ© des sanctions, composĂ© de trois membres du personnel de la Banque et de quatre membres extĂ©rieurs. Les membres du ComitĂ© des sanctions Ă©tudient les dossiers et prennent les dĂ©cisions finales concernant les sanctions lorsqu’une personne mise en cause conteste les allĂ©gations et/ou la sanction recommandĂ©e par le Responsable de l’évaluation et de la sanction concernĂ© (il en existe un pour chaque entitĂ©, BIRD/IDA, IFC, MIGA ou projets garantis par la Banque). Si la personne mise en cause ne conteste pas, le ComitĂ© des sanctions impose la sanction recommandĂ©e par le Responsable EO.

Depuis sa crĂ©ation en 2001, la Vice-prĂ©sidence INT a traitĂ© plus de 3 000 cas prĂ©sumĂ©s de fraude, de corruption ou d’autres malversations. Jusqu’à prĂ©sent, la Banque a suspendu 351 sociĂ©tĂ©s et individus, dont la liste dĂ©taillĂ©e est disponible sur son site internet. S’il y a lieu, l’INT communique ses conclusions aux autoritĂ©s judiciaires des pays membres concernĂ©s, pour qu'elles engagent d’autres procĂ©dures. Sur la base des enquĂȘtes dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es, la Vice-prĂ©sidence INT est aujourd’hui en mesure d’assurer du conseil Ă  ses partenaires chargĂ©s des opĂ©rations Ă  la Banque afin de mieux intĂ©grer les mesures de lutte contre la corruption dans la conception des projets et la mise en Ɠuvre des programmes.

En janvier 2008, le Groupe de la Banque a annoncĂ© qu’il allait mettre en Ɠuvre dans leur totalitĂ© les recommandations d’un groupe d’étude indĂ©pendant dirigĂ© par l’ancien prĂ©sident de la Banque centrale amĂ©ricaine, Paul Volcker (le comitĂ© Volcker), dont l’objectif est de renforcer l’INT, qui est passĂ© au sein de la Banque du rang de dĂ©partement Ă  celui de Vice-prĂ©sidence ; Leonard Mc McCarthy, qui a autrefois dirigĂ© la direction des OpĂ©rations spĂ©ciales (connue sous le nom de Scorpions) en Afrique du Sud, a Ă©tĂ© nommĂ© Vice-prĂ©sident. Une unitĂ© de services prĂ©ventifs a Ă©tĂ© créée au sein de l’INT afin d’assurer des services en amont des activitĂ©s de la Banque ; et les cas de personnels incriminĂ©s dans des cas peu importants de fraude et de corruption seront transfĂ©rĂ©s au bureau du nouveau responsable de l’éthique d’ici la fin de l’exercice en cours. Par ailleurs, un comitĂ© consultatif indĂ©pendant a Ă©tĂ© mis sur pied afin d'assurer l'indĂ©pendance et la responsabilitĂ© de l’INT. Ces rĂ©formes globales ainsi que d’autres recommandĂ©es par le comitĂ© Volcker devraient permettre de mieux intĂ©grer la Vice-prĂ©sidence INT et son expertise au sein des opĂ©rations du Groupe. Elles devraient Ă©galement permettre de clarifier les rĂŽles et les responsabilitĂ©s des diffĂ©rentes entitĂ©s du Groupe de la Banque et amĂ©liorer la transparence sur le travail de l’INT.

L’an dernier, le Groupe de la Banque a intensifiĂ© ses efforts pour intĂ©grer dans les projets qu’il finance les mesures visant Ă  rĂ©duire les risques de corruption, comprenant (a) la rĂ©alisation de diagnostic en amont afin d’identifier les Ă©lĂ©ments qui, en faisant obstacle Ă  la bonne gouvernance et Ă  la lutte anti-corruption, sont susceptibles de diminuer l’efficacitĂ© des projets ; (b) une « conception intelligente des projets » prĂ©voyant des moyens pour dĂ©jouer ces obstacles, en mettant l’accent sur la transparence, la participation et la supervision par un tiers et (c) un renforcement des contrĂŽles fiduciaires et de la supervision des projets pendant leur mise en Ɠuvre.

