Histoire Dernière mise à jour : Septembre 2009 À la fin de la Première Guerre mondiale, le territoire de Douala sous protectorat allemand est partagé entre la Grande-Bretagne et la France. En décembre 1958, la région administrée par la France acquiert son autonomie et devient la République du Cameroun. En 1960, le pays accède à l’indépendance et devient membre des Nations Unies. Ahmadou Ahidjo devient le premier président du pays.
En 1961, le Sud du Cameroun britannique forme une fédération avec la République du Cameroun, tandis que le Nord du Cameroun britannique se rattache au Nigeria. Ahmadou Ahidjo reste président jusqu’à la fin de 1982. L’ancien premier ministre, Paul Biya, lui succède et est reconduit dans ses fonctions en 1997 et 2004. Philémon Yang est aujourd’hui premier ministre, chef du Gouvernement. Situation politique Le Cameroun est une république constitutionnelle. En 1996, un amendement constitutionnel prolonge le mandat présidentiel à sept ans, renouvelable une seule fois. Un nouvel amendement, intervenu au début de l'année 2008 a fait sauter le verrou constitutionnel de la limitation des mandats. Le Président et les membres du parlement bicaméral sont élus au suffrage universel. Les ministres, nommés par le président, ne peuvent pas exercer de fonctions législatives. Le Cameroun bénéficie d’une relative stabilité politique, contrairement à la plupart des autres pays de cette sous-région turbulente d’Afrique centrale. Économie L’économie camerounaise est essentiellement agricole. Les principales cultures de rente sont le cacao, le café, le tabac, le coton et la banane. Les produits pétroliers représentent plus de la moitié des exportations, et le bois est également un grand produit d’exportation. Au début des années 80, l’économie camerounaise fait figure de modèle sur le continent africain. Cependant, des insuffisances au niveau de la gestion économique et de l’action des pouvoirs publics sont révélées en 1985 à la suite de l’effondrement des cours du café, du cacao et du pétrole, qui entraîne une détérioration de 60 % des termes de l’échange avec l’extérieur. Ce bouleversement des termes de l’échange, à quoi s’ajoutent une monnaie surévaluée, une crise budgétaire et une mauvaise gestion de l’économie, plonge le pays dans une longue période de stagnation économique et d’accumulation rapide de la dette publique. En janvier 1994, le franc CFA est dévalué, mais le gouvernement tarde à mettre en œuvre les réformes structurelles qui auraient permis d’assurer une reprise économique rapide après la dévaluation. À la fin de 1996, le Cameroun change de cap et s’engage à lancer un programme de réformes structurelles et de mesures macroéconomiques prudentes. Grâce à ces réformes du secteur public (foresterie, transport, système bancaire et privatisation des services collectifs) appuyées par le FMI et la Banque mondiale, la situation économique s’améliore. Le Cameroun adopte une stratégie globale de réduction de la pauvreté en 2003 et, en avril 2006, atteint le point d’achèvement de l'Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et est admis à bénéficier d’un allégement supplémentaire de sa dette envers le FMI, l'Association internationale de développement (IDA) et le Fonds africain de développement (FAD) dans le cadre de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Progrès sur le plan du développement Grâce à un cadre macroéconomique stable et à un ambitieux programme de réformes structurelles et institutionnelles, le PIB réel augmente d’environ 3% à 3.4% par an durant la période 2001-2007. Bien que l’indice numérique de pauvreté ait diminué entre 1996 et 2001, les résultats de l’enquête auprès des ménages (ECAM III) n’indiquent pas de changement significatif sur les tendances de la pauvreté depuis 2001 (39.9% en 2007 contre 40% en 2001). Actuellement, les inégalités restent fortes alors que les indicateurs sociaux sont toujours médiocres. Selon les résultats d’ECAM III, en 2007, pour une population estimée à 17.9 millions d’habitants, 7.1 millions étaient pauvres. L’enquête a également révélé que 55% des ménages ruraux étaient pauvres en comparaison avec 12% des ménages vivant en ville. Résultat : 87% des ménages ruraux sont pauvres en 2007 alors qu’ils n’étaient que 82% en 2001. Dans l’ensemble, la croissance économique ralentit d’environ 3 % par an pendant la période 2001-07, en raison principalement du report des réformes sur l’environnement des affaires, de la restructuration des entreprises publiques, de la rapide diminution de la production pétrolière, et de la baisse de l’offre d’électricité qui a eu des effets négatifs sur l’activité industrielle. La croissance anémique et la hausse des prix de quelques produits de base sont à l’origine des tensions sociales et des revendications de février 2008. Le gouvernement, qui vient d’élaborer un nouveau DRSP en 2009, veut profiter de cette occasion pour s’attaquer plus énergiquement à certains facteurs qui limitent la croissance au Cameroun. Défis en perspective Le Gouvernement du Cameroun nourrit de «grandes ambitions» pour l’avenir du pays telles que reflétées dans sa «Vision 2035». Ce document a servi de base de travail à la révision du nouveau Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) qui a été finalisé en 2009. celui-ci envisage le Cameroun comme un « pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité d’ici 2035 ». Ses principaux objectifs sont les suivants: (i) réduction de la pauvreté à moins de 10% ; (ii) admission du Cameroun au statut de pays à revenus intermédiaires ; (iii) admission du Cameroun au statut de pays industrialisé ; et (iv) consolidation de la démocratie et de l’unité nationale. La mise en œuvre du premier DSRP a certes produit des résultats, mais le Gouvernement camerounais a saisi les nouvelles opportunités offertes par l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE, l’admission à l’IADM et la Déclaration de Paris sur l’harmonisation et l’alignement, pour l’élaboration du récent DSCE de deuxième génération qui est davantage axé sur les résultats. En adéquation avec le nouveau DSCE, une stratégie d’aide-pays, préparé en parallèle avec d’autres partenaires au développement est en cours de préparation et sera finalisée en 2009. Le programme de la Banque va directement répondre à la vision et aux intentions du Gouvernement telles que définies dans sa Vision 2035 et dans le DSCE qui placent la croissance économique au centre de toutes les préoccupations. Pour cette raison, la réponse globale de la Banque sera centrée sur la notion de «croissance inclusive» pendant la période de la CAS. Les piliers suivants ont été sélectionnés sur la base des domaines d’intérêt essentiels de la stratégie de croissance du DSCE : une compétitivité plus accrue et une meilleure qualité de service. Assistance de la Banque mondiale En septembre 2009, le portefeuille de la Banque mondiale comprend vingt projets, dont douze financés par des crédits et dons IDA et le Fonds pour l'Environnement mondial (FEM - site en anglais), trois opérations régionales sans oublier quatre autres projets financés par des fonds fiduciaires. Les engagements de l’IDA, du FEM et des quatre fonds fiduciaires s’élèvent à 659.5 millions de dollars américains. Pour en savoir plus, se reporter à la page Projets et programmes. L’IFC a un bureau régional à Douala et a joué un rôle clé dans le secteur pétrolier et dans les projets de mise en concession du réseau ferroviaire, d’électricité et de privatisation. L'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) s’emploie à renforcer sa présence au Cameroun. Elle n’a pas de contrats de garantie au Cameroun à l’heure actuelle, mais les perspectives sont bonnes. La Banque mondiale travaille en étroite collaboration avec les partenaires au développement du Cameroun par l’intermédiaire de son bureau-pays à Yaoundé. Contacts Pour les contacts, cliquez ici. |