Communiqué de presse N° 2007/410/AFR  Contacts À Washington : John Donaldson 1 (202) 473 1367 jdonaldson@worldbank.org Au Mozambique: Rafael Saute 258-21-482-324 rsaute@worldbank.org  WASHINGTON, le 30 mai 2007 – Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé ce jour une stratégie de partenariat pour son programme quadriennal au Mozambique, de juillet 2007 à juin 2011. L’objectif global de cette stratégie est d’habiliter les citoyens et les institutions à promouvoir la croissance pour en bénéficier plus largement. La stratégie de partenariat reflète une approche de collaboration entre le Groupe de la Banque mondiale, le gouvernement et les partenaires au développement, en vue de soutenir le développement du pays.  Cette stratégie se base sur la forte croissance économique enregistrée par le pays au cours de la dernière décennie – un taux de croissance économique moyen de huit pour cent par an. Le développement économique a été rendu possible par la stabilité macroéconomique globale, de bonnes réformes politiques, la croissance agricole, la reconstruction d’après-guerre, les grands projets et l’appui considérable des partenaires au développement. Toutefois, pour que cette croissance soit soutenue et partagée par un plus grand nombre de pauvres, la stratégie propose une série d’investissements et de réformes nécessaires.  « Malgré des résultats satisfaisants dans la poursuite de ses objectifs de développement, le Mozambique fait face à des défis considérables. Outre la menace grave du VIH/SIDA, les problèmes de gouvernance présentent un risque majeur pour la croissance, notamment une croissance qui serait partagée par le plus grand nombre. Notre nouvelle stratégie vise à aider le gouvernement à améliorer ses fonctions essentielles qui vont de la planification et la gestion financière à la facilitation des opérations du secteur privé. Cela donnera non seulement lieu à de meilleurs investissements et à une amélioration des services publics, mais cela favorisera aussi une plus grande responsabilité en matière d’utilisation de ces ressources publiques, qui sont tous des éléments essentiels à une croissance durable qui profite à tous les citoyens, » a déclaré Michael Baxter, Directeur des opérations pour l’Angola, le Malawi, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe.  La stratégie s’articule sur trois piliers, qui sont aussi alignés sur la stratégie de développement du pays, le PARPA II (sigle portugais pour deuxième Plan d’action pour la réduction de la pauvreté absolue), à savoir : (1) responsabilité et participation publique accrues ; (2) accès équitable aux services essentiels ; et (3) croissance équitable et à large échelle.  Le Groupe de la Banque mondiale va fournir son appui à travers un certain nombre d’instruments, notamment l’appui budgétaire général à l’État, des prêts projets et des instruments financiers tels que les prêts et les garanties en vue d’encourager l’investissement privé. Au regard des financements disponibles, les prêts accordés au Mozambique devraient s’élever à environ 155 millions de dollars EU par an pendant les quatre ans. En outre, la stratégie prévoit un certain nombre d’activités non financières telles qu’une analyse approfondie et une assistance technique sur des sujets pertinents pour le Mozambique.  La stratégie relève aussi que la croissance à long terme du Mozambique va nécessiter une collaboration accrue avec les pays voisins d’Afrique australe, en particulier au sujet de problèmes transfrontaliers tels que la gestion des ressources en eau, l’énergie, le transport, le commerce, les migrations et la transmission du VIH/SIDA. Le Groupe de la Banque mondiale va encourager la collaboration entre le gouvernement et les pays voisins, pour tirer profit de la position stratégique du Mozambique, bénéficier des économies d’échelle générées par les activités transfrontalières, et résoudre les problèmes communs.  « Le contexte du développement évolue au Mozambique, comme dans d’autres régions du monde, et nous devons nous y adapter. Le Groupe de la Banque mondiale ne cherche pas seulement des moyens d’accroître son appui aux partenaires émergents, mais il envisage aussi de renforcer sa collaboration avec les organismes bilatéraux et multilatéraux, » a déclaré Baxter.  Sous les auspices de la Déclaration de Paris de 2005 sur l’efficacité de l’aide signée par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, le Groupe de la Banque mondiale travaille avec les partenaires au développement et le gouvernement pour harmoniser l’aide au développement et la rendre plus efficace et plus effective. Le programme d’harmonisation prévoit une analyse conjointe des besoins de développement et une coordination des stratégies d’aide au pays, qui ont conduit à l’élaboration de la nouvelle stratégie de partenariat du Groupe de la Banque. Cette nouvelle stratégie a également été enrichie par des discussions avec les collectivités décentralisées, le secteur privé, les universitaires et la société civile. Â
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