Histoire
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Le Libéria sort peu à peu d’une période de transition qui l’a vu, au cours des quatre dernières années, s’employer avec ses partenaires internationaux à assurer un climat social pacifique et à relancer une économie jadis prospère. Mais le long chemin à parcourir pour sa reconstruction reste pour lui un défi majeur.
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L’Accord de paix global conclu en 2003 à Accra (Ghana) est toujours bien en place avec l’appui d’une mission de maintien de la paix de l’ONU forte de 15 000 hommes. Le mandat du Gouvernement national de transition du Libéria (NTGL) a pris fin avec la tenue d’élections législatives et présidentielles pacifiques en octobre 2005, et Ellen Johnson-Sirleaf est devenue à cette occasion la première femme à accéder à la fonction suprême, que ce soit au Libéria ou à l’échelon du continent, au terme d’élections démocratiques.
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Deux ans plus tard, les progrès accomplis par la présidente et le nouveau gouvernement sur le front des réformes économiques et politiques ont été reconnus par la communauté internationale et locale, mais il y a encore de fortes attentes de la part d’une population soucieuse de voir se concrétiser les dividendes de la paix. La Banque mondiale se tient prête à continuer de soutenir le Gouvernement libérien en cette période cruciale qui voit le pays poser les fondations de son développement à long terme.
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Engagement de la Banque mondiale
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Après une absence de 20 ans, le Groupe de la Banque mondiale a renoué en 2003 des relations avec le Libéria en adoptant une Note de réengagement dont l’application s’est achevée à la fin de l’exercice 2006/2007. En août 2004, la Banque a ouvert à Monrovia un bureau de liaison, qui est devenu en juillet 2006 un bureau de représentation à part entière.
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En rétablissant ses relations avec le pays, le Groupe de la Banque s’est attaché à aider le gouvernement, tout au long de la période initiale de transition post-conflit, à rétablir ses systèmes de gouvernance économique, à reconstruire l’infrastructure de base et à reconstituer le tissu communautaire et social.
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À l’issue du processus de transition démocratique de 2006, la Banque a élaboré (en collaboration avec la Banque africaine de développement) une Note de stratégie intérimaire (NSI) qui a servi de cadre à ses interventions à partir de juin 2007.
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Sa stratégie est alignée sur le programme national de reconstruction et de développement défini dans le Document intérimaire de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP-I), qui identifie quatre principaux secteurs d’intervention ou « piliers » : I) sécurité ; II) relance économique ; III) gouvernance et primauté du droit ; et IV) infrastructure et services de base.
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Comme le prévoit sa NSI, le Groupe de la Banque intervient dans trois de ces domaines, à savoir : relance économique, gouvernance et primauté du droit, infrastructure et services de base. Cela s’inscrit dans la continuité de son action visant à améliorer la gouvernance économique, à remettre en état les infrastructures, à assurer les services de base tels que santé et éducation, à donner aux communautés les moyens de se prendre en charge, et à redynamiser le secteur privé. L
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a Banque joue également un important rôle de coordination de l’action des bailleurs de fonds au Libéria. De par son rôle de principal intervenant pour les piliers II et IV du DSRP-I, elle copréside les comités correspondants avec le gouvernement, tout en faisant partie du Comité de reconstruction et de développement du Libéria (LRDC), l’organe de coordination des politiques et de l’aide que préside le gouvernement et qui est chargé de superviser la mise en œuvre du DSRP-I.
En décembre 2007, le Liberia a apuré la totalité de ses arriérés au titre du service de sa dette envers la Banque mondiale, pour un montant de 400 millions de dollars, ce qui lui a permis de « normaliser » ses relations avec l’institution et de pouvoir prétendre à un allégement complet de sa dette dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Sur ces bases, et suite à l’établissement par le gouvernement d’un DSRP complet pour le pays, la Banque a engagé en 2008 le processus d’élaboration d’une stratégie d’aide-pays intégrale, qui doit servir de cadre à ses programmes pour les trois années à venir.
