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De nouveaux financiers rĂ©duisent le dĂ©ficit d’infrastructures en Afrique :

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Comunicado de prensa NÂș:2009/017/EXC

Contacts :
Cosma Gatere, cgatere@worldbank.org, tél : +1 202.458.7170
Sarwat Hussain, shussain@worldbank.org, tél : +1 202.473.5690
Aby K. Toure, akonate@worldbank.org, tél : +1 202.473.8302

Washington, D.C., 10 juillet 2008— La Chine, l’Inde, et quelques pays du Golfe financent un nombre important de projets d’infrastructures Ă  travers l’Afrique subsaharienne, explique un nouveau rapport de la Banque mondiale. Les engagements d’investissement en Afrique rĂ©alisĂ©s par ces financiers Ă©mergents ont grimpĂ© passant de moins d’un milliard de dollars par an avant 2004 Ă  8 milliards de dollars en 2006 et 5 milliards de dollars en 2007, signalant la tendance croissante d’une coopĂ©ration parmi les Ă©conomies en dĂ©veloppement (coopĂ©ration Sud-Sud).

 

« Construire des ponts : Le rĂŽle croissant de la Chine comme financier de l’Afrique subsaharienne » montre comment de nouveaux partenariats d’infrastructure sont en train de se dĂ©velopper, poussĂ©s par une croissance Ă©conomique solide dans la rĂ©gion, un meilleur climat commercial et une demande croissante en matiĂšre de pĂ©trole et autres denrĂ©es de la Chine et de l’Inde.

 

« L’histoire rĂ©ussie de la Chine Ă  rĂ©duire la pauvretĂ© par le biais d’une croissance rapide et durable est remarquable, et investir dans les infrastructures Ă©tait un facteur clĂ©. Aujourd’hui, les engagements croissants de la Chine en matiĂšre d’infrastructures en Afrique permettent de rĂ©pondre Ă  l’important dĂ©ficit d’infrastructures sur le continent. Bien sĂ»r, il y a des dĂ©fis auxquels les nations africaines et la Chine devront rĂ©pondre, associĂ©s au soutien des partenaires du dĂ©veloppement », dit Obiageli Katryn Ezekwesili, le Vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour la rĂ©gion Afrique. « En travaillant ensemble, nous pouvons crĂ©er des partenariats gagnants-gagnants. »

 

L’Afrique est confrontĂ©e Ă  des dĂ©fis de taille pour amĂ©liorer ses infrastructures. Des experts du dĂ©veloppement sont d’accord pour dire qu’un « craquement » des infrastructures rĂ©duit le taux de croissance des Ă©conomies africaines par plus d’un point de pourcentage par an. Un Africain sur quatre n’a pas accĂšs Ă  l’électricitĂ©. Les temps de trajet sur les routes et sur les voies commerciales en Afrique sont deux Ă  trois fois plus Ă©levĂ©s qu’en Asie, augmentant les prix des biens marchands. La capacitĂ© de gĂ©nĂ©ration d’électricitĂ© reprĂ©sente un niveau qui est environ la moitiĂ© de celui dĂ©gagĂ© en Asie du Sud.

 


 

Le rapport fait remarquer que les engagements d’investissement rĂ©alisĂ©s par les financiers Ă©mergents sont sans prĂ©cĂ©dent, aussi bien en termes d’échelle que sur la grande attention portĂ©e sur des projets d’infrastructures importants. Dans un monde en pleine mutation, avec de nouveaux acteurs et des modalitĂ©s de financement qui entrent en scĂšne, il y a un processus d’apprentissage pour les investisseurs et les bĂ©nĂ©ficiaires. Cela mettra en place de nouvelles demandes de capacitĂ© nationale pour nĂ©gocier des contrats complexes et novateurs et appliquer de nouvelles normes sur l’environnement et sociales nĂ©cessaires aux succĂšs Ă  long terme de tels partenariats.

 

Les exportations en ressources naturelles de l’Afrique subsaharienne vers la Chine ont considĂ©rablement augmentĂ©, de tout juste 3 milliards de dollars en 2001 Ă  22 milliards en 2006. Le pĂ©trole domine, reprĂ©sentant 80 % des exportations totales de la Chine. NĂ©anmoins, la majeure partie des exportations de pĂ©trole de l’Afrique va vers les États-Unis et l’Europe, qui ensemble reçoivent 57 % du total, comparĂ© Ă  seulement 14 % vers la Chine. D’autres denrĂ©es d’exportations importantes d’Afrique sont le minerai de fer et le bois d’Ɠuvre, suivis par le manganĂšse, le cobalt, le cuivre et le chrome.

