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Le SIDA en Afrique aujourd'hui

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­Statistiques relatives au VIH et au SIDA en Afrique à la fin de 2006 – Comparaison avec le reste du monde

 

RÉGION

Adultes (>15 ans) et enfants vivant avec le VIH

Adultes (>15 ans) et enfants : nouvelles infections à VIH

Prévalence chez les adultes

(15 – 49 ans) (%)

Adultes (>15 ans) et enfants : décès dus au SIDA

Nombre d’orphelins

Afrique subsaharienne

24,7 millions

2,8 millions

5,9

2,1 millions

12 millions

Monde

39,5 millions

4,3 millions

1,0

2,9 millions

15 millions

Part de l’Afrique

63 %

65 %

 

72 %

80 %

 

 

·         L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec près de 25 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 2 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans. En 2006 seulement, près de 8 000 adultes et enfants sont décédés chaque jour du SIDA [1].

·         Le VIH est une infection absolument évitable, et des progrès prometteurs sont observables à cet égard. Même en l’absence de vaccin, les adultes peuvent se prémunir contre le VIH par la modification de leurs comportements, le recours aux préservatifs et par d’autres moyens qui ont freiné la propagation du VIH dans un nombre croissant de pays pauvres.

 

  • Huit des onze études portant sur des pays subsahariens indiquent que le pourcentage des jeunes ayant des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans a diminué, et que le recours aux préservatifs a augmenté.
  • Dans certains pays, 60 % des femmes séropositives enceintes reçoivent une prophylaxie antirétrovirale visant à prévenir la transmission du virus de la mère à l'enfant.
  • Le nombre de traitements antirétroviraux a plus qu’octuplé en Afrique, plus d’un million de personnes en bénéficiant désormais. Cela étant, seul un quart des patients (23 %) qui en ont besoin les reçoivent [2].
  • Au Zimbabwe, le taux national de prévalence du VIH chez les adultes a diminué, celui des femmes enceintes étant passé de 30 à 32 % en 2000 à 24 % en 2004.
  • Un déclin de la prévalence est également observable dans des pays tels que le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda, déclin qui se limite toutefois à certains groupes ou certaines régions et n’est pas assez généralisé.
  • Le taux de prévalence diminue également dans les zones urbaines au Burkina Faso, au Burundi, en Côte d’Ivoire et au Malawi, surtout chez les femmes enceintes et les jeunes femmes.

 

·         Le SIDA est une maladie qui atteint de plus en plus les jeunes femmes. Cinquante-neuf pour cent des personnes séropositives en Afrique sont des femmes ; les jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans courent un risque au moins trois fois (et, dans certains endroits, de quatre à cinq fois) plus élevé d’être infectées par le VIH que les hommes de la même tranche d’âge, ce qui tient pour l’essentiel à l’inégalité entre les sexes, au manque d’instruction et au faible statut socio-économique [3]. Plus que jamais, une stratégie multisectorielle ciblée s’impose pour s’attaquer aux causes profondes de l’inégalité entre les sexes qui alimente la propagation de l’épidémie.

·         Les investissements dans la recherche et le développement de nouvelles technologies et de nouveaux instruments qui donneraient aux femmes les moyens de mieux se protéger doivent se poursuivre, surtout dans les domaines des microbicides et de la prophylaxie pré-exposition (PREP) auxquels la 16e Conférence internationale sur le SIDA de Toronto  a fait une large place.

·         Malgré les signes de progrès récemment observés, notre vigilance ne saurait se relâcher car d’autres épidémies se profilent à l’horizon. En effet, la consommation de drogues injectables devient un facteur de risque élevé dans certaines parties du Kenya, de Tanzanie, du Nigeria, de l’Afrique du Sud et de Maurice, et une hausse des taux d’infection se dessine chez certains groupes en Ouganda et au Mozambique, ce qui pourrait réduire à néant les progrès de la décennie écoulée.

·         Le VIH/SIDA est de plus en plus associé au développement de souches dangereuses d’autres maladies chroniques telles que la tuberculose ultrarésistante (XDR-TB), qui pourrait favoriser la propagation de la tuberculose si elle n’est pas maîtrisée. Il se confirme que le paludisme est plus grave et fréquent chez les adultes séropositifs, ceux-ci courant un risque trois fois plus élevé de devoir recevoir un traitement clinique pour cette maladie [4] que les adultes non infectés par le VIH.

Programme de la Banque mondiale

Projets nationaux

38 approuvés, dont 4 projets répliques

Projets sous-régionaux

4 projets approuvés (107 millions de dollars EU)

Total des engagements

1,32 milliard de dollars EU

Total des décaissements

747 millions de dollars EU

2e génération de projets du MAP

Burkina Faso, Ghana, Madagascar, Érythrée (approuvé)

Bénin, Cameroun, Kenya et Éthiopie (en élaboration)

 

Près de 50 % des financements de la Banque mondiale vont actuellement à des mesures de prévention et d’atténuation, dont l’aide aux orphelins, deux domaines dont le rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale de SIDA a établi qu’ils représentaient des défis et nécessitaient un appui soutenu.

 

 

 

Allocation des fonds du MAP aux interventions stratégiques (estimations) [5]

Secteur d’intervention du projet

Pourcentage estimé

Millions de dollars EU (estimation)

Prévention

35 %

      455,52

Soins et traitements

22 %

      283,88

Atténuation (OEV)

13 %

      165,05

Sensibilisation

14 %

      178,25

Suivi et évaluation

4 %

        52,81

Divers (ou mixtes, recherche opérationnelle comprise)

14 %

      184,85

Total

100 %

1.320,36

 

Au cours de l’exercice 2007, la Région donnera la priorité aux domaines fondamentaux suivants :

1. Actualisation du Programme d’action pour l’Afrique en matière de VIH/SIDA de la Banque mondiale (2007‑2011). Le programme sera lancé durant les réunions de printemps, en avril 2007. Des consultations en vue de discuter de la note conceptuelle ont été organisées avec les organes des Nations Unies, la Banque africaine de développement, le FMI, des groupes confessionnels, des jeunes, des personnes vivant avec le VIH/SIDA, les médias et les pays bailleurs de fonds, qui ont apporté des recommandations cohérentes.

 

2. Élaboration et hiérarchisation de mesures stratégiques de lutte contre le VIH/SIDA. Dans le cadre du service Stratégie et plan d’action en matière de lutte contre le SIDA (ASAP), la région aide les pays à reformuler leurs stratégies et plans d’action nationaux en matière de SIDA de manière à les fonder sur des faits démontrés, à les hiérarchiser et à en évaluer les coûts. La région travaillera également en coopération avec le PNUD pour aider les pays à intégrer la lutte contre le VIH/SIDA aux Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). 

 

 

Contact : Beldina Auma (202) 458-7307

Dernière mise à jour : 1er décembre 2006

 

[1] Le point sur l’épidémie de SIDA 2006, ONUSIDA, Décembre 2006

[2] Le point sur l’épidémie de SIDA 2006, ONUSIDA, Décembre 2006

[3] Le point sur l’épidémie de SIDA 2006, ONUSIDA, Décembre 2006

[4] Le point sur l’épidémie de SIDA 2006, ONUSIDA, Décembre 2006

[5] Estimations fondées sur les documents d’évaluation des projets de la Banque mondiale et les données annuelles des Conseils nationaux de lutte contre le SIDA.

 




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