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Un jeune peintre camerounais rejoint la Banque mondiale dans la lutte contre la pauvreté

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Coup de Pinceau : Un pas de plus dans la lutte contre la pauvreté

Il n’est certainement pas l’alter ego camerounais de Picasso, Leonardo Da Vinci, Albert Bierstadt ou Michelangelo Buonarotti. Mais Max Lyonga est véritablement un artiste accompli. Avec une profonde passion, ce jeune camerounais utilise ses influences intellectuelles, écologiques, sociales et culturelles pour peindre le monde qui l’entoure. Il est un pur produit de sa société, et c’est la raison pour laquelle il a fait de la « lutte contre la pauvreté » sa préoccupation.

painting
A sample of artist Max Lyonga's inspiring paintings.
artist working 
Artist Max Lyonga at work. 
street children 
Artist Max Lyonga with children of the street.

« Ma vision pour notre peuple est une vision d’espoir, et je suis convaincu que si des artistes, des musiciens, des écrivains, des footballeurs et des peintres de talent comme moi se joignent à la Banque mondiale pour lutter contre la pauvreté, nous aurons plus de succès. » Ainsi parle Max Sako Lyonga, qui est âgé de trente et sept ans, et qui a eu ce qu’il décrit comme une « idée originale » pour combattre la pauvreté au Cameroun.

« Notre peuple demande de l’argent à la Banque mondiale et à d’autres institutions financières internationales parce que nous sommes pauvres. D’accord ; mais nous ne devrions pas encourager le monde à continuer à nous traiter comme des pauvres et des démunis », déclare Max Lyonga, qui dit qu’il veut présenter une image positive de l’Afrique et de ses populations, ainsi que sa richesse culturelle.

Lyonga a immortalisé ses idées sur la lutte contre la pauvreté sur une large toile avec en arrière-plan un ciel bleu, qui pour lui représente la joie, le bonheur, l’espoir et la confiance en l’avenir de son pays. « Lorsque j’ai conçu l’idée de cette peinture, je voulais produire quelque chose qui ferait la différence. Les couleurs que j’ai utilisées sur cette toile sont gaies », insiste Lyonga. « Lorsque vous regardez les visages des gens sur ce tableau, vous constatez qu’ils s’agit de gens heureux. Il n’y a pas de visage triste et les couleurs sont attrayantes. C’est l’Afrique que je vois », conclut-il.

Lyonga déclare qu’il lui a fallu quatre mois pour finir cette toile qu’il a intitulée « Un monde d’artiste à l’abri de la pauvreté ». Pour lui, l’être humain doit toujours se battre pour être heureux et garder espoir, quelles que soient les circonstances, parce que seule une attitude positive et la foi en soi peuvent nous aider à éradiquer la pauvreté.

Lyonga peint depuis quinze ans et a été associé à plusieurs initiatives sociales et caritatives dans sa communauté. En juin dernier, il a organisé une semaine de formation intense pour quelques huit enfants de la rue. Il leur a appris à mélanger les couleurs primaires, à développer leurs idées et à faire une esquisse. Et plus encore, « J’ai insufflé de l’espoir et de la confiance à ces enfants et j’ai essayé de leur faire comprendre qu’ils pourraient réussir dans la vie s’ils quittaient la rue et s’engageaient dans la peinture », a-t-il déclaré. Entre autres actions caritatives, il a vendu une de ses toiles à sept millions de francs CFA lors d’une vente aux enchères et a fait don de cet argent pour aider les enfants atteints du VIH/SIDA dans sa ville natale, Buéa…

Lyonga n’a pas reçu une éducation artistique formelle. Ses talents de peintre ont été découverts par son maître d’école primaire, un certain M. Tanya, qui a convaincu ses parents de l’encourager dans ce sens. Il a commencé à peindre des tableaux impressionnistes, puis il a rencontré et travaillé avec des touristes allemands qui pratiquaient l’art abstrait, une technique qui, plus tard, est devenue un aspect dominant de son œuvre. Sa culture natale, le Bakweri, son milieu, les aspects sociaux de la vie, des scènes et des sentiments intimes dominent son œuvre artistique qu’il exprime par des toiles abstraites et figuratives. Lyonga dirige son centre d’exposition personnel, le Coha Arts Gallery, qui est situé à Buéa, la capitale provinciale du Sud-ouest. Ses œuvres lui ont valu plusieurs récompenses au niveau national et, comme il le dit fièrement, « seul le ciel est la limite de mon ambition »

Le tableau inspirateur de Lyonga trône majestueusement dans le Bureau du Représentant résident, Markus Repnik, qui est très fier de le présenter et d’en expliquer la symbolique à ses nombreux visiteurs. Selon Markus, « la vision que j’ai de la Banque mondiale au Cameroun est d’être un catalyseur qui met les homes et les idées en contact pour éradiquer la pauvreté. La toile de Max illustre parfaitement cette vision.” 

Par Adamu Musa

 

 




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