TĂ©lĂ©charger la  version imprimable [159 ko] Vue d'ensemble L'aide du Groupe de la Banque mondiale RĂ©duire les facteurs de blocage dans les infrastructures Renforcer le dĂ©veloppement du secteur privĂ©, la compĂ©titivitĂ© et la gouvernance Ăduquer les jeunes Soutenir le dĂ©veloppement durable et la gestion rationnelle des ressources naturelles Aider les populations des pays touchĂ©s par des conflits Mettre Ă niveau et intĂ©grer les femmes dans lâĂ©conomie et la politique DĂ©velopper les prestations payantes AccroĂźtre le financement du commerce et les garanties Ă lâappui de lâinvestissement direct Ă©tranger Perspectives dâavenir  Vue d'ensemble GrĂące Ă la flambĂ©e des prix du pĂ©trole et Ă la forte prĂ©sence des investisseurs internationaux dans la rĂ©gion, le Produit intĂ©rieur brut (PIB) de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord a progressĂ© de 5,1 % en moyenne entre 2000 et 2008, bien au delĂ des niveaux atteints dans les annĂ©es 1980 et 1990. Un large Ă©ventail de rĂ©formes Ă©conomiques et structurelles ont Ă©tĂ© adoptĂ©es dans la rĂ©gion, au moment mĂȘme du lancement des projets sur lâinvestissement privĂ© en vue de poursuivre la diversification de lâĂ©conomie et le dĂ©veloppement du capital humain, ainsi que lâinvestissement dans le pĂ©trole et le gaz, lâinfrastructure et les autres secteurs de lâĂ©conomie. En revanche, la baisse drastique des cours du pĂ©trole durant le deuxiĂšme semestre de 2008, la crise alimentaire et la crise financiĂšre mondiale sont des sujets dâinquiĂ©tude pour les pays de la rĂ©gion. Le PIB devrait progresser de tout juste 2,2 % en 2009. Les progrĂšs accomplis en matiĂšre de croissance dans la rĂ©gion ont eu quelques retombĂ©es pour la crĂ©ation des emplois, mĂȘme si le chĂŽmage demeure lâun des plus grands dĂ©fis que la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord doit relever. Les pays de la rĂ©gion enregistrent une hausse en terme de population active, dont la croissance se situe en moyenne Ă 3,4 % par an. En outre, la plupart des nouveaux emplois dans la rĂ©gion proviennent du secteur privĂ©, une Ă©volution significative pour une rĂ©gion dans laquelle la crĂ©ation dâemplois, notamment en ce qui concerne une population de plus en plus instruite, est devenue une Ă©preuve dĂ©cisive de la performance Ă©conomique. Bon nombre de pays de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord ont rĂ©alisĂ© des progrĂšs notables en matiĂšre de rĂ©formes, ce qui a eu pour consĂ©quence dâamĂ©liorer lâenvironnement global propice Ă la croissance Ă©conomique. Presque tous les pays de la rĂ©gion ont pris dâimportantes mesures pour rĂ©duire les entraves aux Ă©changes. Les tarifs des douanes ont Ă©tĂ© baissĂ©s dans toute la rĂ©gion, passant dâune moyenne simple de 20 % en 2000 Ă 13 % en 2007, ce qui reprĂ©sente la progression la plus forte de la libĂ©ralisation du commerce dans la rĂ©gion. Nonobstant la croissance continue et la performance des rĂ©formes, la flambĂ©e des prix des denrĂ©es alimentaires prĂ©sente un risque croissant de vulnĂ©rabilitĂ© pour la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, particuliĂšrement dans le contexte de faibles systĂšmes de protection sociale ciblĂ©s. En outre, la flambĂ©e des prix du pĂ©trole et des denrĂ©es alimentaires a mis en lumiĂšre les importantes subventions des prix dans le cadre du marchĂ© intĂ©rieur, ce qui menace les Ă©quilibres budgĂ©taires des Ă©conomies manquant de ressources. Le niveau de vulnĂ©rabilitĂ© par rapport Ă la pauvretĂ© est trĂšs Ă©levĂ© dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord oĂč un bon nombre de personnes vivent presquâau seuil de la pauvretĂ© (dans la limite supĂ©rieure). De façon gĂ©nĂ©rale, mĂȘme si moins de 2 % des populations de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord vivent avec moins dâun dollar par jour, 20 % environ de la population de la rĂ©gion vivent avec moins de 2 dollars par jour (les chiffres respectifs Ă©tant de 3 et 43 % pour lâĂgypte et de 10 et 45 % pour le YĂ©men). Avec un tel regroupement dâimportantes populations aux environs du seuil de pauvretĂ©, la hausse des prix des denrĂ©es alimentaires dans le monde prĂ©sente un risque sĂ©rieux de pauvretĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord.      