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Lesotho : fiche-pays

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Histoire et politique

La création du Lesotho remonte à l’établissement du Royaume par le Roi Moshoeshoe I (1786-1870). Encore présent dans les mémoires pour ses qualités d’homme d’État, c’est lui qui a invité les Britanniques à protéger son pays et son peuple contre les Boers sud-africains en 1868. Le pays est devenu une monarchie constitutionnelle indépendante en 1966 après ses premières élections démocratiques en 1965 ; celles-ci ont été remportées par le Parti national basotho (BNP) dirigé par le Premier ministre Leabua Jonathan, qui a dirigé le pays jusqu'à son renversement par un coup d'État militaire le 20 janvier 1986. Depuis son accession à l’indépendance, le pays a connu quatre coups d’État militaires et 23 années de régime dictatorial, notamment sept années de régime militaire.

Le Lesotho est une monarchie constitutionnelle placée sous le règne d’un roi et gouvernée par un Sénat de 33 membres et une Assemblée nationale de 120 membres. Le Sénat est composé de 22 chefs traditionnels et de 11 membres désignés par le Roi sur l’avis du Conseil d’État. Quatre-vingt membres de l’Assemblée nationale sont élus dans le cadre d’un scrutin majoritaire uninominal à un tour, tandis que les 40 sièges restants sont répartis au moyen d’un système de représentation proportionnelle. Le paysage politique est dominé par deux grands partis : le BNP, qui a dirigé le pays de 1965 à 1986 et le parti du Congrès des Basothos (BCP) qui a tenu les rênes du pouvoir de 1993 jusqu'à la victoire écrasante d'une faction dissidente du parti, le Congrès pour la démocratie au Lesotho (LCD), lors des élections de 1998. Au cours des élections de 2002, le LCD a obtenu 79 sièges sur 80 et a conservé le pouvoir en remportant 61 sièges au cours des élections tenues en 2007.

2008*
Population, total (en millions)1.8**
Croissance démographique (% annuel)-0.3**
Espérance de vie à la naissance, total (années)35,2
Indice de pauvreté à 2 dollars par jour (PPP) (% de la population) (estimation de 1995)56
PIB (en USD courants) (en milliards)1,6
Croissance du PIB (% annuel)3,9
RNB par habitant, méthode de l’Atlas (en USD courants)1030
Inflation, prix à la consommation (% annuel)8.1***
Investissement direct étranger, apports nets (% du PIB)5,4
Chômage, total (% de la population active totale)22.7***
Temps nécessaire pour la création d’une entreprise (jours)40
Utilisateurs d’Internet (pour 1 000 personnes) (chiffre de 2006)26
Source : Indicateurs du développement dans le monde-2008, LDB, Doing Business 2009.

* Données les plus récentes disponibles entre 2006 et 2008
** Résultats préliminaires du Recensement de la Population de 2006 (août 2007)
*** Résultats préliminaires de l’Enquête sur les travailleurs (mai 2008)

Économie

Performance économique

Petit pays enclavé possédant très peu de ressources naturelles, le Lesotho dispose d'une base de production et d'exportation assez réduite. Après l’agriculture de subsistance, le secteur de l’habillement joue un rôle essentiel à plusieurs niveaux : création d’emplois, production et exportations. L’économie du Lesotho est très ouverte sur l’extérieur (les importations représentent environ 90 % du PIB) et est fortement tributaire des transferts de fonds des travailleurs émigrés et des recettes que lui procure l’Union douanière d’Afrique australe (SACU). Le Lesotho appartient également à la Zone monétaire commune (CMA). La monnaie nationale, le maloti, est arrimée au rand sud-africain qui a également cours légal dans le pays.

La croissance réelle du PIB par habitant se situait en moyenne à 3,3 % entre 1991 et 2007, un niveau supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Cependant, cette croissance a été irrégulière. La trajectoire de croissance du Lesotho est étroitement liée à l’environnement extérieur, aux conditions météorologiques et à la vigueur ou à la faiblesse du rand, monnaie à laquelle est arrimé le maloti. Après une croissance notable de 4,6 % en 2004, le PIB réel du pays a progressé de moins de 1 % en 2005 en raison des doutes au sujet de la prorogation de l’Accord sur les textiles et les vêtements au-delà de décembre 2004. Cette situation était aggravée par la parité relativement forte du rand, et partant du maloti, par rapport au dollar, qui a freiné les exportations de textiles et de vêtements vers les États-Unis. Le PIB a progressé de 8,5 % en 2006 grâce à la forte augmentation de la production de diamants, à la relance de l’industrie du vêtement et à la bonne performance réalisée dans les secteurs de l’agriculture et des services. Dans le même temps, l’année 2007 a vu le retour de la sécheresse, ainsi qu’une contribution négative du secteur agricole à la croissance du PIB ; les secteurs des mines, des vêtements et de la construction ont conservé leur dynamisme et l’objectif d’une croissance globale d’environ 4,3 % du PIB a été atteint. Selon les estimations, le PIB a connu un rebond en 2008 pour s’établir à 6 %, même si une baisse se profile à l’horizon 2009 du fait de la crise économique mondiale.