Portefeuille
Le portefeuille de financements de la Banque mondiale sous forme de dons se chiffre au total à un peu plus de 144 millions de dollars, auxquels vient s’ajouter un montant de 24 millions de dollars au titre de projets à l’étude. Il se concentre dans trois domaines principaux : l’infrastructure et les services de base, la relance de l’économie, ainsi que la gouvernance et la primauté du droit.
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Infrastructure et services de base
Les investissements de la Banque mondiale dans les infrastructures et services de base du Libéria s’élèvent à plus de 126 millions de dollars, chiffre qui inclut les projets en cours et ceux en préparation. L’appui ainsi fourni porte sur les réparations urgentes des infrastructures routières et d’alimentation en eau dans les zones urbaines et rurales, ainsi que sur les achats de carburant pour la production d’électricité (à raison de 46,5 millions de dollars, et 38,5 millions en préparation).
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La Banque contribue en outre à la réalisation de travaux urbains urgents à Monrovia, comprenant le nettoyage des canalisations et des égouts, la réfection des toilettes publiques et la remise en état des espaces de marché.
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L’appui au processus de redressement et de reconstruction des communautés locales, dans les zones urbaines aussi bien que rurales, est primordial. Au titre du Fonds d’appui transitoire, la Banque travaille en étroite collaboration avec un certain nombre d’ONG pour entreprendre des projets d’infrastructure locale à impact immédiat au sein des communautés.
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Par ailleurs, le Projet de renforcement de la capacité d'action communautaire, mis en œuvre par l’organisme national spécialisé dans ce domaine (pour un montant de 11 millions de dollars), cherche à associer les populations locales à la reconstruction des équipements sociaux essentiels en privilégiant la prise de décisions et l’utilisation de main-d’œuvre locales.
La Banque a récemment lancé le Projet de développement des infrastructures et de l’agriculture, d’un montant de 37 millions de dollars, une initiative capitale qui cherche à rétablir l’activité agricole de base. Ce projet donnera lieu à la mise en place de mesures destinées à renforcer les chaînes de valeur agricoles, à promouvoir les partenariats public-privé, et à ouvrir l’accès aux marchés locaux, nationaux et internationaux pour les agriculteurs libériens.
Pour faire face aux défis posés par le manque d’infrastructures majeures sur tout le territoire, le Projet d’infrastructure et de réhabilitation appuie la réalisation d’autres travaux urgents au niveau du port et de l’aéroport de Monrovia (8,5 millions de dollars).
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Compte tenu du fait que le taux de chômage dans le secteur formel libérien est de l’ordre de 80 à 85 %, tous les projets d’infrastructures financés par la Banque on recours à des méthodes à forte intensité de main-d’œuvre.
En réponse aux besoins urgents qui se posent en matière de santé, la Banque a également lancé un projet d’urgence dans ce secteur, pour un montant de 8,5 millions de dollars. L’opération vise à soutenir le ministère de la Santé en assurant la fourniture de matériel et en apportant une réponse aux problèmes qui se posent à lui en matière de ressources humaines.Â
Gouvernance économique : Relance de l’économie ; gouvernance et primauté du droit
Au sein du portefeuille de la Banque mondiale, un montant de 12 millions de dollars est consacré aux initiatives d’ordre économique et pour une bonne gouvernance, principalement à l’appui du Programme d’assistance pour la gouvernance et la gestion économique (GEMAP), pour lequel une assistance technique est fournie dans une multitude de domaines : réformes de la passation des marchés et de la gestion financière, réformes juridiques, foresterie, secteur minier, agriculture, télécommunications, réformes du secteur foncier, parité hommes-femmes, et mise en place d’une unité de gestion des ressources au sein du ministère des Finances.
