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Programme de recherche sur les récifs coralliens et de renforcement des capacités de gestion

Disponible en: العربية, Spanish, English

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  • D’importantes études réalisées récemment indiquent que les récifs de coraux ne survivront pas aux augmentations rapides des températures et du CO2 dans l’atmosphère qui sont prévues au cours de ce siècle par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
  • Les 100 millions de personnes qui vivent le long des côtes tropicales des pays en développement et dont la subsistance dépend des récifs de coraux seront parmi les premières touchées par la perte des systèmes de récifs coralliens.
  • Les océanographes réclament une intervention énergique des dirigeants mondiaux pour réduire les émissions de CO2.
  • La mise en œuvre immédiate de politiques et d’outils de gestion qui ont fait leurs preuves face aux problèmes de pêche excessive, de pollution et de développement non durable est essentielle à la sauvegarde des récifs de coraux.

Washington, DC le 14 Decembre, 2007—Les plus structures vivantes les plus larges de la planète et les millions de personnes qui en vivent sont menacées, d’après la plus complète des analyses de l’impact de la hausse des émissions de carbone sur les récifs de coraux.

Dans un article publié aujourd’hui dans le prestigieux magazine Science Journal, 17 éminents océanographes révèlent que les dirigeants du monde sont confrontés à une course contre la montre pour préparer les récifs de coraux et les communautés côtières qui en dépendent aux impacts inévitables de la hausse des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de la Terre.

Dans un article publié aujourd’hui dans le prestigieux magazine Science Journal, 17 éminents océanographes révèlent que les dirigeants du monde sont confrontés à une course contre la montre pour préparer les récifs de coraux et les communautés côtières qui en dépendent aux impacts inévitables de la hausse des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de la Terre.

À la veille de l’Année internationale des récifs coralliens qui aura lieu en 2008, les scientifiques de sept pays avertissent qu’à moins que des actions radicales ne soient prises pour réduire les émissions de CO2, la majorité des récifs ne survivront pas aux augmentations rapides de températures et de CO2 atmosphérique qui sont prévues au cours de ce siècle par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son rapport publié il y a quelques semaines.

Ces océanographes sont les principaux membres du programme international de recherche sur les récifs coralliens et de renforcement des capacités de gestion (Coral Reef Targeted Research and Capacity Building for Management Program ou CRTR). Ce programme est un partenariat entre le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), la Banque mondiale, la University of Queensland (Australie), le United States National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et près de 40 instituts de recherche et autres tierces parties dans le monde.

Katherine Sierra, vice-présidente du Développement durable à la Banque mondiale a déclaré : « La détérioration des écosystèmes de récifs coralliens est un signe visuel émouvant que le changement climatique n’est pas qu’un enjeu environnemental, mais que c’est aussi un enjeu de développement. Les récifs de coraux sont bien plus que de jolies photos, ce sont des actifs importants. Les pays en développement ont besoin de soutien, non seulement pour atténuer toute future détérioration de leurs récifs de coraux, mais également pour s’adapter à la baisse de revenus que l’utilisation durable de ces récifs risque d’entraîner. »

Monique Barbut, directrice générale et présidente du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) souligne que « l’avenir de la biodiversité marine dépend largement de ce qui arrive aux îles. Pour les petits pays qui sont des îles, le changement climatique, des espèces envahissantes et de profondes réformes institutionnelles remettent en cause l’équilibre même de la société. Pour aider à répondre à ces problèmes urgents, le FEM soutiendra le programme Pacific Alliance for Sustainability, en injectant 100 millions de dollars pour appuyer les projets de gestion de ressources naturelles et d’adaptation au changement climatique. »

Le problème

« La subsistance de 100 millions de personnes vivant le long des côtes des pays tropicaux en développement est l’un des premiers défis causés par la hausse du niveau de carbone dans l’atmosphère », explique le professeur Hoegh-Guldberg, auteur principal de l’article publié dans le Science Journal intitulé The Carbon Crisis: Coral Reefs under Rapid Climate Change and Ocean Acidification (La crise du carbone : les récifs coralliens soumis au changement climatique rapide et à l’acidification des océans).

