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Contacts : Alejandra Viveros â (202) 473 4306  aviveros@worldbank.org Amy Stilwell â (202) 458 4906 astilwell@worldbank.org TV/radio : Camille Funnell â (202) 458 9369 cfunnell@worldbank.org  WASHINGTON, le 9 avril 2008 â La flambĂ©e des prix alimentaires constitue une menace pour les progrĂšs accomplis ces derniers temps en vue de rĂ©duire la pauvretĂ© et de rĂ©sorber la malnutrition, dĂ©clare le Groupe de la Banque mondiale dans une note dâorientation publiĂ©e aujourdâhui, ajoutant que ces prix risquent de se maintenir Ă des niveaux Ă©levĂ©s sur le moyen terme.  « Les pauvres subissent tous les jours lâimpact de la hausse des prix alimentaires, surtout dans les zones urbaines et dans les pays Ă faible revenu », a dĂ©clarĂ© Ă cet Ă©gard le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. « Dans certains pays, les avancĂ©es rĂ©alisĂ©es de haute lutte sur le front de la rĂ©duction de la pauvretĂ© risquent Ă prĂ©sent de sâinverser. Nous autres membres de la communautĂ© internationale devons rĂ©unir nos forces non seulement pour fournir un appui immĂ©diat, mais pour aider les pays Ă dĂ©finir des mesures et politiques en vue de rĂ©duire lâimpact de cet Ă©tat de fait sur ceux qui, dans le monde, sont le plus vulnĂ©rables. »  IntitulĂ©e Rising Food Prices: Policy Options and World Bank Response (Hausse des prix alimentaires : Options pour les pouvoirs publics et rĂ©ponse de la Banque mondiale), la note dâorientation souligne notamment que la hausse des prix du blĂ© sâest chiffrĂ©e Ă 181 % sur les 36 mois qui ont prĂ©cĂ©dĂ© fĂ©vrier 2008, et que les prix alimentaires mondiaux ont au total progressĂ© de 83 %. Pour ce qui est des perspectives dâavenir, on sâattend Ă ce que les prix des cultures vivriĂšres restent Ă des niveaux Ă©levĂ©s en 2008 et 2009, pour amorcer ensuite un recul. Mais dans la plupart des cas, ils resteront probablement bien supĂ©rieurs Ă leur niveau de 2004 jusquâen 2015.  Comme le souligne la note dâorientation, le renchĂ©rissement de ces produits pourrait certes profiter aux mĂ©nages qui en sont producteurs nets mais, dans plusieurs pays, les hausses de prix des denrĂ©es alimentaires de base vont aggraver la pauvretĂ©. De fait, dans beaucoup de pays et de rĂ©gions oĂč le processus de rĂ©duction de la pauvretĂ© sâest rĂ©vĂ©lĂ© difficile, lâimpact de ces hausses risque de rĂ©duire Ă nĂ©ant les avancĂ©es de ces cinq Ă dix derniĂšres annĂ©es, au moins sur le court terme. Dans le cas du YĂ©men, par exemple, certaines estimations indiquent que le doublement du prix du blĂ© intervenu ces 12 derniers mois pourrait inverser tous les progrĂšs accomplis dans ce pays entre 1998 et 2005 sur le front de la pauvretĂ©.  "Les pauvres ne font pas seulement face Ă une hausse des prix alimentaires, mais aussi Ă celle des coĂ»ts de lâĂ©nergie, et câest lĂ une combinaison de facteurs prĂ©occupante », a soulignĂ© pour sa part Danny Leipziger, vice-prĂ©sident du Groupe de la Banque pour la rĂ©duction de la pauvretĂ© et la gestion Ă©conomique. « Des rĂ©ponses doivent ĂȘtre apportĂ©es dâurgence Ă lâĂ©chelon des politiques pour protĂ©ger les pauvres de ces hausses des prix alimentaires, et elles doivent ĂȘtre conçues dâune maniĂšre de nature Ă favoriser un surcroĂźt de production agricole sur le long terme. »  Selon la note de la Banque, lâaccroissement de la production de biocarburants a contribuĂ© Ă la flambĂ©e des prix alimentaires. Les craintes suscitĂ©es par lâĂ©volution des prix pĂ©troliers, les impĂ©ratifs de sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique et le problĂšme du changement climatique ont en effet amenĂ© les pays Ă accroĂźtre la production et lâutilisation de ces nouveaux carburants, ce qui a entraĂźnĂ© un surcroĂźt de demande de matiĂšres premiĂšres telles que blĂ©, soja, maĂŻs ou huile de palme. Mais cette flambĂ©e est aussi liĂ©e Ă la hausse des prix de lâĂ©nergie et des engrais, Ă lâaffaiblissement du dollar et Ă lâapplication par certains pays de mesures dâinterdiction des exportations.  