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L’atlas de la Banque mondiale présente, en ligne et sur papier, les grands enjeux du développement

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23 mars 2007 — Voir en un coup d’œil les endroits du monde où les enfants sont mal nourris ou n’ont pas accès l’école, où les femmes sont quasiment exclues de la vie active, où les émissions de gaz à effet de serre sont les plus marquées. Cela est désormais possible grâce au nouvel atlas de la Banque mondiale et au site web qui lui fait pendant.

La nouvelle édition de son atlas vient de paraître en anglais sous le titre Atlas of Global Development: A Visual Guide to the World’s Greatest Challenges (Atlas du développement mondial : Guide visuel des plus grands enjeux qui se posent au monde). Quant au site web, il est disponible à la fois en anglais, en français (sous le titre Atlas en ligne des objectifs du Millénaire pour le développement — Édifier un monde meilleur) et en espagnol.

L’ouvrage et le site feront l’objet d’un lancement officiel le 3 avril à l’InfoShop de la Banque, à Washington. L’un et l’autre s’attachent à présenter au grand public, sous une forme simple et conviviale, les données qui sous-tendent les grands enjeux de notre temps en matière de développement, comme l’explique Santiago Pombo, du Bureau des publications de la Banque.

« Les données sont très difficiles à comprendre et à visualiser si l’on ne sait pas ce qu’il y a derrière », dit-il. « Les spécialistes sont les seuls à saisir les tendances à long terme juste en regardant les données. Mais si l’on représente les données sous forme graphique, vous pouvez voir les différences entre régions, et entre pays d’une même région. Vous pouvez voir où se situent vraiment les problèmes, et vous pouvez voir les extrêmes disparités qu’il y a dans le monde. »

Les cartes de l’atlas sont tirées de la base de données des Indicateurs du développement dans le monde que tient la Banque et qui regroupe les données officielles du développement les plus couramment utilisées, données établies par ses propres services et ceux des autres organisations internationales. L’ouvrage et le site web rendent également compte des progrès réalisés sur la voie des objectifs du Millénaire pour le développement (ODM).

Ces huit objectifs, que les pays du monde se sont donné d’atteindre d’ici 2015, visent entre autres à réduire de moitié la pauvreté, à stopper la propagation du VIH/sida et à assurer l’éducation primaire pour tous. L’atlas en ligne, conçu en collaboration avec la firme néerlandaise Mapping Worlds, les présente au moyen de 16 cartes (deux par ODM) qui utilisent une gradation en couleur pour faire ressortir immédiatement les points où se concentrent la pauvreté, les maladies et autres problèmes de développement.

Chaque carte contient également une série de vignettes — « des textes courts, très simples mais très informatifs », comme l’explique M. Pombo —, qui permettent à l’utilisateur de visualiser d’emblée les données clés. En ligne, l’utilisateur a aussi la possibilité de redimensionner les cartes pour zoomer sur une région ou un pays où se concentre tel ou tel problème de développement.

Pour Eric Swanson, chef de programme au Groupe de gestion des données sur le développement qui gère pour la Banque la base de données des indicateurs du développement, cette fonctionnalité permet à l’atlas en ligne de donner « la dimension humaine » des problèmes, de montrer à l’utilisateur là où ils se posent le plus. Comme il l’explique, cela découle des efforts menés depuis quelques années par la Banque pour trouver « des façons différentes de communiquer les avancées réalisées sur la voie des ODM » et, littéralement, de faire parler les données. Le but de l’atlas en ligne, ajoute-t-il, est de « rendre le développement plus accessible aux gens ».

Quant à l’Atlas du développement mondial (ouvrage de 144 pages disponible au prix de 19,95 dollars), il est le fruit d’une collaboration entre la Banque et l’éditeur américain HarperCollins. Il contient 34 cartes qui, outre les problèmes et objectifs de développement, couvrent une multitude d’aspects économiques et sociaux — de l’investissement à l’espérance de vie, en passant par le commerce, la gouvernance et l’aide, ou encore les ressources en eau et en terres arables, l’urbanisation ou les migrations.

Cet ouvrage est publié par la Banque depuis 1996, mais celui de cette année, qui constitue la 37e édition, est deux fois plus volumineux que les éditions précédentes et couvre une plus grande diversité de sujets. Aux cartes viennent s’ajouter des textes, photos et graphiques pour donner une vue d’ensemble du développement.

Jusqu’ici, explique M. Pombo, l’atlas s’adressait principalement aux milieux du développement. Mais à l’instar du site web qui l’accompagne, cette nouvelle édition cherche à « toucher de nouveaux publics, en particulier les étudiants et le grand public qui s’intéresse aux questions de développement », ajoute-t-il.

C’est dans cette optique que le Bureau des publications de la Banque s’est associé à HarperCollins, pour pouvoir toucher les milieux scolaires et universitaires en plus de ceux de la grande diffusion en librairie. Les services de recherche et de publication de la Banque comptent en outre accroître à l’avenir le nombre de leurs cartes interactives disponibles en ligne, indique encore M. Pombo.

« Nous possédons la meilleure base de données au monde sur le développement économique », explique-t-il à ce sujet. « La Banque est connue pour la qualité de ses données, et nous allons donc développer ces nouvelles technologies pour faire passer différents messages touchant au développement », en couvrant pour cela des domaines divers comme l’environnement, le développement humain ou le développement du secteur privé.




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