- Un nombre considérable de pays en développement (30) ont fait des progrès remarquables dans la lutte contre la corruption au cours de la dernière décennie.
- Pendant la même période, d'autres pays ont vu leurs performances se dégrader sur plusieurs aspects de la gouvernance ou n'ont montré aucun changement.
- Les progrès sont liés aux réformes dans les pays où la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont considérées comme des facteurs indispensables à une croissance soutenue et partagée
Le 24 juin 2008—La version 2008 des Indicateurs de gouvernance dans le monde, établie par Daniel Kaufmann, Massimo Mastruzzi (Institut de la Banque mondiale) et Aart Kraay (Groupe de recherche sur le développement), montre que les gouvernements de nombreux pays en développement ont fait des progrès remarquables dans la lutte contre la corruption, et que certains ont obtenu des résultats comparables à ceux des pays riches pour l'ensemble des paramètres de gouvernance. Ces indicateurs couvrent 212 pays et territoires et se fondent sur 35 sources de données différentes pour saisir les points de vue de dizaines de milliers de personnes interrogées dans le monde entier au cours de l'enquête, et de milliers d'experts des secteurs privé, public et des ONG. L'étude de cette année est la septième mise à jour des Indicateurs de gouvernance dans le monde, l'aboutissement d'une longue décennie de travail des chercheurs à l'effet d'élaborer et de mettre à jour le jeu le plus complet d'indicateurs de gouvernance pour tous les pays actuellement à la disposition du public. Les décideurs et les groupes de la société civile à travers le monde utilisent les Indicateurs pour évaluer les enjeux de la gouvernance et suivre les réformes et les experts y ont recours pour rechercher les causes et les conséquences de la bonne gouvernance. La nouvelle série d'indicateurs actualisés, comprenant six indicateurs agrégés, ainsi que leurs sources de données, sont disponibles sur le site web www.govindicators.org (a). Une bonne gouvernance contribue à combattre la pauvreté et à améliorer les conditions de vie. Dix ans de recherche ont montré qu'une meilleure gouvernance favorise le développement, et non l'inverse. Une amélioration d'un écart-type de la gouvernance entraîne une baisse de deux tiers de la mortalité infantile et le triplement du revenu à long terme. Une telle amélioration est possible puisqu'elle ne représente qu'une faible fraction de l'écart entre les pays qui affichent les meilleurs et les pires résultats. Il a également été établi qu'une bonne gouvernance améliore sensiblement l'efficacité de l'aide au développement en général, et des projets financés par la Banque en particulier. |