La crise à l’échelle mondiale touche le Lesotho par les principaux canaux suivants :

  • dans le secteur des textiles, à cause du ralentissement économique aux Etats-Unis, pays qui constitue la principale destination des exportations de vêtements du Lesotho, et des pertes d’emplois qui en ont résulté ;
  • dans le secteur des mines, où l’on a observé une faiblesse des cours des diamants et une réduction de la production et des exportations de diamants ;
  • la diminution des recettes provenant de la SACU en raison du ralentissement de l’économie sud-africaine et
  • la réduction des envois de fonds en provenance des travailleurs émigrés due à l’évolution défavorable de la situation économique en Afrique du Sud et à la contraction du secteur minier et aux pertes d’emplois qui se sont ensuivies.

Coordination des interventions des bailleurs de fonds

Quinze organismes donateurs jouent un rôle actif dans le pays. Des améliorations ont été constatées dans la coordination des interventions des bailleurs de fonds ainsi que dans l’alignement et l’harmonisation des politiques depuis la création en 2005 du Forum de concertation des partenaires de développement (DPCF) qui est coprésidé par le PNUD et la coopération irlandaise. Tous les partenaires de développement résidents sont membres du DPCF qui comprend, outre les pays membres (États-Unis, Chine et Irlande), la Banque mondiale, le DFID, la Commission européenne, GTZ et nombre des agences spécialisées des Nations Unies. Le DPCF est chargé d’assurer la coordination entre les interventions des bailleurs de fonds et le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide publiée en 2005 en ce qui concerne le Lesotho. Le DPCF offre aux partenaires de développement un cadre leur permettant d’engager des discussions sur leurs activités en cours et futures, de coordonner leurs programmes et de promouvoir une exécution rationnelle et efficace des projets de développement. La Banque mondiale exécute un certain nombre d’opérations, qui sont soit financées conjointement avec d’autres bailleurs de fonds, à l’exemple du Projet intégré d’appui au secteur des transports (Commission européenne et Banque mondiale), ou tournées vers des approches sectorielles dans le secteur de la santé et de l’éducation avec le concours de la coopération irlandaise et dans le cadre du Crédit d’appui à la réduction de la pauvreté financé conjointement par les bailleurs de fonds (Commission européenne, le DFID et la Banque africaine de développement). La Banque coopère étroitement avec le Millennium Challenge Corporation pour l’amélioration des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Programme du Groupe de la Banque mondiale

Le rôle de la Banque mondiale

En 1968, le Lesotho est devenu membre de la Banque mondiale et de l’Association internationale de développement (IDA) et plus tard, de la Société financière internationale (IFC) en 1972 et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) en 1988. La Banque mondiale soutient la stratégie du gouvernement qui vise à réduire la pauvreté et améliorer la compétitivité du pays par une plus grande intégration dans l’économie de la sous-région.

Le montant cumulé des engagements de l'IDA en faveur du Lesotho s'élèvent à 399,1 millions de dollars consacrés à 37 crédits, tandis que l’engagement total de la BIRD se situe à 155 millions répartis sur deux prêts. L’IFC fournit une assistance technique au titre du développement du secteur privé pour la promotion du tourisme et des exportations, et pour la réforme du secteur de la santé. L’IFC joue également un rôle de conseil auprès du gouvernement dans le cadre d’un projet de construction d’un nouvel hôpital à Maseru dans le cadre d’un partenariat public-privé. Ces interventions sont le fruit d’une initiative pilote menée conjointement par la Banque mondiale et l’IFC en Afrique subsaharienne. La Banque mondiale et l’IFC étudient actuellement les moyens de fournir une assistance au Lesotho pour la mise en place d’un programme de financement des PME avec une contribution éventuelle de l’IFC par la fourniture de capital-risque et de services d’assistance technique.

Le portefeuille en cours de la MIGA comprend deux contrats de garantie représentant un engagement brut et net combiné de 10 millions de dollars dans le secteur des services.

Contacts

Pour les contacts, cliquez ici.




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