Bien quâune grande partie du paysage Ă©conomique de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord se soit amĂ©liorĂ©e, lâĂ©volution de lâenvironnement mondial appelle Ă une certaine prudence. Les marchĂ©s des capitaux au niveau mondial (et dâautres) sont entrĂ©s dans une phase dâincertitude accrue. La rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, contrairement Ă dâautres rĂ©gions en dĂ©veloppement, sâest bien comportĂ©e face aux effets de la crise sur lâĂ©conomie rĂ©elle en 2008. Dans lâensemble, le PIB de la rĂ©gion a enregistrĂ© une lĂ©gĂšre augmentation de 6,1 %, contre 5,6% en 2007. Mais du fait de la persistance de la crise et de la morositĂ© de lâenvironnement Ă©conomique mondial jusquâen 2009 et 2010, la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord se heurte Ă la perspective dâun sĂ©rieux impact de la crise mondiale sur son Ă©conomie rĂ©elle, du fait de lâĂ©volution ou de lâincertitude du commerce international, des cours du pĂ©trole, du tourisme, des remises de fonds et des modalitĂ©s du financement international.   En dĂ©pit de la bonne performance des pays de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, il existe des diffĂ©rences entre les pays. Les pays de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord peuvent ĂȘtre classĂ©s en quatre groupes, compte tenu de leurs ressources, leur intĂ©gration dans lâĂ©conomie mondiale et leur environnement macroĂ©conomique. Le premier groupe composĂ© membres du Conseil de coopĂ©ration des Ătats arabes du Golfe, se caractĂ©rise par un revenu pĂ©trolier par habitant Ă©levĂ©, des recettes fiscales suffisantes et des capacitĂ©s institutionnelles solides permettant de mettre en Ćuvre des politiques macroĂ©conomiques et structurelles. Les pays membres du Conseil de coopĂ©ration du Golfe (CCG) seront trĂšs touchĂ©s par la crise ; mais grĂące Ă leurs importantes rĂ©serves financiĂšres, ils seront en mesure de maintenir leurs orientations budgĂ©taires anticycliques en 2009 et Ă©ventuellement en 2010. Le second groupe se compose dâautres pays exportateurs de pĂ©trole ayant un revenu pĂ©trolier par habitant relativement bas, une population importante, des recettes fiscales limitĂ©es et des capacitĂ©s institutionnelles restreintes pour mettre en Ćuvre des politiques macroĂ©conomiques et structurelles. Pour ces pays, la crise se manifestera par une baisse du PIB prenant en compte les recettes pĂ©troliĂšres â mais le PIB hors pĂ©trole maintiendra la croissance Ă©conomique dans les pays excĂ©dentaires. Le groupe suivant est constituĂ© de pays non exportateurs de pĂ©trole qui ont dâimportants flux financiers avec la zone Ă©conomique du CCG ou sont tributaires de lâaide extĂ©rieure au dĂ©veloppement. Les pays appartenant Ă ce groupe connaissent une stagnation de flux financiers en provenance des pays membres du CCG et sont confrontĂ©s au problĂšme de la mobilisation de lâaide, Ă©tant donnĂ© que les pays dâoĂč provient cette aide sont eux-mĂȘmes frappĂ©s par la crise. Le dernier groupe se compose de pays non exportateurs de pĂ©trole dotĂ©s dâune Ă©conomie diversifiĂ©e et entretenant de solides relations commerciales avec la zone Euro. MĂȘme si les pays de ce groupe disposent de recettes budgĂ©taires limitĂ©es, ils ont de bonnes capacitĂ©s institutionnelles leur permettant de mettre en Ćuvre des politiques macroĂ©conomiques et structurelles. Au dĂ©part, ces pays ont connu des effets limitĂ©s de la crise sur leurs systĂšmes financiers, mais ils constatent actuellement un impact significatif sur leur Ă©conomie rĂ©elle au fur et Ă mesure que la rĂ©cession sâintensifie sur leurs principaux marchĂ©s dâexportation en Europe. Lâaide du groupe de la Banque mondiale
Toutes les quatre institutions, y compris le Groupe de la Banque mondiale, coordonnent leur appui aux politiques prioritaires de croissance et de dĂ©veloppement dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord : la Banque internationale pour la reconstruction et le dĂ©veloppement (BIRD) finance les projets, les produits pour la gestion des risques et dâautres services financiers aux pays Ă revenue intermĂ©diaire de la rĂ©gion ; lâAssociation pour le dĂ©veloppement international (IDA) accorde des prĂȘts sans intĂ©rĂȘt et des dons aux deux pays Ă faible revenue de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord (la RĂ©publique du YĂ©men et Djibouti) ; la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (SFI) a renflouĂ© son portefeuille dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord en vue de prendre en compte les investissements en actions, les prĂȘts, les garanties et les services-conseils aux entreprises du secteur privĂ© ; et lâAgence multilatĂ©rale de garantie des investissements (MIGA) qui est un organisme chargĂ© de la couverture du risque politique, finance des projets en cours dans un certain nombre de pays.  