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La Banque mondiale sanctionne Acres International Limited

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News Release No:2005/33/S
Personnes à contacter à Washington :
Damian Milverton (202) 473-6735
Email: dmilverton@worldbank.org
Edith Wilson (202) 473-1104
Email:
ewilson1@worldbank.org


WASHINGTON, le 23 juillet 2004
 – La Banque mondiale a sanctionné Acres International Limited (Acres), une société canadienne, à la suite d’actes de corruption liés à son contrat financé par la Banque, dans le cadre du projet Lesotho Highlands Water Project (LHWP).  Cette société a été déclarée exclue pendant trois ans de tous nouveaux contrats financés par la Banque. La mesure s’inscrit dans le cadre des efforts de lutte contre la corruption menés à grande échelle par la Banque depuis 1996, sur l’initiative du Président James Wolfensohn.  On trouvera à l’adresse suivante de plus amples renseignements sur les politiques et les activités de la Banque mondiale en matière de lutte contre la corruption : http://www.worldbank.org/anticorruption

 

Le Comité des sanctions de la Banque mondiale a découvert que Acres s’était livrée à des actes de corruption aux fins d’influencer la décision de l’ancien directeur de Lesotho Highlands Development Authority (LHDA), l’organisme d’exécution du projet LHWP.  Ceci constitue une violation des normes de passation des marchés de la Banque. En recommandant à M. Wolfensohn la mesure d’exclusion de trois ans, le Comité a tenu compte d’un certain nombre de circonstances atténuantes, notamment le fait que les tribunaux du Lesotho avaient déjà ordonné à Acres de payer une amende et que les personnes liées aux activités de Acres dans le cadre du projet LHWP n’occupent plus de postes de responsabilité au sein de la société.

 

En 1987 et 1991, Acres a obtenu, au titre du projet LHWP, d’importants contrats d’assistance technique à LHDA, dont le deuxième d’un montant légèrement inférieur à 17 millions de dollars. Le Gouvernement du Lesotho a annoncé en juillet 1999 des inculpations pour des actes de corruption allégués dans le cadre du projet LHWP.  Suite à cette annonce, le Service de déontologie institutionnelle de la Banque mondiale a ouvert une enquête qui a tenté d'établir si des consultants qui avaient obtenu des marchés financés par la Banque s’étaient livrés à de tels actes. À l’issue de cette première enquête, la Banque avait conclu que les preuves n’étaient pas  suffisantes n’avait donc pas pris à l’époque de mesures de sanction à l’encontre de Acres. La Banque s’était cependant réservé le droit de rouvrir l’enquête à la lumière de toute information complémentaire qui pourrait être établie, notamment à la faveur des poursuites judiciaires engagées publiquement au Lesotho.  Suite à la condamnation de Acres pour corruption, par la Haute cour de justice du Lesotho en septembre 2002, la Banque a réouvert son enquête. En août 2003, la Cour d’appel du Lesotho a confirmé la décision de la Haute cour de justice au sujet d’un des deux chefs d’accusation de corruption. 

 

  Après l’annonce des condamnations en 1999, la Banque mondiale a fourni de nombreux éléments de preuve au parquet du Lesotho et a fait mis son personnel a sa disposition. Par la suite, la Banque a aidé les autorités du Lesotho en mettant les procureurs du Lesotho en contact avec les différents organismes de financement de projet et des responsables de l’UE chargés de la répression de la fraude. Les travaux d’enquête menés par les autorités du Lesotho ont permis à la Banque d’étayer sa décision d’exclure Acres et de revoir les éléments de preuve retenus contre d’autres.

 

LHWP est un grand projet de développement pour l'acheminement r de l’eau des Monts Maluti à l’Est et au centre du Lesotho à la province de Gauteng en Afrique du Sud.  Les travaux de la Phase I-A du projet, d’un coût de l’ordre de 2,6 milliards de dollars, se sont achevés en 1998.  Ceux de la Phase I-B sont presque terminés et coûteront 1,1 milliard de dollars.  La Banque mondiale a décaissé 90 millions de dollars pour financer les éléments de la composante adduction d’eau qui étaient liés à l’avant-projet détaillé, à la supervision des travaux, aux études du projet et à l’assistance technique à LHDA.  Le contrat d’assistance technique à LHDA a été accordé à Acres.

 

Depuis l’établissement de son Comité des sanctions en novembre 1998, la Banque mondiale a déclaré plus de 220 sociétés et particuliers exclus de toute attribution de contrats financés par la Banque, soit indéfiniment, soit pour une période déterminée, et a émis 12 lettres de réprimande.  On trouvera à l’adresse suivante les directives de passation des marchés de la Banque mondiale, les procédures du Comité des sanctions et la liste des réprimandes et des cas d’exclusion : http://www.worldbank.org/debarr

 

Informations de base

La Banque mondiale accorde des fonds pour aider les pays en développement à réduire la pauvreté. Elle doit s’assurer que les prêts et crédits qu’elle consent, et les fonds fiduciaires qu’elle administre, servent aux fins prévues. Cette politique est mise en œuvre moyennant toute une gamme de règles et de procédures visant à assurer un maximum d’intégrité, de transparence et de responsabilisation dans les projets appuyés par la Banque. Les services de la Banque mondiale veillent à l’application des procédures de passation des marchés pour s’assurer que le processus n’est pas entaché de fraude et de corruption.

Le Service de déontologie institutionnelle est chargé d’enquêter sur les allégations de pratiques frauduleuses et de corruption dans les projets financés par la Banque mondiale. Ce service rend directement compte au Président de la Banque. Il comprend une équipe multinationale de plus de 40 cadres, aux qualifications variées :  enquêteurs, juristes, juricomptables, spécialistes de la passation des marchés et chefs de projet expérimentés de la Banque. Pour de plus amples renseignements, prière de consulter l’adresse suivante : http://www.worldbank.org/integrity 

Les cas allégués de fraude et de corruption liés aux projets financés par la Banque mondiale peuvent être signalés 24 heures sur 24 au numéro 1-800-831-0463. Une opératrice internationale de AT&T et un service d’interprétation sont disponibles à ce numéro. Pour les communications en PCV, appeler le numéro 704-556-7046.  Les appels anonymes sont acceptés. On peut aussi signaler les cas en personne ou en ligne, en s’adressant à :
investigations_hotline@worldbank.org

La procédure de sanction est une procédure administrative interne de la Banque mondiale, appliquée équitablement pour toutes les parties au différend. Prière de consulter le site suivant pour de plus amples renseignements sur la passation des marchés et les sanctions : http://www.worldbank.org/procure

Les politiques et les activités de la Banque mondiale en matière de lutte contre la corruption sont présentées plus en détail à l’adresse suivante : http://www1.worldbank.org/publicsector/anticorrupt/index.c fm

 

 

 




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