Contacts : Cosma Gatere, cgatere@worldbank.org, tĂ©l : +1 202.458.7170 Sarwat Hussain, shussain@worldbank.org, tĂ©l : +1 202.473.5690 Aby K. Toure, akonate@worldbank.org, tĂ©l : +1 202.473.8302 Washington, D.C., 10 juillet 2008â La Chine, lâInde, et quelques pays du Golfe financent un nombre important de projets dâinfrastructures Ă travers lâAfrique subsaharienne, explique un nouveau rapport de la Banque mondiale. Les engagements dâinvestissement en Afrique rĂ©alisĂ©s par ces financiers Ă©mergents ont grimpĂ© passant de moins dâun milliard de dollars par an avant 2004 Ă 8 milliards de dollars en 2006 et 5 milliards de dollars en 2007, signalant la tendance croissante dâune coopĂ©ration parmi les Ă©conomies en dĂ©veloppement (coopĂ©ration Sud-Sud).  « Construire des ponts : Le rĂŽle croissant de la Chine comme financier de lâAfrique subsaharienne » montre comment de nouveaux partenariats dâinfrastructure sont en train de se dĂ©velopper, poussĂ©s par une croissance Ă©conomique solide dans la rĂ©gion, un meilleur climat commercial et une demande croissante en matiĂšre de pĂ©trole et autres denrĂ©es de la Chine et de lâInde.  « Lâhistoire rĂ©ussie de la Chine Ă rĂ©duire la pauvretĂ© par le biais dâune croissance rapide et durable est remarquable, et investir dans les infrastructures Ă©tait un facteur clĂ©. Aujourdâhui, les engagements croissants de la Chine en matiĂšre dâinfrastructures en Afrique permettent de rĂ©pondre Ă lâimportant dĂ©ficit dâinfrastructures sur le continent. Bien sĂ»r, il y a des dĂ©fis auxquels les nations africaines et la Chine devront rĂ©pondre, associĂ©s au soutien des partenaires du dĂ©veloppement », dit Obiageli Katryn Ezekwesili, le Vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour la rĂ©gion Afrique. « En travaillant ensemble, nous pouvons crĂ©er des partenariats gagnants-gagnants. »  LâAfrique est confrontĂ©e Ă des dĂ©fis de taille pour amĂ©liorer ses infrastructures. Des experts du dĂ©veloppement sont dâaccord pour dire quâun « craquement » des infrastructures rĂ©duit le taux de croissance des Ă©conomies africaines par plus dâun point de pourcentage par an. Un Africain sur quatre nâa pas accĂšs Ă lâĂ©lectricitĂ©. Les temps de trajet sur les routes et sur les voies commerciales en Afrique sont deux Ă trois fois plus Ă©levĂ©s quâen Asie, augmentant les prix des biens marchands. La capacitĂ© de gĂ©nĂ©ration dâĂ©lectricitĂ© reprĂ©sente un niveau qui est environ la moitiĂ© de celui dĂ©gagĂ© en Asie du Sud.  Â
Le rapport fait remarquer que les engagements dâinvestissement rĂ©alisĂ©s par les financiers Ă©mergents sont sans prĂ©cĂ©dent, aussi bien en termes dâĂ©chelle que sur la grande attention portĂ©e sur des projets dâinfrastructures importants. Dans un monde en pleine mutation, avec de nouveaux acteurs et des modalitĂ©s de financement qui entrent en scĂšne, il y a un processus dâapprentissage pour les investisseurs et les bĂ©nĂ©ficiaires. Cela mettra en place de nouvelles demandes de capacitĂ© nationale pour nĂ©gocier des contrats complexes et novateurs et appliquer de nouvelles normes sur lâenvironnement et sociales nĂ©cessaires aux succĂšs Ă long terme de tels partenariats.  Les exportations en ressources naturelles de lâAfrique subsaharienne vers la Chine ont considĂ©rablement augmentĂ©, de tout juste 3 milliards de dollars en 2001 Ă 22 milliards en 2006. Le pĂ©trole domine, reprĂ©sentant 80 % des exportations totales de la Chine. NĂ©anmoins, la majeure partie des exportations de pĂ©trole de lâAfrique va vers les Ătats-Unis et lâEurope, qui ensemble reçoivent 57 % du total, comparĂ© Ă seulement 14 % vers la Chine. Dâautres denrĂ©es dâexportations importantes dâAfrique sont le minerai de fer et le bois dâĆuvre, suivis par le manganĂšse, le cobalt, le cuivre et le chrome.  « La coopĂ©ration Sud-Sud croissante est axĂ©e autour de fortes complĂ©mentaritĂ©s Ă©conomiques entre la Chine et lâAfrique », a dit Vivien Foster, Ă©conomiste en chef de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « La demande croissante de la Chine en ressources naturelles est associĂ©e aux rĂ©serves pĂ©troliĂšres et minĂ©rales de lâAfrique qui sont considĂ©rablement et souvent sous-dĂ©veloppĂ©es. Lâurgent besoin de lâAfrique en infrastructures est associĂ© Ă lâindustrie de construction de la Chine qui est concurrentielle Ă lâĂ©chelle mondiale. »  La Banque mondiale travaille Ă©troitement avec les pays dâAfrique, la Chine et autres partenaires du dĂ©veloppement pour partager ses expĂ©riences et pour quâainsi les investissements aient le meilleur impact de dĂ©veloppement.  La Chine nâest pas le seul financier Ă©mergent qui joue un rĂŽle majeur en Afrique. Ces derniĂšres annĂ©es, lâInde a augmentĂ© ses investissements, en engageant 2,6 milliards de dollars depuis 2003. La majeure partie des investissements indiens ont eu lieu au Nigeria. Les Ă©tats du Golfe riches en pĂ©trole et des donateurs arabes jouent Ă©galement un rĂŽle substantiel dans les infrastructures en Afrique, en engageant une moyenne de 500 millions de dollars chaque annĂ©e depuis ces sept derniĂšres annĂ©es.  « Tandis quâune coopĂ©ration Sud-Sud croissante soutenue par de solides investissements en infrastructures marque une tendance positive », dit Chuan Chen, co-auteur et ancien professeur de gĂ©nie civil Ă lâUniversitĂ© de Tsinghua, en Chine, « le dĂ©fi majeur est de maintenir la dynamique pour des rĂ©sultats de dĂ©veloppement durables ».  Conclusions dĂ©taillĂ©es du rapport  ·        Les financiers non traditionnels font des investissements relativement importants dans les infrastructures de lâAfrique subsaharienne, permettant de remplir des besoins annuels estimĂ©s Ă 22 milliards de dollars par la Commission pour lâAfrique ·        Les investissements financiers de la Chine en Afrique ont commencĂ© en bas de lâĂ©chelle (moins dâun milliard de dollars par an avant 2004) mais ont augmentĂ© pour atteindre plus de 7 milliards en 2006 et replonger Ă 4,5 milliards en 2007. ·        La Chine a engagĂ© 3,3 milliards pour dix projets qui peuvent potentiellement encourager la gĂ©nĂ©ration dâhydroĂ©lectricitĂ© en Afrique subsaharienne de 30 % ou 6 000 mĂ©gawatts de capacitĂ© installĂ©e. ·        La Chine finance la rĂ©habilitation de 1 350 kilomĂštres de lignes de chemin de fer et la construction de 1 600 kilomĂštres de nouvelles lignes de chemin de fer Ă travers la rĂ©gion, une contribution importante pour le rĂ©seau ferroviaire de 50 000 kilomĂštres existant sur le continent. ·        Presque 70 % des investissements chinois sont concentrĂ©s en Angola, au Nigeria, en Ăthiopie et au Soudan. ·        Les termes du financement varient selon les pays, mais gĂ©nĂ©ralement engendrent un Ă©lĂ©ment de subvention Ă hauteur de 33 % proche du niveau dĂ©terminant dâun financement Ă des conditions favorables. ·        35 pays africains ont reçu des financements chinois en matiĂšre dâinfrastructures. Le montant de nombreux projets sâĂ©lĂšve Ă moins de 50 millions chacun. ·        Il y a Ă©galement une poignĂ©e de transactions qui ont une valeur de plus dâun milliard de dollars, montrant la capacitĂ© de la Chine Ă fournir dâimportantes sommes dâargent pour des projets dâinfrastructures spĂ©cifiques.  Ce rapport a Ă©tĂ© financĂ© par le MĂ©canisme consultatif pour le renforcement des infrastructures par des partenariats public-privĂ© (PPIAF), organisme regroupant le soutien technique de nombreux donateurs qui se concentre sur lâamĂ©lioration des services dâinfrastructures.  « Le partenariat PPIAF sâengage Ă aider les pays en dĂ©veloppement Ă amĂ©liorer leur capacitĂ© dâintĂ©grer diverses sources de financement dâinfrastructures dans leurs prioritĂ©s de dĂ©veloppement », dit Jyoti Shukla, Directeur du programme PPIAF.  www.ppiaf.org  |