Au cours de lâexercice 2009 qui sâest terminĂ© le 30 juin, le Groupe de la Banque mondiale a approuvĂ© des financements Ă hauteur de 1,85 milliard de dollars dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord : 1,5 milliard de dollars de prĂȘts de la BIRD et 172 millions de dollars dâengagements de lâIDA, dont 129 millions de dollars de dons. Lâaccroissement des opĂ©rations de prĂȘt de lâinstitution sâexplique en partie par les mesures prises en rĂ©ponse aux crises alimentaire, Ă©nergĂ©tique et financiĂšre. Durant lâexercice 09, le Groupe de la Banque mondiale a apportĂ© une assistance technique et un appui financier pour des rĂ©formes et des initiatives dâurgence et de reconstruction dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. La stratĂ©gie de la Banque mondiale met en Ă©vidence des questions Ă facettes multiples dont lâimpact est pris en compte dans chacune des interventions que la Banque finance au niveau des pays. La Banque a Ă©galement effectuĂ© 37 Ă©tudes Ă©conomiques et sectorielles et 75 activitĂ©s d'assistance technique hors prĂȘt. Parmi les activitĂ©s menĂ©es par l'institution, citons la publication d'un rapport rĂ©gional phare sur le dĂ©veloppement du secteur privĂ© et d'un rapport rĂ©gional sur l'Ă©migration, la rĂ©alisation d'examens des dĂ©penses publiques pour la Libye et la RĂ©publique du YĂ©men, et la publication de plusieurs rapports liĂ©s Ă la gouvernance. Plusieurs documents ont Ă©galement Ă©tĂ© produits dans le cadre de l'Initiative en faveur du monde arabe, dans des domaines tels que l'infrastructure rĂ©gionale, l'Ă©ducation et le partage des connaissances. Ces fonds sont utilisĂ©s par les bĂ©nĂ©ficiaires dans plus de 16 projets visant Ă mettre en place le climat de lâinvestissement et Ă renforcer lâautonomie des pauvres tout en attĂ©nuant les risques liĂ©s aux dĂ©fis mondiaux. Les engagements de la BIRD et de lâIDA au cours de lâexercice 09 se sont Ă©levĂ©s Ă 1,7 milliard de dollars, les prĂȘts Ă©tant ventilĂ©s de la maniĂšre suivante : 75 millions de dollars dans lâĂ©nergie et lâexploitation miniĂšre, 390 millions de dollars dans les transports, 200 millions de dollars dans lâindustrie et le commerce, 197 millions de dollars dans lâeau, lâassainissement et la protection contre les inondations, 75,7 millions de dollars dans la lĂ©gislation, la justice et lâadministration publique, 68 millions de dollars dans lâĂ©ducation, 60 millions de dollars dans lâagriculture, la pĂȘche et la foresterie, 50 millions dans les finances publiques et 6,3 millions de dollars dans la santĂ© et les autres services sociaux. La Cisjordanie et Gaza ont reçu neufs dons dâun montant total de 88,5 millions de dollars et lâIraq sâest vu octroyer trois dons pour un montant total de 38 millions de dollars.  à lâappui de la croissance impulsĂ©e par le secteur privĂ©, la SFI continue Ă prĂ©senter de nouvelles opportunitĂ©s dâinvestissement et Ă dĂ©velopper les services-conseils en vue dâamĂ©liorer lâenvironnement propice aux affaires. Les investissements de la SFI dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord ont atteint 1,4 milliard de dollars, couvrant 50 projets dans 12 pays au cours de lâexercice 08. Au titre des services-conseils, les dĂ©penses totales de la SFI ont atteint 22 millions de dollars, ce qui reprĂ©sente une hausse considĂ©rable par rapport aux 5,7 millions de dollars atteints il y a trois ans. Avec les garanties dont le montant total Ă©tait de 430,7 millions de dollars, les encours bruts de la MIGA dans la rĂ©gion ont considĂ©rablement augmentĂ© pour atteindre 11 % cette annĂ©e, conformĂ©ment Ă la stratĂ©gie du Groupe de la Banque mondiale visant une plus grande participation dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. Au cours de cette annĂ©e, un projet Ă Djibouti a donnĂ© lâoccasion Ă la MIGA de procĂ©der Ă une adaptation de ses outils administratifs traditionnels en vue de fournir une garantie Ă des projets appuyĂ©s par des fonds islamiques. Les programmes de la Banque traitent des domaines prioritaires suivants : - Le dĂ©veloppement des infrastructures ;
- Le développement du secteur privé, la compétitivité et la gouvernance ;
- LâĂ©ducation des jeunes ;
- Le développement durable et la gestion rationnelle des ressources naturelles ;
- Lâaide accordĂ©e aux populations des pays touchĂ©s par des conflits ;
- La parité hommes-femmes ;
- Les projets dont les frais sont établis selon un pourcentage ; et
- Le financement des transactions commerciales.
