Centro de información en línea para la prensa

Centro de información en línea para la prensa (i)
Noticias bajo embargo y otros materiales sólo para periodistas acreditados.
Ingreso/ Registro

Énergie

Disponible en: English, руÑÑкий, 中文, العربية, Spanish
Ressources sur la Énergie
-- Liens utiles --
Fiches thématiques:
-Le changement climatique
-L'infrastructure
-Le marché du carbone
L'IDA en action : Énergie
Projets sur le thème de l'énergie
Documents et rapports sur le thème de l'énergie
Actualités sur le thème de l'énergie
Site sur l'énergie (a)
Données sur l'énergie (a)
Experts sur l'énergie: (a) 
Jamal Saghir

APERÇU :

Aujourd’hui, les initiatives prises dans le monde dans le domaine de l’énergie doivent prendre en compte de nombreux facteurs, allant des crises à court terme à la nécessité d’un développement énergétique durable. Les crises alimentaire et énergétique survenues récemment ainsi que la crise économique actuelle ont des conséquences à tous les niveaux : sur les populations pauvres, sur le secteur de l’énergie et sur les pays dans leur ensemble. Malgré ce contexte difficile, il est essentiel de mesurer l’importance des enjeux énergétiques de long terme, car la situation actuelle dans ce domaine n’est pas viable, que ce soit sur le plan économique, social ou environnemental.

La part croissante du pétrole dans le mix énergétique augmente la vulnérabilité et les risques en termes de viabilité financière. Plus de 1,6 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité et à moins d’un changement d’orientation et de mesures radicales, les émissions dues à la consommation d’énergie devraient continuer à augmenter. Face à ces différentes crises et à ces nombreux défis, il sera donc nécessaire de redoubler d’efforts, tout en favorisant l’avènement d’un développement énergétique durable sur le long terme.

Dans ce contexte, le Groupe de la Banque mondiale a immédiatement pris des mesures visant à atténuer les conséquences de ces crises à court terme, sans perdre de vue la viabilité à long terme. Ses réponses stratégiques aux défis mentionnés ci-dessus et aux crises récentes ont pris les formes suivantes :

  • Le Cadre stratégique pour le changement climatique et le développement (SFDCC), qui permet au GBM de promouvoir efficacement le développement durable et la réduction de la pauvreté dans un contexte caractérisé par l’émergence de risques liés au climat, entraînant par ailleurs certaines opportunités économiques. Le SFDCC comprend un engagement à soutenir le développement et la mise en Å“uvre de nouvelles technologies contribuant à diversifier le mix énergétique des pays en temps de crise. LE SFDCC dispose d’instruments financiers novateurs, incluant :

  • Les Fonds d’investissements climatiques (CIF) qui devraient mobiliser 6,1 milliards de dollars1 . Ils permettront aux banques multilatérales de développement de fournir des dons supplémentaires et des financements concessionnels aux pays en développement afin de les aider à relever les défis urgents que pose le changement climatique.

  • Le Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) qui coordonne la réponse du GBM en matière d’infrastructures et qui, dans le contexte de la crise financière et économique, met l’accent sur les investissements et les activités de maintenance, en particulier dans les pays en développement.

En outre, le GBM aide plus que jamais les pays à relever les défis majeurs auxquels ils sont confrontés dans le secteur de l’énergie, à savoir :

  • Une énergie au service de la croissance économique: Au total, les prêts du GBM dans le domaine de l’énergie ont atteint 16 milliards de dollars pour les exercices 2006-2008, soit plus du double que durant les trois années précédentes (7 milliards de dollars pour les exercices 2003 à 2005).

  • L’accès à l’énergie: Les engagements du GBM en faveur de l’accès à l’énergie sont passés de 822 millions de dollars en moyenne annuelle au cours des exercices budgétaires 2003-2005 à 1,5 milliard de dollars pour les années comprises entre les exercices 2006-2008.