« La hausse du niveau de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles entraîne le réchauffement et l’acidification des océans, qui menacent à leur tour de détruire les écosystèmes des récifs de coraux et d’exposer les riverains à des inondations, à l’érosion et à la perte de nourriture et de revenus découlant du tourisme et de la pêche. Si la tendance actuelle en matière d’émissions de CO2 se poursuit, alors même les estimations les plus conservatrices prévoient des concentrations excédant 500 ppm et des augmentations de température à l’échelle mondiale de 2 °C et plus d’ici la fin du siècle », dit le professeur Hoegh-Guldberg. « Dans ces conditions, il est probable que les récifs de coraux tomberont dans l’oubli ; ils seront réduits à l’état de gravats », ajoute-t-il.

Alors que les dirigeants mondiaux sont réunis aujourd’hui à Bali pour la dernière journée de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, les scientifiques du CRTR soutiennent que la question des émissions mondiales de CO2 nécessite un leadership à l’échelle internationale, y compris une entente collective sur la réduction des émissions de carbone.

Le Dr. Marea Hatziolos, directrice de l’équipe du CRTR de la Banque mondiale et co-auteure de l’article publié dans le Science Journal lance un avertissement : « Il faut de toute urgence que les pays dont la croissance carbonique est élevée réduisent leurs émissions totales de CO2 et que les pays industrialisés assument la responsabilité d’aider les pays aux récifs de coraux les plus vulnérables à s’adapter aux impacts du changement climatique tout en réduisant les menaces locales à ces récifs. »

Mme. Hatziolos note que la plupart des récifs de coraux se trouvent dans des pays en développement où la pauvreté et la dépendance des biens et services liés à l’écosystème exercent une pression sur les populations.

« Dans les pays en développement, le tourisme, basé sur les services de l’écosystème rendus possibles par les récifs de coraux, est une industrie vitale et qui connaît une expansion rapide », affirme Mme. Hatziolos. « La majorité des protéines consommées par les communautés côtières pauvres proviennent d’une manière ou d’une autre des récifs de coraux. Le rôle essentiel que jouent les récifs de coraux dans la fourniture d’habitat pour un vaste éventail d’espèces marines, contribuant ainsi à une chaîne alimentaire complexe s’étalant dans l’ensemble des océans, est moins visible. »

Mme Hatziolos soutient qu’un ensemble de politiques et d’outils de gestion sont disponibles, dont certains ont été mis au point grâce au soutien du programme CRTR, et qu’il faut sans tarder les mettre à exécution à plus grande échelle et plus efficacement.

« Ces outils comprennent des ententes de gestion côtière, des ententes de co-gestion entre le gouvernement et les communautés locales pour encourager la bonne intendance, des approches intégrées de bassin hydrographique pour gérer la qualité de l’eau et les afflux environnementaux, l’application et la conformité aux règlementations en matière de pêche, la restauration des récifs de coraux et de la végétation côtière et le tourisme durable. », dit-elle.

Pour obtenir plus d’informations :


À Bali :

Roger Morier, Banque mondiale : portable : +62-(0)811-969-3552; rmorier@worldbank.org

Maureen Lorenzetti, Fonds pour l’environnement mondial : portable à Bali : 08170819433/ numéro à Washington : 202 352 3572; mlorenzetti@thegef.org

À Washington :

Jeff Brez, Banque mondiale : ligne fixe : +1-202-458-7628; portable : +1-202-446-7759; jbrez@worldbank.org

Principaux auteurs :

 

Professeur Ove Hoegh-Guldberg (co-auteur)     Professeur Paul Greenfield (co-auteur)

Professeur et directeur                                                   Premier vice-recteur

Centre for Marine Studies                                                       The University of Queensland

The University of Queensland                                                 p.greenfield@uq.edu.au

oveh@uq.edu.au                                                                    tél +61 (07) 3365 3870

tél +61 (0) 401 106 604                                                        

 

Dr Marea E. Hatziolos (co-auteur)                                         Professor Roger Bradbury (co-auteur)

Spécialiste principal en espaces marins et côtiers        Directeur

Environment Department                                                          Tjurunga Pty Ltd

Le Groupe de la Banque mondiale                                         roger.bradbury@anu.edu.au        

Mhatziolos@worldbank.org                                                      tél. +61 (0) 419 221 003

tél +1 (240) 476 0333 
(à Brisbane jusqu’au 15 décembre, temps moyen de Greenwich +10)                                                        

 

 

 

                                 Pour plus d'informations visiter le site web : www.gefcoral.org





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