RĂ©duire les facteurs de blocage dans les infrastructures Tout en prenant en compte les besoins immĂ©diats liĂ©s Ă la rĂ©cession Ă©conomique mondiale, le programme de la Banque pour l'exercice 09 tĂ©moigne de l'intĂ©rĂȘt persistant que l'institution porte Ă la croissance Ă long terme. De grands projets dâinfrastructure ont en effet Ă©tĂ© approuvĂ©s pour lâĂgypte, la Jordanie, le Liban et le Maroc. Le Conseil a approuvĂ© deux opĂ©rations importantes en faveur de l'Ăgypte, Ă savoir un prĂȘt de 600 millions de dollars Ă l'appui du projet Ă©lectrique d'Ain Sokhna et un prĂȘt de 270 millions de dollars pour restructurer le rĂ©seau ferroviaire du pays. LâĂgypte sâest Ă©galement vu octroyer un prĂȘt de 300 millions de dollars pour la construction de logements Ă prix abordable. Le Projet de dĂ©veloppement du transport urbain au Liban (70 millions de dollars) et le Projet de couloir de dĂ©veloppement d'Amman en Jordanie (33 millions de dollars) visent Ă Ă©liminer les goulets d'Ă©tranglement dans le secteur du transport et Ă ouvrir la voie Ă une croissance soutenue. Renforcer le dĂ©veloppement du secteur privĂ©, la compĂ©titivitĂ© et la gouvernance La rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord doit relever un double dĂ©fi : faire face aux problĂšmes sociaux engendrĂ©s par la mondialisation et amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ©. La Banque a accordĂ© un prĂȘt de 250 millions de dollars Ă la Tunisie pour l'aider Ă mieux s'intĂ©grer dans l'Ă©conomie mondiale. Un prĂȘt additionnel dâun montant de 10 millions de dollars destinĂ© au dĂ©veloppement du secteur privĂ© finance lâattention que lâIraq porte Ă la croissance du secteur privĂ©. Au Maroc, la Banque apporte un appui aux activitĂ©s qui favorisent un environnement propice Ă la stabilitĂ© et Ă une croissance durable. Le cadre dans lequel les entreprises opĂšrent s'amĂ©liore dans la rĂ©gion. Ă la fin de l'exercice 08, les deux-tiers des Ă©conomies de la rĂ©gion avaient Ă leur actif un nombre impressionnant de rĂ©formes, 27 au total. Pour la troisiĂšme fois en quatre ans, lâĂgypte, qui lâannĂ©e derniĂšre avait menĂ© le plus de rĂ©formes dans la rĂ©gion, sâest classĂ©e parmi les 10 premiers pays rĂ©formateurs au niveau mondial. Les autres pays Ă avoir engagĂ© des rĂ©formes dans la rĂ©gion sont l'Arabie saoudite, Djibouti, la Cisjordanie et Gaza, les Ămirats arabes unis, la Jordanie, le Liban, le Maroc, Oman, la Syrie, la Tunisie et la RĂ©publique du YĂ©men. Le rapport rĂ©gional phare portant sur le dĂ©veloppement du secteur privĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats de recherche et les Ă©lĂ©ments probants tirĂ©s de lâexpĂ©rience acquise dans la fourniture de conseils aux gouvernements et au secteur privĂ© en matiĂšre de dĂ©veloppement de la compĂ©titivitĂ© et du secteur privĂ©. Le rapport en question porte essentiellement sur les liens qui existent entre la gouvernance, lâobligation de rendre compte et le dĂ©veloppement du secteur privĂ©. Les objectifs et les effets envisagĂ©s de ce rapport sont de trois types : informer les dĂ©cideurs et dâautres parties prenantes, proposer une nouvelle orientation des politiques en faveur du secteur privĂ© et provoquer un dĂ©bat.  La Banque dispose Ă©galement dâun programme dĂ©taillĂ© de services-conseils et dâassistance technique dans toute la rĂ©gion (des pays du Maghreb Ă ceux du Golfe) visant Ă renforcer la performance dans les domaines juridique, rĂ©glementaire et administratif. En outre, elle soutient et encourage le partenariat public-privĂ© en vue du dĂ©veloppement des infrastructures. Les Groupe de la Banque mondiale travaille en partenariat avec dâautres bailleurs de fonds bilatĂ©raux et donateurs internationaux (le Fonds monĂ©taire international, lâOrganisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques, lâUnion europĂ©enne, la Banque europĂ©enne dâinvestissement, lâAgence des Ătats-Unis pour le dĂ©veloppement international et le DĂ©partement du Royaume-Uni pour le dĂ©veloppement international) dans la cadre de plusieurs de ces activitĂ©s.    