  • Le changement climatique : Les engagements pris depuis 1990 en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique s’élèvent à plus de 14 milliards de dollars. Ces financements ont atteint 3,6 milliards de dollars pour les exercices 2005-2008. Ainsi, le GBM a dépassé avec un an et demi d’avance les engagements pris lors de la Conférence de Bonn2, qui portaient sur 1,9 milliard de dollars pour les exercices 2005-2009. Les engagements en faveur des grands projets d’hydroélectricité sont passés de 600 millions de dollars durant les exercices 2003-2005 à 2 milliards de dollars au cours des exercices 2006-2008.

Tableau 1: Engagements du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur énergétique par institution (en millions de dollars)

Type de produits

Ex.03

Ex.04

Ex.05

Ex.06

Ex.07

Ex.08

BM

1 176

921

   1 868

3 150

2 017

4 518

BIRD

468

259

593

1 565

504

  2 674

IDA

560

535

712

1 441

1 070

1 420

FEM

55

62

105

51

128

145

Autres a,b

93

64

458

98

314

272

IFC

638

705

764

1 308

1 170

2 923

MIGA

556

73

232

190

417

110

Énergie GBM

2 370

1 699

2 864

4 653

3 604

7 545

a.  Chiffres révisés à partir des bases de données du FEM et du Fonds carbone. Différence mineure par rapport aux données du Business Warehouse de la Banque mondiale. 
b.  Ces autres financements incluent : garanties, programmes de financement exécutés par les bénéficiaires, financements spéciaux et financement carbone

Accès à l’énergie: Les engagements du GBM en faveur de l’accès à l’énergie sont passés de 822 millions de dollars en moyenne annuelle au cours des exercices budgétaires 2003-2005 à une moyenne annuelle d’1,5 milliard de dollars pour les années comprises entre les exercices 2006-2008 (tableau 2). Malgré cette hausse des investissements, l’accès à l’énergie reste un enjeu sur les plans politique et financier partout dans le monde, particulièrement en Afrique subsaharienne. Le GBM continuera donc, au cours des prochaines années, à faire porter ses efforts sur l’amélioration de l’accès à l’énergie.

 Énergies sobres en carbone, énergies renouvelables et efficacité énergétique. Le GBM a renforcé son soutien financier aux projets d’énergie à faibles émissions de CO2. Le montant total des engagements a plus que doublé, passant d’environ 1,4 milliard de dollars durant l’exercice 2007 à près de 3 milliards de dollars durant l’exercice 2008 (tableau 2). La totalité des engagements en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique a atteint 3,6 milliards de dollars durant les exercices 2005-2008. Ainsi, le GBM a dépassé avec un an et demi d’avance les engagements dans ce domaine pris lors de la Conférence de Bonn2, qui portaient sur 1,9 milliard de dollars pour les exercices 2005-2009. Les engagements en faveur des grands projets d’hydroélectricité (de plus de 10 MW) ont atteint un milliard de dollars au cours de l’exercice budgétaire 2008.

 Tableau 2: Engagements du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur énergétique par type de projet (en millions de dollars)

Type de projet

Ex.03

Ex.04

Ex.05

Ex.06

Ex.07

Ex.08

Efficacité énergétique

177

92

217

425

262

1 192

Grands projets
d’hydroélectricité

23

83

538

250

751

1 007

Nouvelles énergies
renouvelables

206

138

246

344

421

473

Pétrole, gaz
et charbon

333

496

578

1 074

627

981

Autres énergies

954

386

278

248

374

903

Production thermique

461

255

100

511

360

957

Transport
et distribution

216

248

906

1,801

809

2 031

Énergie GBM

2 370

1 699

2 864

4 653

3 603

7 545

Total énergies sobres
en carbone a

406

342

1 237

1 652

1 434

2 948

Total accès
à l’énergie a

794

527

1 136

1 018

1 239

2 321

a. Ces types de projets ne s’excluent pas mutuellement, certains programmes pouvant être classés à la fois parmi les projets sobres en carbone et ceux favorisant l’accès à l’énergie.

