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Environnement

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Projets relatifs à la gestion de l'environnemnent et des ressources naturelles
Six thèmes stratégiques: Biens publics mondiaux
Fiches thématiques:
-Changement climatique et énergie propre
-Forêts
-Marché du carbone

EN BREF

  • On assiste à un essor rapide de la demande de conseil et d’appui de la part des pays en développement pour faire face au changement climatique, aux défis environnementaux et aux problèmes de gestion des ressources naturelles.

  • Le changement climatique figure désormais au premier plan de la réflexion et des opérations de la Banque mondiale : en 2010, près de 90 % des stratégies d’aide-pays et de partenariat mettaient l'accent sur des interventions dans le domaine climatique.

  • Un nouveau partenariat mondial visant à reconnaître la valeur des écosystèmes pour les économies nationales donne lieu à la réalisation d’activités pilotes dans six pays.

  • La nouvelle stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour l’environnement est en cours de préparation, et la première phase de consultations a mis en évidence la demande des pays soucieux de s'engager sur la voie d'une croissance décarbonée.

Favoriser l'écodéveloppement dans notre portefeuille

Les activités de gestion de l'environnement et des ressources naturelles (GERN) font de plus en plus partie intégrante des projets sectoriels (agriculture, eau et assainissement, urbanisme, etc.). À la moitié de l'exercice 2011, pas moins de 87 % des projets de GERN mis en œuvre par la Banque sont administrés par des services de l’institution autres que celui de l’environnement, ce qui reflète le haut niveau d’intégration de la question environnementale au sein du portefeuille de la Banque.

  • Au cours de l'exercice 2011 (et plus précisément à la date du 11 mars 2011), la Banque mondiale a approuvé 37 projets comportant des activités de GERN, pour un engagement total de 1,7 milliard de dollars. Les activités de GERN ont représenté 9 % environ de l’ensemble des nouveaux prêts octroyés par la Banque au cours de ces six dernières années (exercices 2005 à 2010). 

  • La plus importante opération dans le domaine de la GERN approuvée pendant l'exercice 2011 est le prêt à l'appui des politiques de développement (DPL) sobre en carbone accordé au Mexique ; avec un montant total se chiffrant à 401 millions de dollars, ce prêt vise à accompagner des réformes politiques et réglementaires qui ont été jugées hautement prioritaires et cruciales pour permettre au Mexique d'atteindre ses objectifs d'atténuation du changement climatique. 

Une nouvelle stratégie environnementale pour le Groupe de la Banque mondiale

Depuis l'introduction de sa première stratégie environnementale en 2009, la Banque a enregistré une forte augmentation de la demande des parties prenantes dans les pays en développement pour des solutions favorisant une croissance et un développement plus durables. En conséquence, le Groupe de la Banque mondiale s’est lancé dans l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour l’environnement qui associe activement la Société financière internationale (IFC) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) auprès de la Banque. Ces travaux ont donné lieu à des consultations élargies avec les acteurs mondiaux, et à la préparation de documents d'analyse destinés à informer la stratégie.

Le projet de stratégie devrait être examiné au second semestre 2011par le Comité pour l'efficacité du développement de la Banque mondiale.

 WAVES : Un nouveau partenariat pour l'évaluation des services écosystémiques

À l’occasion de la réunion de la Convention sur la diversité biologique qui s’est tenue à Nagoya en 2010, la Banque mondiale a inauguré un nouveau partenariat mondial baptisé « WAVES » (pour Wealth Accounting and Valuation of Ecosystem Services). Ce partenariat consacré à la « comptabilisation et évaluation des services écosystémiques » vise à promouvoir le développement durable en procédant à un recensement complet des richesses axé sur la valeur du capital naturel et l'intégration d'une « comptabilité verte » dans les comptes nationaux. Des études de faisabilité et de planification sont en cours dans les pays partenaires, à savoir la Colombie, l'Inde, Madagascar, le Mexique, l'Ouganda et les Philippines.

Soutenir la préservation de la biodiversité grâce à des partenariats 
 
La Banque mondiale s'emploie à contribuer à la protection des forêts et des paysages terrestres et marins dans le monde entier, et travaille en partenariat avec d'autres organisations afin d'appuyer les efforts de préservation de la diversité biologique. Cette action s’inscrit notamment dans le cadre des initiatives suivantes : 

  • L'initiative Save our species (« Sauvons nos espèces ») vise à mobiliser le soutien du secteur privé et d’une large gamme d'intervenants pour favoriser une augmentation massive des financements alloués à la protection des espèces menacées. Elle a été créée par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), la Banque mondiale et l'Union mondiale pour la nature (UICN), avec un financement initial de la Banque, du FEM et de la société de télécommunications Nokia.


  • L’Initiative mondiale pour la protection du tigre a pour objet d'améliorer les pratiques et les compétences de gestion de la biodiversité mondiale en aidant à protéger davantage les populations sauvages de tigres et leurs habitats. La Coalition internationale sur le tigre (une alliance de 38 organisations disséminées de par le monde), la communauté scientifique et le FEM ont allié leurs forces à cet effet. Le sommet qui a réuni les partenaires de l'initiative à Saint-Pétersbourg (Russie), en novembre 2010, a contribué à cimenter les engagements pris pour la protection des tigres aux plus hauts niveaux des États. Pour appuyer cette initiative, la Banque mondiale monte des projets de protection des écosystèmes forestiers et de contrôle du commerce des espèces de faune sauvage en Indonésie, en République démocratique populaire lao, en Thaïlande et au Viet Nam.