Ăduquer les jeunes LâĂ©ducation est un Ă©lĂ©ment clĂ© de lâavenir de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. DiffĂ©rentes parties prenantes de la rĂ©gion considĂšrent lâĂ©ducation comme leur problĂšme de dĂ©veloppement le plus important, la rĂ©forme de lâĂ©ducation Ă©tant la prioritĂ© dans les programmes de rĂ©formes de plusieurs gouvernements de la rĂ©gion. La rĂ©forme du secteur de lâĂ©ducation doit viser la capacitĂ© de la rĂ©gion de dispenser une Ă©ducation de qualitĂ© aux jeunes pour quâils soient prĂȘts Ă affronter la concurrence dans une Ă©conomie mondialisĂ©e.   En 2008, la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord a initiĂ© un rapport sur lâĂ©ducation dans la rĂ©gion intitulĂ© « The Road Not Traveled ». Ledit rapport vise Ă aider les dĂ©cideurs de la rĂ©gion Ă mettre au point des stratĂ©gies plus efficaces pour lâĂ©ducation, qui sont basĂ©es sur des expĂ©riences acquises au niveau mondial et rĂ©gional dans le secteur. Le rapport repose sur un nouveau paradigme qui est sensĂ© accroĂźtre lâefficacitĂ© des initiatives portant sur des rĂ©formes, en mettant lâaccent sur le grand rĂŽle que jouent les incitations et lâobligation de rendre compte au public dans la rĂ©alisation des objectifs du secteur.       Le rapport rĂ©vĂšle que bien que les pays de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord investissent une partie de plus en plus grande de leur PIB dans lâĂ©ducation en comparaison Ă dâautres rĂ©gions du monde, ils continuent Ă se heurter aux dĂ©fis liĂ©s Ă la mise au point de systĂšmes Ă©ducatifs de bonne qualitĂ© Ă tous les niveaux et Ă la promotion de lâĂ©ducation et la formation continue, toutes choses qui rĂ©pondent aux besoins du marchĂ© du travail. AprĂšs avoir rĂ©ussi Ă faire en sorte que les systĂšmes Ă©ducatifs en expansion prennent en charge la plupart des enfants en Ăąge scolaire â tant les garçons que les filles â la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord est Ă prĂ©sent prĂȘte Ă sâengager dans une nouvelle voie. Bien que la configuration exacte de cette nouvelle orientation soit diffĂ©rente dâun pays Ă lâautre, tous les pays, indĂ©pendamment de leurs situations initiales, devront substituer « les donnĂ©es techniques » aux « donnĂ©es techniques axĂ©es sur les rĂ©sultats », et prendre parallĂšlement un train de mesures liĂ©es Ă lâincitation et lâobligation de rendre compte au public, ainsi que des mesures destinĂ©es Ă amĂ©liorer lâĂ©volution du marchĂ© du travail.   Dans le rapport, il est instamment demandĂ© aux gouvernements de mettre en Ćuvre les rĂ©formes du marchĂ© du travail, parallĂšlement Ă celles du systĂšme Ă©ducatif. Dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, la pertinence du marchĂ© du travail va bien au-delĂ des confins de chacun des pays ou mĂȘme de la rĂ©gion, en raison des tendances des flux migratoires et des opportunitĂ©s dâemploi Ă lâĂ©tranger.  