 

« La coopĂ©ration Sud-Sud croissante est axĂ©e autour de fortes complĂ©mentaritĂ©s Ă©conomiques entre la Chine et l’Afrique », a dit Vivien Foster, Ă©conomiste en chef de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « La demande croissante de la Chine en ressources naturelles est associĂ©e aux rĂ©serves pĂ©troliĂšres et minĂ©rales de l’Afrique qui sont considĂ©rablement et souvent sous-dĂ©veloppĂ©es. L’urgent besoin de l’Afrique en infrastructures est associĂ© Ă  l’industrie de construction de la Chine qui est concurrentielle Ă  l’échelle mondiale. »

 

La Banque mondiale travaille Ă©troitement avec les pays d’Afrique, la Chine et autres partenaires du dĂ©veloppement pour partager ses expĂ©riences et pour qu’ainsi les investissements aient le meilleur impact de dĂ©veloppement.

 

La Chine n’est pas le seul financier Ă©mergent qui joue un rĂŽle majeur en Afrique. Ces derniĂšres annĂ©es, l’Inde a augmentĂ© ses investissements, en engageant 2,6 milliards de dollars depuis 2003. La majeure partie des investissements indiens ont eu lieu au Nigeria. Les Ă©tats du Golfe riches en pĂ©trole et des donateurs arabes jouent Ă©galement un rĂŽle substantiel dans les infrastructures en Afrique, en engageant une moyenne de 500 millions de dollars chaque annĂ©e depuis ces sept derniĂšres annĂ©es.

 

« Tandis qu’une coopĂ©ration Sud-Sud croissante soutenue par de solides investissements en infrastructures marque une tendance positive », dit Chuan Chen, co-auteur et ancien professeur de gĂ©nie civil Ă  l’UniversitĂ© de Tsinghua, en Chine, « le dĂ©fi majeur est de maintenir la dynamique pour des rĂ©sultats de dĂ©veloppement durables ».

 

Conclusions détaillées du rapport

 

·         Les financiers non traditionnels font des investissements relativement importants dans les infrastructures de l’Afrique subsaharienne, permettant de remplir des besoins annuels estimĂ©s Ă  22 milliards de dollars par la Commission pour l’Afrique

·         Les investissements financiers de la Chine en Afrique ont commencĂ© en bas de l’échelle (moins d’un milliard de dollars par an avant 2004) mais ont augmentĂ© pour atteindre plus de 7 milliards en 2006 et replonger Ă  4,5 milliards en 2007.

·         La Chine a engagĂ© 3,3 milliards pour dix projets qui peuvent potentiellement encourager la gĂ©nĂ©ration d’hydroĂ©lectricitĂ© en Afrique subsaharienne de 30 % ou 6 000 mĂ©gawatts de capacitĂ© installĂ©e.

·         La Chine finance la réhabilitation de 1 350 kilomÚtres de lignes de chemin de fer et la construction de 1 600 kilomÚtres de nouvelles lignes de chemin de fer à travers la région, une contribution importante pour le réseau ferroviaire de 50 000 kilomÚtres existant sur le continent.

·         Presque 70 % des investissements chinois sont concentrĂ©s en Angola, au Nigeria, en Éthiopie et au Soudan.

·         Les termes du financement varient selon les pays, mais gĂ©nĂ©ralement engendrent un Ă©lĂ©ment de subvention Ă  hauteur de 33 % proche du niveau dĂ©terminant d’un financement Ă  des conditions favorables.

·         35 pays africains ont reçu des financements chinois en matiĂšre d’infrastructures. Le montant de nombreux projets s’élĂšve Ă  moins de 50 millions chacun.

·         Il y a Ă©galement une poignĂ©e de transactions qui ont une valeur de plus d’un milliard de dollars, montrant la capacitĂ© de la Chine Ă  fournir d’importantes sommes d’argent pour des projets d’infrastructures spĂ©cifiques.

 

Ce rapport a Ă©tĂ© financĂ© par le MĂ©canisme consultatif pour le renforcement des infrastructures par des partenariats public-privĂ© (PPIAF), organisme regroupant le soutien technique de nombreux donateurs qui se concentre sur l’amĂ©lioration des services d’infrastructures.

 

« Le partenariat PPIAF s’engage Ă  aider les pays en dĂ©veloppement Ă  amĂ©liorer leur capacitĂ© d’intĂ©grer diverses sources de financement d’infrastructures dans leurs prioritĂ©s de dĂ©veloppement », dit Jyoti Shukla, Directeur du programme PPIAF.

 

www.ppiaf.org

 





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