| YAOUNDÉ, 18 février 2009— La Banque mondiale et la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) ont signé un accord de financement d'une valeur de 50 millions de dollars le 27 janvier dernier dans le cadre d'une initiative visant à encourager et à renforcer la gouvernance du marché financier et à accroître la transparence, la réglementation et la compétitivité des systèmes financiers. Signé par Mary Barton-Dock, directrice des opérations de la Banque mondiale dans la sous-région, et par Philibert Adzembe, gouverneur de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), cet accord est destiné à i) renforcer les capacités de la BEAC ; ii) promouvoir le financement des investissements dans la région (par la mise en œuvre du plan stratégique de la Banque de développement des États d'Afrique centrale et la création d'un fonds de financement d’études de faisabilité et de pré-investissement dans le domaine de l’intégration régionale) ; iii) développer la coordination des politiques économiques de la région, la supervision du secteur financier et l'intégrité financière ; iv) coordonner les projets. Cette initiative facilitera l'accès au financement et permettra d’accroître les ressources financières disponibles, particulièrement en ce qui concerne la réutilisation de l'excédent des recettes pétrolières en Afrique centrale. Le projet en résultant permettra de soutenir et de consolider les institutions régionales dans l'objectif de faciliter le renforcement des marchés financiers et l'intégration de la sous-région de l’Afrique centrale, facteur clé de croissance et de réduction de la pauvreté dans cette région. Le projet soutient également les initiatives de lutte contre le blanchiment d'argent et de formation au microfinancement. « Un accent particulier sera mis sur les systèmes d’information de gestion entre toutes les institutions et les deux bourses de la sous-région (Douala et Libreville), sur les systèmes de financement et sur la formation », a déclaré Barton-Dock. Les marchés financiers de la sous-région de l’Afrique centrale—qui comprend le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad—, manquent d’ampleur, la concurrence y est peu développée et les transactions bancaires peu nombreuses. De surcroît, les marchés de l’assurance et les services boursiers n’y ont été introduits que récemment. « La sous-région dispose de vastes excédents de recettes pétrolières et connaît une demande pressante d’investissement et d’infrastructures mais la rencontre de ces deux facteurs ne se fait pas » a conclu Barton-Dock. On estime que tous les excédents des recettes pétrolières devraient être réinvestis dans les infrastructures. |