LâamĂ©lioration des systĂšmes Ă©ducatifs est par consĂ©quent un volet important de la stratĂ©gie de la Banque mondiale visant Ă favoriser le dĂ©veloppement Ă©conomique fondĂ© sur le savoir, et Ă faciliter la transition Ă©conomique dans les pays de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. La Banque collabore notamment avec les pays de la rĂ©gion afin dâassurer un accĂšs Ă©quitable Ă lâĂ©cole et la persĂ©vĂ©rance scolaire ; amĂ©liorer la qualitĂ© et la pertinence de tous les niveaux dâinstruction et de formation ; renforcer les capacitĂ©s en matiĂšre de gouvernance aussi bien dans le secteur public que dans les collectivitĂ©s locales ; amĂ©liorer lâefficacitĂ© avec laquelle les services de lâĂ©ducation sont fournis ; et amĂ©liorer lâappui Ă la viabilitĂ© financiĂšre des investissements publics dans le secteur de lâĂ©ducation. Au demeurant, la Banque sâemploie Ă porter une attention de plus en plus grande aux enfants et aux jeunes dĂ©favorisĂ©s (les enfants ayant abandonnĂ© lâĂ©cole, les enfants qui travaillent, les handicapĂ©s), en encourageant les pays de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord Ă mettre au point des rĂ©ponses intersectorielles visant Ă sâassurer que cette population a, elle aussi, accĂšs Ă une Ă©ducation de qualitĂ©.         La Banque a rĂ©agi aux divers besoins Ă©volutifs par le biais du transfert de connaissances et des prĂȘts. Le premier projet de rĂ©forme de l'enseignement supĂ©rieur pour la promotion de l'Ă©conomie du savoir en Jordanie (25 millions de dollars) traite des questions de qualitĂ© de l'Ă©ducation et de gouvernance, et le deuxiĂšme (60 millions de dollars), qui constitue le prolongement du prĂ©cĂ©dent, souligne la nĂ©cessitĂ© de renforcer la formation des Ă©tudiants des cycles prĂ©-universitaires en rehaussant leur niveau de qualification pour qu'ils puissent participer Ă l'Ă©conomie du savoir. Soutenir le dĂ©veloppement durable et la gestion rationnelle des ressources naturelles Les changements climatiques, le stress hydrique et la gestion des ressources naturelles constituent de grands dĂ©fis pour la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. Pour aider Ă les relever, la Banque a accordĂ© Ă la RĂ©publique du YĂ©men 90 millions de dollars destinĂ©s Ă financer un programme dans le secteur de l'eau et 25 millions de dollars Ă l'appui d'un projet axĂ© sur l'Ă©nergie solaire en milieu rural. La Banque a octroyĂ© un prĂȘt de 133 millions de dollars au Maroc et de 25 millions de dollars Ă la Jordanie pour aider ces pays Ă amĂ©liorer la gestion des dĂ©chets solides. Ă la suite des inondations survenues en RĂ©publique du YĂ©men en octobre 2008, la Banque a aidĂ© Ă rĂ©aliser une Ă©valuation des besoins, et elle a renforcĂ© ses programmes de suivi et son dialogue avec les pouvoirs publics sur les mesures Ă prendre pour mieux prĂ©parer le pays aux crises futures. En mars 2009, elle a approuvĂ© un financement complĂ©mentaire de 35 millions de dollars au titre de la protection contre les inondations et de la rĂ©habilitation des zones sinistrĂ©es. En dĂ©but d'exercice, le Conseil a approuvĂ© un financement complĂ©mentaire de 15 millions de dollars destinĂ© Ă promouvoir la conservation des eaux souterraines et des sols en RĂ©publique du YĂ©men. Les services dâapprovisionnement en eau et dâassainissement se sont considĂ©rablement dĂ©veloppĂ©s dans la rĂ©gion, mĂȘme si les services publics rencontrent des problĂšmes de dĂ©gradation des infrastructures, de mauvaise qualitĂ© du service et, dans bien des cas, dâinsuffisance de lâoffre. Les services sont subventionnĂ©s dans tous les pays Ă lâexception de deux dâentre eux, ce qui grĂšve davantage les budgets publics. Lâirrigation consomme plus de 80 % des eaux de la rĂ©gion et est souvent utilisĂ©e pour cultiver des produits de faible valeur.    Les moteurs de la rĂ©forme de lâapprovisionnement en eau se situent en dehors des sous- secteurs traditionnels de lâeau, qui connaissent une Ă©volution de maniĂšre Ă fournir des occasions de rĂ©formes qui ont Ă©tĂ© jusquâalors problĂ©matiques, sous rĂ©serve que les mĂ©canismes de bonne gouvernance soient mis en place. La mise au point un tel systĂšme de gestion souple implique la prise en compte de considĂ©rations techniques, la mise sur pied dâinstitutions compatibles et de structures de responsabilisation transparentes et intĂ©grĂ©es.     Dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, la Banque concentre ses efforts sur lâextension et lâamĂ©lioration des services dâapprovisionnement en eau et de gestion de lâeau, en initiant des activitĂ©s, en passant Ă une plus grande Ă©chelle (par exemple au Maroc, en Ăgypte, en Cisjordanie et Ă Gaza, en Iraq, en RĂ©publique du YĂ©men et Ă Djibouti) et en tirant parti du dialogue avec les pouvoirs publics sur les mesures Ă prendre dans les pays oĂč la Banque a nouĂ© des partenariats de longue date (par exemple, le Maroc, la Cisjordanie et Gaza, ainsi que la RĂ©publique du YĂ©men). La Banque a financĂ© de nouveaux projets dâamĂ©nagement hydraulique pour un montant total de 229,5 millions de dollars durant lâexercice 08, et 123 millions au cours de lâexercice 09. Aider les populations des pays touchĂ©s par des conflits La Banque a rĂ©agi rapidement au conflit Ă Gaza durant l'exercice 09, y dĂ©pĂȘchant une Ă©quipe d'Ă©valuation moins d'une semaine aprĂšs la cessation des hostilitĂ©s. Lâune des principales recommandations formulĂ©es par cette Ă©quipe Ă©tait quâil convenait de rattacher lâeffort de relĂšvement et de reconstruction aux activitĂ©s de dĂ©veloppement en cours Ă Gaza. ConcrĂštement, il s'agissait de continuer Ă financer et de transposer Ă plus grande Ă©chelle toute une sĂ©rie de projets concluants financĂ©s par les bailleurs de fonds dans plusieurs domaines essentiels, tels que l'eau et l'assainissement, l'Ă©lectricitĂ©, la protection sociale, le dĂ©veloppement municipal, et l'appui fourni par les organisations non gouvernementales. En avril 2009, une dĂ©lĂ©gation du Groupe de la Banque mondiale s'est rendue en Iraq pour examiner les possibilitĂ©s d'investissement dans ce pays et aider Ă instaurer un climat propice Ă l'activitĂ© commerciale. Mettre Ă niveau et intĂ©grer les femmes dans lâĂ©conomie et la politique  Les pays arabes de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord ont accomplis de grands progrĂšs en rĂ©duisant le fossĂ© des inĂ©galitĂ©s de traitement entre hommes et femmes dans les secteurs sociaux. LâaccĂšs des femmes aux soins de santĂ© et Ă lâĂ©ducation sâest sensiblement amĂ©liorĂ©. NĂ©anmoins, il subsiste de profondes inĂ©galitĂ©s dans la participation Ă la vie Ă©conomique et politique.   La Banque a entrepris et menĂ© Ă bien toute une sĂ©rie dâĂ©tudes et de programmes sur la paritĂ© hommes-femmes dans la rĂ©gion au cours de lâexercice 09. En Ăgypte, lâinstitution a rĂ©alisĂ© une Ă©valuation de lâaccĂšs des femmes au marchĂ© du travail et des contraintes auxquelles elles se heurtent. En Jordanie, elle met au point un programme pour promouvoir lâaccĂšs des jeunes diplĂŽmĂ©es des instituts universitaires au marchĂ© du travail. En Arabie saoudite, la Banque apporte un appui aux « observatoires urbains » de Jeddah et Medinah, qui Ă©tudient les mĂ©nages dirigĂ©s par des femmes. En RĂ©publique du YĂ©men, elle prĂ©pare une analyse sexospĂ©cifique des dĂ©penses publiques dans les secteurs de la santĂ© et de l'Ă©ducation. GrĂące Ă un don du Fonds de dĂ©veloppement institutionnel, la Banque soutient Ă©galement un programme qui permet de mesurer lâimpact des politiques et des stratĂ©gies nationales sur lâĂ©galitĂ© entre les hommes et les femmes. La Banque a par ailleurs rĂ©alisĂ© une Ă©valuation de la paritĂ© hommes-femmes au Liban et organisĂ© un atelier pour renforcer les capacitĂ©s de prise en compte des femmes dans l'Ă©tablissement du budget au Maroc. Elle a aussi publiĂ© un rapport (Status and Progress of Women in the Middle East and North Africa) qui paraĂźt tous les deux ans sur les progrĂšs