La réponse stratégique du GBM

  • Le Cadre stratégique pour le changement climatique et le développement (SFDCC) : La Banque mondiale a adopté le SFDCC afin de promouvoir davantage le développement durable dans tous les secteurs, dont l’énergie. Cette nouvelle approche permet au GBM de soutenir efficacement le développement durable et la réduction de la pauvreté au niveau national, régional et local en prenant en compte le contexte du changement climatique, caractérisé par l’émergence de risques mais aussi de nouvelles opportunités économiques. Le SFDCC s’est fixé six objectifs :

1. Promouvoir les initiatives visant à s’adapter aux effets du changement climatique et à les atténuer, dans le cadre de processus de développement à l’initiative des pays
2. Mobiliser davantage de financements concessionnels et développer des mécanismes de financement novateurs
3. Faciliter le développement de mécanismes de financement basés sur le marché
4. Encourager la mobilisation de ressources dans le secteur privé
5. Accélérer le développement et la mise en œuvre de nouvelles technologies
6. Promouvoir la recherche de stratégies ainsi que le renforcement des connaissances et des capacités

Le SFDCC encourage le développement de nouvelles technologies, qui jouent un rôle clé dans la gestion des multiples défis auxquels est confronté le secteur énergétique : répondre aux besoins énergétiques nécessaires à la croissance économique, étendre l’accès à l’énergie et réduire les émissions de CO2. Par le biais du SFDCC, le GBM va augmenter son aide dans le domaine de l’efficacité énergétique et des nouvelles énergies renouvelables à hauteur de 30 % par an en moyenne, à partir d’un montant initial de 600 millions de dollars. Il lui permettra également de renforcer ses activités de prêts dans le secteur de l’hydroélectricité. La proportion des projets à faible intensité de carbone devrait d’autre part atteindre 50 % d’ici l’exercice 2011. Le SFDCC bénéficie de l’appui de nouvelles sources de financement :

  • Les Fonds d’investissements climatiques (FIC): Ce dispositif comporte deux fonds fiduciaires financés par les donateurs, à savoir le Fonds pour les technologies propres (CTF) et le Fonds climatique d’investissement stratégique (SCF). Les engagements initiaux au titre du FIC ont dépassé les 6,1 milliards de dollars. Le CTF contribuera à financer le déploiement de technologies à faibles émissions de CO2, telles que les énergies renouvelables et efficaces, les technologies permettant de réduire ces émissions dans le secteur de l’électricité, ainsi que les initiatives axées sur l’efficacité énergétique. Le SCF inclut un Programme de développement accéléré des énergies renouvelables dans les pays à faible revenu (SREP)

  • Le programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA): Ce programme du GBM met l’accent sur le secteur des infrastructures (investissements et maintenance), et notamment sur l’accès des populations pauvres à l’énergie. Il coordonne la réponse du GBM en matière d’infrastructures face à la crise et constitue une plateforme permettant d’établir des partenariats avec les autres acteurs du développement en vue de mobiliser des financements. L’INFRA se concentre essentiellement sur quatre points:

    1. Maintenir les infrastructures existantes
    2. Permettre la mise en œuvre de projets jugés prioritaires par les gouvernements
    3. Soutenir les partenariats entre les secteurs public et privé dans le domaine des infrastructures
    4. Soutenir le développement et la mise en place de nouvelles infrastructures.

Pour plus d’informations, veuillez consulter : 
L’énergie et la Banque mondiale: http://www.worldbank.org/energy (a) 

Contacts presse:
Roger Morier : [+1] 202 473 5675
Email : rmorier@worldbank.org 

Robert Bisset : [+1] 202 458 5191
Email : rbisset@worldbank.org

Karolina Ordon : [+1] 202 458 5971
Email : kordon@worldbank.org

Mise à jour : avril 2009


[1] Cours du dollar en septembre 2008.

[2] Durant la Conférence sur les énergies renouvelables organisée à Bonn en Allemagne en juin 2004, le GBM s’est engagé à augmenter ses prêts en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de 20 % par an en moyenne pour les exercices 2005-2009. Ces engagements, d’un montant total de 209 millions de dollars en moyenne durant les trois années précédentes, devraient atteindre au total 1,9 milliard de dollars pour la période couvrant les exercices 2005 à 2009.




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/ROU2OXJTQ0