Personnes à contacter : À Washington : Beldina Auma (202) 458-7307 Baumaowuor@worldbank.org Au Ghana : Kafu Kofi Tsikata (233) 244-312-540 Ktsikata@worldbank.org Au Mozambique : Rafael Saute (258-1) 482 300 Rsaute@worldbank.org Au Burkina Faso : Lionel F. Yaro Lyaro@worldbank.org WASHINGTON, le 6 décembre 2006 — Le partage entre des pays africains de leurs expériences du Projet d’accélération du traitement du SIDA (TAP), en cours depuis deux ans, a constitué le point culminant de deux semaines d’activités organisées par la Banque mondiale à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le VIH/SIDA, qui ont démarré le 27 novembre et s’achèveront le 7 décembre. Réunis à Washington jeudi dernier, des participants venus du Mozambique, du Ghana et du Burkina Faso et des représentants des organisations parrainant le projet – l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la Banque mondiale – ont, pendant une journée marathon, partagé les enseignements tirés du projet. « Pendant cette session et pour l’avenir, nous cherchons notamment à comprendre la résistance aux médicaments, ainsi que leur efficacité et leur efficience» affirme Albertus Voetberg, chef d’équipe du projet TAP. « Nous recherchons aussi les facteurs déterminants du respect du traitement – est-ce le genre, le revenu, le statut social ou une ensemble de facteurs ? » L’un des points abordés lors de ces échanges portait sur les différentes formules du dépistage du VIH. Initialement, la norme reposait sur le conseil bénévole et le dépistage, le conseil intervenant avant et après le dépistage. Toutefois, dans les pays où le TAP a été mis sur pied, le dépistage du VIH se fait de plus en plus de manière routinière, ne nécessitant qu’un formulaire de consentement général. Selon l’ONUSIDA, des 4,6 millions d’Africains infectés par le VIH et ayant besoin d’antirétroviraux qui prolongent la vie, seulement un million reçoivent des médicaments. En 2004, la Banque mondiale, l’OMS et l’ECA ont lancé le TAP pour rechercher le meilleur moyen de fournir et de contrôler le traitement contre le SIDA, dans le but de renforcer la capacité des systèmes de santé à s’attaquer à ce problème et à prendre en compte le résultat des expériences antérieures dans les programmes actuels et futurs de lutte contre le SIDA. « Nous misons sur la stabilité politique et financière pour aider à passer des ripostes d’urgence à des solutions pérennes, viables et prévisibles » déclare Elizabeth Lule, chef de l’équipe de coordination de la lutte contre le SIDA pour la région Afrique à la Banque mondiale. Le Ghana est l’un des pays qui s’illustrent par des partenariats publics-privés solides établis pour lutter contre le SIDA. En effet, le secteur public, les organisations non gouvernementales (ONG), les organisations confessionnelles et le secteur privé, travaillent ensemble dans le cadre du projet TAP, chacun jouant un rôle bien précis. Le secteur public s’occupe du traitement et de la prise en charge, ainsi que de la recherche, les ONG et les organisations confessionnelles gèrent les sites du TAP qui offrent des prestations thérapeutiques et des soins à domicile, tandis que le secteur privé se fait le champion du programme de lutte contre le SIDA en milieu professionnel. « Le partenariat public-privé renforce très bien la responsabilité collective mondiale et en fait partie » affirme Mme Lule. Les enseignements à tirer concernent la panoplie d’effets sociaux et économiques positifs du traitement, les questions liées aux systèmes de santé et la promotion des partenariats publics-privés (PPP). L’évaluation des partenariats publics-privés est en cours au Burkina Faso, et les premiers rapports seront disponibles au courant de janvier. Les participants à cette séance de partage d’expériences qui aura duré une journée ont également pris connaissance des avantages économiques qui s’offrent à l’échelon du ménage – comment les patients sous traitement peuvent tirer parti de l’exercice d’une activité, tout comme l’ensemble du système. Ils ont aussi débattu de la question des bénéficiaires du traitement et des critères de sélection appliqués, puisque tous les patients ne reçoivent pas le traitement. Le TAP est financé au moyen d'un don de 59,8 millions de dollars accordé par l’Association internationale de développement (IDA) qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale.
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