  • Le Fonds du partenariat pour les écosystèmes vitaux (CEPF) apporte des aides aux organisations non gouvernementales et aux entreprises privées pour contribuer à la protection des zones sensibles de biodiversité. Depuis le démarrage du programme en 2000, 12,9 millions de dollars ont été attribués pour accompagner les mesures de protection engagées par plus de 1 500 entités de la société civile. Ce partenariat réunit le Gouvernement japonais, le FEM, Conservation International, l'Agence française de développement (AFD) et la Banque mondiale.

Le changement climatique au premier plan des opérations de la Banque
 
En 2010, sur les 34 stratégies de partenariat et d’aide-pays élaborées par la Banque, 30 ont mis l’accent sur des interventions liées aux changements climatiques. Les consultations menées en vue de la formulation de nouvelles stratégies pour les secteurs de l'environnement et de l'énergie ont en outre souligné le rôle la Banque dans la réponse à apporter à la demande d’un développement sobre en carbone et à l'épreuve des changements climatiques.  

Le portefeuille de la BIRD dans la Région Amérique latine et Caraïbes compte ainsi plus de 180 projets pilotés par les pays et ayant des retombées à la fois sur l'adaptation aux changements climatiques et sur l'atténuation de ses effets, pour un financement total de 7,3 milliards de dollars. Au cours des exercices 2009 et 2010, les opérations visant à financer les réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la prise en compte du changement climatique se sont chiffrées à 7,7 milliards de dollars, avec notamment l’attribution de prêts à l'Indonésie, au Maroc, au Mexique et à la Turquie.

Enfin, des études-pays sur la croissance sobre en carbone ont aidé l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique et la Pologne à mettre en œuvre leurs plans d'action nationaux sur le changement climatique. De même, la nécessité d’améliorer la résilience climatique du développement s’impose désormais comme une priorité en Afrique subsaharienne. Qu'il s'agisse de contrer le risque de sécheresse en Éthiopie (175 millions de dollars apportés par l’IDA) ou de l'aménagement des bassins versants au Kenya et au Malawi (75,5 millions de dollars en tout), l'Afrique s'engage de plus en plus pour relever les défis que le changement climatique impose au développement.

Les fonds d'investissement climatiques

Les Fonds d'investissement climatiques (FIC), dont la création a été approuvée par le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale en juillet 2008, centralisent les efforts menés par cinq banques multilatérales de développement, des pays développés et des pays en développement, ainsi que de nombreuses autres parties prenantes, en vue de répondre aux besoins de financement et de connaissances liés à la mise en œuvre d’un développement qui soit sobre en carbone et à l’épreuve du changement climatique. Dotés de 6,5 milliards de dollars d’engagements (au taux de change du 25 septembre 2008, date à laquelle ils ont été approuvés), les FIC ont encouragé la mise en place de mesures de réduction des émissions de carbone et d’adaptation au changement climatique dans 45 pays.

Marché du carbone et développement

Depuis la création, en 2000, du Fonds prototype pour le carbone, le premier fonds de ce type au niveau mondial, les opérations de la Banque dans ce domaine n'ont cessé de croître, avec aujourd'hui 2,5 milliards de dollars administrés dans le cadre de 11 fonds et mécanismes, sur lesquels un volume de 1,9 milliard de dollars est déjà engagé. Alors qu'elle entre dans sa deuxième décennie de financement du carbone, la Banque mondiale continue d’expérimenter des démarches novatrices et d’explorer de nouvelles voies reposant sur des mécanismes financiers inédits, dans la perspective de l’après 2012.

Le Partenariat pour le développement des marchés du carbone a été lancé en décembre 2010, à la réunion de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques tenue à Cancun. Avec un objectif de capitalisation totale s’élevant à 100 millions de dollars, ce nouveau partenariat réunissant pays développés et pays en développement vise à promouvoir des instruments de marché novateurs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, exploiter les flux financiers et préparer les pays à intervenir sur les marchés du carbone pour qu’ils intensifient leurs efforts d'atténuation du changement climatique.
Mobilisation des ressources du Fonds pour l'environnement mondial (FEM)

Durant les vingt années d'existence du FEM, le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé 4,5 milliards de dollars pour accompagner plus de 700 projets réalisés par les pays clients dans les domaines suivants : préservation de la biodiversité, changements climatiques, eaux internationales, dégradation des sols, polluants organiques persistants et substances appauvrissant l'ozone. Le portefeuille FEM du Groupe compte actuellement plus de 220 projets en cours d'exécution, pour un financement total de 1,7 milliard de dollars.

Services de conseil environnemental aux pays

La Banque développe ses activités d'analyse, de conseil, d'assistance technique et de renforcement des capacités environnementales dans toutes les régions du monde. En Azerbaïdjan par exemple, une analyse environnementale nationale a permis au gouvernement de renforcer la planification stratégique des investissements publics dans la protection de l'environnement.

Les analyses environnementales nationales et les évaluations stratégiques environnementales aident les pays à intégrer les aspects liés à l’environnement dans leurs politiques, stratégies et plans sectoriels et de développement national. Depuis 2001, plus de 27 analyses environnementales nationales ont été réalisées, et 17 autres sont en cours ou en projet dans plus de 39 pays. Le recours aux évaluations stratégiques environnementales n'a cessé de croître dans les activités financées par la Banque pour l'exercice en cours, notamment en Afrique, sous l’effet de la demande de réformes sectorielles portée par la flambée des prix des produits de base. Ces évaluations servent également à l'inclusion de considérations sociales et environnementales dans les stratégies appuyées par le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation.

Contacts:

Elisabeth Mealey : (202) 458-4475, emealey@worldbank.org
Robert Bisset : (202) 458-5191, rbisset@worldbank.org
Roger Morier : (202) 473-5675, rmorier@worldbank.org

Dernière mise à jour : avril 2011




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