Partenariats mondiaux

Afin de renforcer la coordination et les actions collectives, le Groupe de la Banque travaille en partenariat avec les parties prenantes, les sociĂ©tĂ©s du secteur privĂ©, les groupes de la sociĂ©tĂ© civile et les partenaires bilatĂ©raux ou multilatĂ©raux du dĂ©veloppement. Il contribue de maniĂšre active Ă  promouvoir notamment l’application de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d'agents publics Ă©trangers (1997), de la Convention des Nations Unies contre la corruption (2003), de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) (2002) et enfin, des processus ministĂ©riels intitulĂ©s Gouvernance et police des forĂȘts (FLEG).

Par le biais de la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale, son institution chargĂ©e du financement du secteur privĂ©, le Groupe de la Banque mondiale s’attache Ă  promouvoir une meilleure gouvernance d’entreprise au sein des sociĂ©tĂ©s du secteur privĂ©. Il entend ainsi s'attaquer Ă  la corruption du cĂŽtĂ© de l’offre grĂące Ă  des mĂ©canismes tels que le Forum mondial sur la gouvernance d’entreprise. La Banque travaille Ă©galement en Ă©troite coopĂ©ration avec des organisations internationales de lutte contre la corruption et des rĂ©seaux tels que Transparency International, le Fonds d’appui aux partenaires pour la transparence, le groupe d’action financiĂšre et le ComitĂ© d’aide au dĂ©veloppement de l’OCDE.

L’Initiative pour le recouvrement des avoirs volĂ©s (Initiative StAR)
L’Initiative pour le recouvrement des avoirs volĂ©s (Initiative StAR), menĂ©e en partenariat avec l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), a Ă©tĂ© lancĂ©e en septembre 2007. Son objectif est de dissuader les vols d’avoirs et de faciliter le recouvrement de ceux qui ont Ă©tĂ© volĂ©s du fait d’actes de corruption. StAR insiste sur le fait que les pays dĂ©veloppĂ©s et les pays en dĂ©veloppement ont une responsabilitĂ© partagĂ©e en matiĂšre de lutte contre la corruption et que pour faciliter le recouvrement des avoirs et empĂȘcher les vols, il est nĂ©cessaire de mettre en place une collaboration internationale et des actions collectives. La Convention des Nations Unies contre la corruption (UNCAC) sert de cadre Ă  cette collaboration et de repĂšres permettant d’évaluer les progrĂšs accomplis. L’Initiative StAR a rĂ©cemment reçu le soutien des nations du G20 et des accords ont Ă©tĂ© conclus pour faciliter le recouvrement des avoirs dans le cadre du Programme d’action d’Accra. De telles avancĂ©es sont le signe que le programme est au cƓur d’un engagement international croissant.

L’Initiative StAR soutient ces efforts internationaux en dĂ©veloppant des approches innovantes pour le recouvrement d’avoirs, en encourageant les rĂ©formes de politiques, en renforçant les capacitĂ©s au sein des pays partenaires ou encore en facilitant la mise en place de rĂ©seaux de professionnels et en soutenant les initiatives des pays portant sur le recouvrement des avoirs. StAR a rĂ©cemment publiĂ© un guide qui explique comment concevoir et mettre en Ɠuvre un rĂ©gime efficace de confiscation des biens basĂ© sur l’absence de condamnation. Il s’agit d’une procĂ©dure qui permet par l’application des lois de rĂ©cupĂ©rer des avoirs, dans les cas oĂč une condamnation ne peut ĂȘtre obtenue, mais oĂč les preuves sont suffisantes pour dĂ©montrer la nature corrompue des avoirs en question. En fĂ©vrier, StAR a lancĂ© une base de donnĂ©es sĂ©curisĂ©e et coordonnĂ©e avec celle d’INTERPOL. La base de donnĂ©es permet aux services de rĂ©pression d’identifier les points de contact et de partager en permanence des informations sur le recouvrement des avoirs. Onze pays ont demandĂ© de l’aide Ă  StAR, qui assure par ailleurs le renforcement des capacitĂ©s dans de nombreux autres pays grĂące aux programmes rĂ©gionaux de formation. L’aide aux pays de StAR est conçue pour aider les autoritĂ©s d’un pays Ă  prendre des dĂ©cisions motivĂ©es dans le cadre de leur programme de recouvrement des avoirs. C’est dans cette optique que StAR aide les pays Ă  mettre sur pied des Ă©quipes pluridisciplinaires capables de travailler sur des cas de recouvrement d’avoirs. Elle leur fournit Ă©galement de l’assistance technique et de la formation. En agissant comme un intermĂ©diaire honnĂȘte, StAR aide Ă©galement les pays Ă  se forger des contacts et facilite leur collaboration avec les centres financiers.