accomplis dans les domaines de la participation des femmes Ă l'Ă©conomie, de leur accĂšs Ă l'Ă©ducation et aux soins de santĂ©, de leur participation et de leur reprĂ©sentation dans la vie publique, et des droits qui leur sont reconnus par la loi. DĂ©velopper les prestations payantes Le nombre de pays de la rĂ©gion ayant sollicitĂ© des prestations payantes de la Banque est passĂ© Ă 11 durant lâexercice 09. Ces prestations ont gĂ©nĂ©rĂ© au total prĂšs de 11 millions de dollars, et la demande concernant ces services devrait rester stable pendant l'exercice 10. Le Programme de coopĂ©ration stratĂ©gique avec les pays du Golfe comprend des programmes et des services Ă lâintention de lâArabie saoudite, de BahreĂŻn, des Ămirats arabes unis, du KoweĂŻt, dâOman, du Qatar et du SecrĂ©tariat du Conseil de coopĂ©ration du Golfe. Les programmes, dont la dimension stratĂ©gique se dĂ©veloppe et qui sâĂ©talent dĂ©sormais sur plusieurs annĂ©es, ont reprĂ©sentĂ© un montant total de prĂšs de 6 millions de dollars au titre de lâexercice 09 et devraient se maintenir Ă un niveau comparable pour le prochain exercice. AccroĂźtre le financement du commerce et les garanties Ă lâappui de lâinvestissement direct Ă©tranger Au cours de lâexercice 09, la SFI a Ă©largi la portĂ©e de son programme de financement du commerce et de ses services dâassistance technique et de conseil aux investisseurs privĂ©s. La MIGA envisage pour sa part dâutiliser ses mĂ©canismes de garantie pour permettre de garantir lâinvestissement direct Ă©tranger dans les pays clients de la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord. La Banque a Ă©galement renforcĂ© son partenariat avec les institutions arabes et islamiques de dĂ©veloppement au cours de lâexercice 09. La Banque Ă©change des donnĂ©es dâexpĂ©rience sur la façon de concevoir et de mettre en Ćuvre des approches sectorielles dans les secteurs de lâeau et du dĂ©veloppement humain. Elle a organisĂ© des ateliers techniques conjoints et un dialogue sur lâidentification, lâanalyse prĂ©alable, la supervision, ainsi que le suivi et Ă©valuation des projets. Elle a Ă©galement conduit des missions conjointes destinĂ©es Ă identifier, Ă©valuer et superviser des projets. Perspectives dâavenir Les dĂ©fis Ă long terme que doit relever la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, combinĂ©s aux diffĂ©rentes crises qui touchent la rĂ©gion, sont autant de raisons qui militent en faveur dâun accroissement de lâappui financier de la Banque en faveur dâune rĂ©gion qui a besoin de proactivitĂ© et dâun dialogue permanent avec toutes les parties prenantes. Dans le cadre des six thĂšmes stratĂ©giques de la Banque, la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord intensifiera ses efforts pour dĂ©finir les prioritĂ©s et les domaines dans lesquels lâappui de la Banque offre un avantage comparatif.    Au dĂ©but de lâannĂ©e 2008, dans le cadre de lâInitiative en faveur du monde arabe, des consultations ont Ă©tĂ© initiĂ©es avec les organisations arabes, notamment la Ligue arabe, les banque rĂ©gionales de dĂ©veloppement et dâautres acteurs clĂ©s, afin de recenser les opportunitĂ©s dâune avancĂ©e du dĂ©veloppement humain et de rĂ©duire ainsi la pauvretĂ©. En progressant, lâInitiative en faveur du monde arable permettra de financer lâintĂ©gration Ă©conomique dans la rĂ©gion, et dâamĂ©liorer lâinterface entre les programmes nationaux et les projets rĂ©gionaux. La Banque cherche Ă©galement les voies et moyens de renforcer ses engagements avec les organisations de la sociĂ©tĂ© civile et le secteur privĂ© qui sont des acteurs clĂ©s du processus. Septembre 2009 Contact mĂ©dias : Najat Yamouri nyamouri@worldbank.org
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