Click here for search results

Le Libéria sur la voie du désendettement

Available in: English

WASHINGTON, le 10 décembre 2007 -- Au cours de l’année passée, la présidente du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf, a mené une campagne énergique et déterminée en faveur de l’allègement de la dette de son pays. Cette croisade a connu un nouvel élan lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se sont tenues en octobre à Washington. Madame Johnson-Sirleaf et Antoinette Sayeh, ministre des Finances, y ont inlassablement plaidé la cause du Libéria afin que le pays puisse liquider ses arriérés pour s’orienter vers une croissance et un développement durables.

Le 5 décembre 2007, leurs efforts ont été récompensés par l’aboutissement des pourparlers entrepris avec la Banque mondiale en vue de la liquidation intégrale des arriérés du pays envers l’Institution. Les arriérés cumulés par le Libéria à l’égard de la Banque en l’espace de 21 ans, depuis 1986, dépassaient alors 400 millions de dollars.

Ellen Johnson-Sirleaf

Ellen Johnson-Sirleaf,
Présidente du Libéria

Les impayés vis-à-vis de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de l’Association internationale de développement (IDA) s’élevaient respectivement à quelque 344 millions et 56 millions de dollars. Le règlement de ces créances s’inscrit dans un plan général de liquidation des arriérés, auquel participent le FMI et la Banque africaine de développement. De multiples intervenants au sein des trois institutions ont contribué au financement de ce programme, qui marque une étape importante en direction d’un redressement économique soutenu et d’un engagement réel du pays vis-à-vis de la communauté internationale.

À l’occasion d’une conférence de presse commune organisée avec la Banque mondiale au Libéria, Antoinette Sayeh, ministre des Finances, a expliqué que la liquidation des arriérés « préfigure le début d’une nouvelle ère, tandis que le pays normalise progressivement ses relations économiques avec la communauté internationale au terme de 26 longues années de tensions. »

De fait, la liquidation des arriérés annonce un tournant dans les rapports qu’entretient le Libéria avec la Banque. Désormais, le pays pourra bénéficier pleinement des ressources de l’IDA pour financer son programme de reconstruction et de développement. Il sera également en mesure d’engager le processus de demande d’allègement de sa dette, dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Initiative PPTE) et de l’Initiative d'allègement de la dette multilatérale (IADM).

Ces perspectives de désendettement amènent la Banque mondiale, tout comme la communauté internationale, à saluer sans réserve les avancées réalisées ces deux dernières années par le gouvernement du Libéria, dans le cadre de son programme de réformes – en particulier dans les domaines de la gouvernance économique, de la gestion responsable des finances publiques, de la réhabilitation des infrastructures et de la fourniture des services de base.

Bien qu’il figure encore parmi les pays les plus pauvres de la planète, le Libéria a vécu de profonds changements depuis la signature de l’accord de paix global d’Accra en août 2003. Après 15 ans de guerre civile et deux ans d’un gouvernement de transition, des élections sereines, libres et transparentes ont eu lieu entre octobre et novembre 2005. Par la suite, l’administration de Madame Johnson-Sirleaf a produit des réformes substantielles. Avec ses partenaires internationaux, le Libéria s’est employé à garantir le maintien de la paix au sein de la nation et à relancer son économie, autrefois prospère.

« La Banque mondiale a soutenu le Liberia dès la mise en place de l’accord de paix global d'Accra et tout au long de la période difficile qui a suivi la création du gouvernement national de transition », a indiqué le représentant de la Banque mondiale au Libéria, Luigi Giovine. « Cela a été une grande satisfaction d’accompagner les réformes du gouvernement d’Ellen Johnson-Sirleaf jusqu’à l’étape décisive de la liquidation de la dette. »




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/WJO1G3FW20