Beaucoup de pays ont dĂ©jĂ pris des mesures pour remĂ©dier Ă la situation, indique encore la note. Certains ont entrepris de renforcer leurs filets de protection sociale ciblĂ©s sur les groupes vulnĂ©rables, quâil sâagisse des programmes de transferts monĂ©taires, de vivres contre travail, ou dâaide alimentaire dâurgence. Plusieurs ont abaissĂ© les tarifs et autres taxes sur des denrĂ©es essentielles, pour donner un peu de rĂ©pit Ă leurs consommateurs. Par contre, dâautres ont pris des mesures pour interdire les exportations de certains produits, ce qui se fait au dĂ©triment des pays importateurs de produits alimentaires et, au plan interne, rĂ©duit les incitations destinĂ©es Ă leurs propres producteurs.  Selon la note, les mesures visant Ă stimuler lâoffre de cĂ©rĂ©ales vivriĂšres sont essentielles Ă moyen terme, et cela passe notamment par le renforcement des infrastructures de base (en matiĂšre de transport, dâĂ©lectricitĂ© et dâirrigation) et par un effort dâinvestissement dans les techniques agricoles. Pour sa part, le Groupe de la Banque est dĂ©jĂ actif sur plusieurs fronts en vue dâaider les pays :  - Il a appelĂ© ses partenaires au sein de la communautĂ© internationale Ă combler le dĂ©ficit de financement de 500 millions de dollars auquel fait face le Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour pouvoir rĂ©pondre aux besoins dâurgence.
- Il a fait de lâagriculture une prioritĂ©, et a dâores et dĂ©jĂ annoncĂ© quâil entendait pratiquement doubler son volume de prĂȘt pour le secteur agricole en Afrique, pour le porter de 400 Ă 800 millions de dollars, au cours de son exercice 09 Ă venir.
- Il a entrepris dâaccroĂźtre son appui financier pour rĂ©pondre aux besoins Ă court terme (en restructurant des projets en cours et en accroissant, le cas Ă©chĂ©ant, le montant de ses prĂȘts et dons Ă venir).
- Il a Ă©galement entrepris dâaider Ă Ă©largir et amĂ©liorer lâaccĂšs aux programmes de protection sociale, sous forme de transferts monĂ©taires par exemple, ainsi quâaux instruments de gestion des risques permettant dâassurer la protection des pauvres.
- Il a contribuĂ©, par lâapport dâinformations spĂ©cialisĂ©es, au dĂ©bat sur les biocarburants.
- Il a par ailleurs lancĂ© des mises en garde contre les incidences nĂ©gatives de mesures telles que celles allant Ă lâencontre de certaines exportations, qui entraĂźnent des flambĂ©es de prix supplĂ©mentaires dans les pays importateurs, et contre le niveau Ă©levĂ© des droits de douane et subventions appliquĂ©s dans les pays dĂ©veloppĂ©s.
 Pour sa part, le prĂ©sident Zoellick a lancĂ©, la semaine derniĂšre, un appel en faveur dâune refonte de la politique alimentaire mondiale. Il a parlĂ© Ă cet Ă©gard dâune « nouvelle donne », qui soit axĂ©e non seulement sur la faim et la malnutrition, lâaccĂšs aux aliments et aux sources dâapprovisionnement, mais aussi sur leurs interconnexions avec lâĂ©nergie, les rendements, le changement climatique, les investissements, ou encore des aspects tels que la marginalisation des femmes.  Â
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