Lutte contre les flux financiers illicites
La Banque s’est engagĂ©e dans un certain nombre d’autres activitĂ©s destinĂ©es Ă  contrecarrer les flux financiers illicites. Ces activitĂ©s comprennent celles dĂ©jĂ  menĂ©es dans le cadre de son travail continu d’analyse, de conseil, de renforcement des capacitĂ©s et de diffusion des bonnes pratiques dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement de la lutte contre le terrorisme ; figurent Ă©galement au nombre des activitĂ©s de la Banque la prestation de conseils ainsi que le soutien financier aux douanes nationales et Ă  l’administration fiscale afin de les aider Ă  lutter contre l’évasion fiscale, la pratique de facturations frauduleuses et l’établissement de prix de transfert. Enfin, elle participe au groupe de travail international qui Ă©tudie l’impact des flux financiers illicites sur le dĂ©veloppement et accorde son soutien au Dialogue fiscal international, dont la mission entre autres est de diminuer les pratiques fiscales prĂ©judiciables.

Gestion efficace des richesses en ressources naturelles

Entre quarante et cinquante pays en dĂ©veloppement sont dĂ©pendants du pĂ©trole, du gaz et des ressources en minerai pour une part importante de leurs recettes fiscales et de leurs exportations. GĂ©rer ces ressources reprĂ©sente un dĂ©fi majeur en termes de gestion Ă©conomique et de gouvernance, surtout lorsque les prix des matiĂšres premiĂšres et de l’énergie sont trĂšs instables comme c’est le cas actuellement. Par le biais d’un vaste Ă©ventail d’activitĂ©s, le Groupe de la Banque aide ces pays Ă  gĂ©rer leurs ressources naturelles, rĂ©pondant ainsi aux demandes toujours croissantes. Dans le cadre de cet effort, nous collaborons avec d’autres donateurs et institutions financiĂšres internationales (IFI). Actuellement nous gĂ©rons plusieurs programmes et partenariats mondiaux financĂ©s par des donateurs multiples, dont l’Initiative de transparence dans les industries extractives (ITIE). A travers ce programme, la Banque procure de maniĂšre active une assistance technique Ă  plus de 35 pays. Nous estimons que cette Initiative, visant Ă  rendre plus transparente la dĂ©claration des revenus, constitue un point de dĂ©part essentiel pour une gestion saine des ressources naturelles. La Banque travaille avec des gouvernements et d’autres partenaires pour construire et dĂ©velopper l’approche de l’Initiative ITIE, Ă©galement appelĂ©e « ITIE++ », dont l'objectif est de renforcer la transparence et les bonnes pratiques de gouvernance Ă  toutes les Ă©tapes de la chaĂźne de valeur : attribution des contrats, suivi des opĂ©rations, collecte des impĂŽts et des redevances, extraction des ressources et dĂ©cisions de gestion Ă©conomique, jusqu’à la viabilitĂ© du projet. Dans le cadre de cette Initiative, un Fonds d’affectation spĂ©ciale pour le Centre de conseils techniques aux industries extractives (EI-TAF) est en cours d'installation. Il sera chargĂ© de rĂ©pondre aux demandes de gouvernements clients de la Banque disposant de nombreuses ressources naturelles. Ils sont Ă  la recherche de conseils « juste Ă  temps » sur la chaĂźne de valeur, tout particuliĂšrement afin de d’assurer que les transactions issues de l’industrie extractive sont correctement structurĂ©es dĂšs l’origine.

Contact presse :
Alejandra Viveros
[+1] 202 473 4306
aviveros@worldbank.org

Mis Ă  jour en mars 2009




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/CNN0EOENX0