Pour répondre aux problèmes de capacités affectant le Gouvernement libérien, la Banque fournit actuellement une assistance technique pour la réforme de la fonction publique, ainsi qu’un appui significatif à l’initiative lancée par les autorités au niveau de la haute fonction publique. Les activités en matière économique et de gouvernance sont financées au moyen de dons du Fonds fiduciaire pour le Libéria et du Fonds fiduciaire d’intervention en faveur des LICUS (pays à faible revenu en difficulté).
La Banque a par ailleurs contribué au lancement de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Libéria. C’est au sein du ministère des Finances qu’est basé le Secrétariat local de cette initiative, qui cherche à instaurer un climat de transparence dans le contexte de la relance de l’économie locale.
Un appui supplémentaire est fourni par le biais de fonds fiduciaires de moindre ampleur pour la création d’emplois, des projets de conservation de l’environnement, la réforme des investissements, et le développement des capacités du système national de statistique.
Perspectives
À la suite de l’apurement des arriérés du Libéria et de l’établissement par son gouvernement d’un DSRP complet, prévu pour juin 2008, la Banque se donne d’élaborer pour la fin de cette même année une stratégie d’aide-pays (CAS) intégrale. Cette CAS définira le programme d’aide post-conflit devant être mis en œuvre par l’Association internationale de développement (IDA) jusqu’en 2012. Pour en savoir plus sur l’aide fournie par la Banque au Libéria, veuillez consulter l’Ensemble des projets.
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Programme de la Société financière internationale (IFC) au Libéria
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La stratégie suivie par la Société financière internationale (IFC) au Libéria consiste, par le biais de son initiative pour les pays sortant d’un conflit, à soutenir la relance de l’économie en aidant à améliorer le climat de l’investissement, à renforcer le secteur financier local, à promouvoir la participation privée dans le secteur de l’infrastructure, et à financer un nombre donné d’entreprises privées.
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Son programme de réforme du climat de l’investissement est axé sur les principaux aspects faisant obstacle aux investissements. Les activités menées à ce titre sont les suivantes : refonte du code des investissements, simplification des procédures d’inscription des entreprises au registre du commerce en vue de réduire l’ampleur du secteur informel, mise en place du forum des entreprises libériennes (Liberia Better Business Forum) destiné à encourager les échanges publics-privés, et mise en œuvre de réformes en vue d’améliorer la place du pays dans les classements annuels Doing Business et de l’aider à remplir les conditions requises pour avoir accès au Millennium Challenge Account des États-Unis.
L’IFC est déterminée à contribuer à la stratégie de reconstruction et de développement du Libéria, qui vise entre autres à développer son secteur de l’électricité dans le but d’assurer la croissance de son économie et de garantir l’accès à l’électricité pour l’ensemble de sa population.
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Pour assurer sa viabilité à long terme et ses capacités de financement, l’opération est structurée sous forme de partenariat public-privé donnant lieu à des investissements de part et d’autre.
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Le Gouvernement libérien n’est pas en mesure de faire directement face au besoin de financement public, et des crédits de l’IDA ne sont pas disponibles dans l’immédiat. Afin de l’aider à remplir ses obligations, l’IFC a donc demandé et obtenu un appui sous forme de don du Partenariat mondial pour l’aide basée sur les résultats (GPOBA), pour un montant de 5 millions de dollars.
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L’accès aux apports de donateurs pour la part de financement public devrait permettre de ramener les tarifs à des niveaux abordables et, en améliorant l’accès à l’électricité, d’assurer une croissance économique profitable aux pauvres.
En collaboration avec le ministère de l’Agriculture, le Partenariat pour l’entreprise privée en Afrique (PEP-Afrique) a mené à bien une étude prospective des ressources en huile de palme que possède le Libéria, et des possibilités qu’il offre pour de nouveaux investissements (au niveau des installations centrales et satellites), et il fournit à présent un appui spécifiquement destiné à relancer ce secteur.
