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Kenya : la Banque mondiale approuve un programme de lutte contre le VIH/SIDA d’un montant de 80 millions de dollars

Available in: English

Communiqué de presse n° : 2007/487/AFR

 

Contacts

À Nairobi : Peter Warutere (+254-20) 3226444

pwarutere@worldbank.org

À Washington : Beldina Auma +1(202) 473 7307

baumaowuor@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 26 juin 2007— La Banque mondiale a approuvé un crédit* de 80 millions de dollars au Kenya pour qu’il amplifie les interventions ciblées de lutte contre le VIH et le SIDA en vue de prévenir et d’atténuer les retombées de la maladie.

 

Le projet de guerre totale contre le VIH et le SIDA (Total War Against HIV and AIDS -TOWA) aidera le Kenya a diminuer encore la prévalence du VIH/SIDA, passée de plus de 13% en 2001 à 6% environ en 2005, en consolidant la gouvernance du Conseil national de lutte contre le SIDA (National AIDS Control Council - NACC) l’organisme chargé d’élaborer les stratégies et de superviser l’exécution des programmes de lutte contre la pandémie. Les programmes comptent confier l’utilisation des dons à des organisations non-gouvernementales (ONG) qui seront assujetties à des procédures rigoureuses et transparentes de sélection, de suivi et de résultats. Cette approche prévoit une plus grande supervision de la part des collectivités et la mise à l’index des ONG non performantes.

 

« Nous sommes convaincus que dans le cadre de cette assistance les problèmes primordiaux des communautés en matière de VIH et de SIDA et d’autres interventions destinées aux groupes vulnérables seront traités en priorité. Le Kenya pourra ainsi continuer de freiner la propagation de l’épidémie, améliorer la qualité de vie des personnes affectées et infectées, et atténuer les retombées socio-économiques de la pandémie dans le pays », a déclaré Allan Ragi, Directeur administratif du consortium d’ONG œuvrant contre le SIDA au Kenya (Kenya Aids NGOs Consortium - KANCO).   

 

Ce crédit est le premier accordé par la Banque mondiale au Kenya pour la lutte contre le VIH et le SIDA depuis l’approbation, en décembre 2000, d’un crédit de 50 millions de dollars au titre du projet d’intervention d’urgence contre le VIH/SIDA (le KHADREP). Ce dernier a permis au pays d’accomplir des progrès substantiels dans la lutte contre la pandémie, mais a également été victime d’irrégularités de gestion de la part de certains agents responsables et ONG, ce qui a entraîné sa clôture en décembre 2005. Le nouveau projet a été approuvé après l’application de mesures correctives et à l’issue de consultations approfondies entre le gouvernement kenyan, la Banque mondiale et d’autres intervenants afin de définir de nouvelles structures d’organisation et mesures de protection à l’intérieur du NACC.

 

Le projet consolidera la gouvernance au sein du NACC par les moyens suivants : a) un mécanisme d’attribution des dons axé sur les résultats et fondé sur la performance ; b) l’instauration de procédures transparentes de prise de décision, avec diffusion intégrale des informations ; et c) le renforcement de la gestion financière et des capacités de passation de marchés.

 

« La décision du Conseil de la Banque mondiale de reprendre le financement du programme national de lutte contre le VIH/SIDA après l’application de mesures correctives s’accorde avec la priorité donnée à l’équité et à la gouvernance dans le récent rapport d’avancement de la stratégie d’assistance au pays », relève Colin Bruce, directeur-pays pour le Kenya à la Banque mondiale. « Nous sommes résolus à ce que l’aide consentie parvienne aux 5 millions de Kenyans les orphelins et les jeunes femmes en particulier- qui sont directement et indirectement touchés et extrêmement vulnérabilisés par la maladie ».

 

L’exécution du projet sera suivie de près pour veiller à ce que les fonds parviennent aux groupes les plus susceptibles de contracter le VIH et le SIDA, et à ce qu’ils livrent des résultats optimaux grâce à la meilleure coordination des opérations des bailleurs de fonds.

 

Le Department for International Development (DFID) britannique devrait apporter 33 millions de dollars de crédits supplémentaires dans le cadre du projet. « Nous nous réjouissons du soutien renouvelé de la Banque mondiale à la lutte contre le VIH/SIDA », a déclaré Simon Bland, responsable du DFID au Kenya. « Malgré le recul récent de la prévalence de l’épidémie, on recense jusqu’à 70 000 nouvelles personnes infectées chaque année, et rien ne nous autorise à relâcher notre vigilance. L’harmonisation de notre aide avec celle de la Banque mondiale marque une évolution importante dans la façon dont nous-mêmes et d’autres bailleurs finançons la lutte contre le VIH/SIDA sous la conduite du NACC. Nous espérons qu’elle sera le coup d’envoi à une meilleure coordination de tous les partenaires au développement dans le cadre de cette lutte. »

 

*Ce crédit est assujetti aux conditions standard de l’Association internationale de développement, à savoir une commission d’engagement de 0,35 %, une commission de service de 0,75 % et une échéance de 40 ans, dont un différé d’amortissement de dix ans.

 

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Pour de plus amples renseignements sur les opérations de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, veuillez vous rendre sur le site www.banquemondiale.org/afrique

 

Pour en savoir plus sur les opérations de la Banque mondiale au Kenya, veuillez vous rendre sur le site www.worldbank.org/ke

Pour de plus amples renseignements sur l’Association internationale de développement, veuillez vous rendre sur le site www.banquemondiale.org/ida

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets .



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