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Par ailleurs, l’IFC a récemment achevé l’évaluation d’un investissement sous forme de prêt de 10 millions de dollars dans l’entreprise de caoutchouc Salala, qui a pour but de restaurer et d’étendre ses plantations et d’améliorer ses infrastructures environnementales et sociales ; une réunion consacrée à l’examen de cet investissement est prévue pour avril 2008.
Coordination de l’action des bailleurs de fonds
Le Libéria est un pays dans lequel l’effort de coordination entre les principaux bailleurs de fonds est particulièrement soutenu. Les donateurs en question — Banque mondiale, États-Unis, FMI, Banque africaine de développement et Commission européenne — ont organisé conjointement, en février 2007, un Forum des partenaires du Libéria d’une durée de deux jours à Washington.
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Le Forum des partenaires du Libéria au titre de l’année 2007 endossait sans réserve le programme de réformes du gouvernement et a promis à la fois une forte aide au développement et un allègement de la dette à mesure que le pays passe d’une politique d’allègement à court terme à un programme de développement à long terme.
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La Banque joue un rôle actif au sein du Comité de reconstruction et de développement du Libéria (LRDC), l’organe chargé, sous l’égide de l’État, de coordonner la mise en œuvre du programme de développement national au sein de l’administration ainsi qu’avec les bailleurs de fonds.
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Le LRDC s’articule autour des quatre piliers du DSRP-I, à savoir : I) la sécurité ; II) la relance économique ; III) la gouvernance et la primauté du droit ; et IV) les infrastructures et services de base.
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La Banque joue un rôle actif en sa qualité de vice-président du groupe de travail sur la relance économique (au côté des États-Unis) et de celui consacré aux infrastructures et services de base (au côté de la Chine), et elle fait également partie du groupe de travail sur la gouvernance et la primauté du droit.
La Banque travaille en étroite collaboration et en coordination avec les nombreux organismes des Nations Unies présents au Libéria, en particulier la MINUL (Mission des Nations Unies au Libéria) et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement).
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En plus des actions d’urgence qu’ils mènent ensemble, sur financement de la Banque, pour remettre en état les infrastructures, le PNUD administre un certain nombre d’autres projets d’urgence également financés par elle. Dans le cadre de cette collaboration avec la MINUL et le PNUD, la Banque a engagé une approche novatrice et sans précédent pour apporter une solution au problème des réparations d’urgence d’infrastructures dans les pays sortant d’un conflit : elle assure l’apport de fonds, les équipes du génie de la MINUL fournissent l’équipement lourd, et le PNUD apporte l’appui administratif.
Conformément aux principes d’harmonisation et de coordination, la Banque a procédé à des consultations approfondies avec ses partenaires du système des Nations Unies et les autres partenaires de développement lors de l'élaboration de sa Note de stratégie intérimaire pour le Libéria.
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Contacts
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Ishac Diwan Directeur des opérations World Bank 69, Dr. Isert Road Accra , Ghana Tél. : 233-21-229-681 Fax : 233-21-227887 Courriel : Ldiwan@worldbank.org Ohene Nyanin Chef-pays World Bank Bright Building Sekou Toure Ave. (UN Drive) and Gibson Streets Monrovia, Liberia Tél : +231-606-967 Courriel : Onyanin@worldbank.org Michelle C. Keane Coordonnatrice de programme-pays World Bank 1818 H Street, N.W., MSN J8-806 Washington , DC 20433 Tel: 202 473 2534 Fax: 202 473 5139 Email: Mkeane1@worldbank.org Errol George Graham Économiste principal Banque mondiale, Washington, DC USA Tél. : 202 458 4671 Fax : 202 473 8136 Asmaou Diallo-Bah Assistant de programme senior Banque mondiale, Washington, DC USA Tél. : 202 473 6046 Fax : 202 473 5139 Courriel : Adiallobah@worldbank.org  Â
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