Click here for search results

Nigéria : fiche-pays

Available in: English

Contexte général
 
Avec une population de 140 millions d’habitants, le Nigéria est le plus grand pays d’Afrique et représente 47 % de la population de l’Afrique de l’Ouest. La population du Nigéria est composée d’environ 200 groupes ethniques.

On y recense 500 langues autochtones et les deux principales religions y sont l’Islam et le Christianisme.

Les principaux groupes ethniques sont les Hausa-Fulani au nord, les Igbo dans le Sud-est et les Yoruba dans le Sud-ouest.

Le Nigéria est également la deuxième principale économie d’Afrique subsaharienne et représente 41 % du PIB de la région.
 
Politique
 
En avril 2007, le Nigéria a organisé ses troisièmes élections nationales consécutives, poursuivant ainsi la transition d’un pouvoir militaire vers un pouvoir démocratique initiée en 1999.
 
Le 29 mai 2007, M. Umaru Musa Yar’Adua a prêté serment, devenant ainsi le troisième président démocratiquement élu de la République fédérale du Nigéria. Cette cérémonie d’investiture marquait le premier transfert de pouvoir d’un gouvernement civil à un autre dans l’histoire du Nigéria.

Le Président Yar’Adua a engagé son gouvernement sur la voie des réformes et son « Programme en 7 points » identifie le développement du capital humain, les réformes économiques, le transport, l’énergie, l’État de droit, le Delta du Niger et la réforme électorale comme étant les principales priorités de son administration.
 
Au plan international, le Nigéria continue d’être un des acteurs clés de l’Union africaine, du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO).
 
Au cours des quatre dernières années, le Nigéria a enregistré des avancées importantes dans les réformes économiques et la lutte contre la corruption. Les efforts du gouvernement commencent à porter fruit, comme en témoignent les enquêtes de Transparency International et d’autres organisations.

Des procédures simplifiées mises en place à l’échelle fédérale permettent de consacrer de l’argent public aux dépenses en investissement uniquement si les procédures d’approvisionnement ont été respectées.

Le gouvernement s’engage avec détermination à mettre en œuvre l’Initiative de transparence dans les industries extractives au Nigéria. Le Nigéria a également été supprimé de la liste du Groupe d’action financière (GAFI) sur le blanchiment de capitaux.
 
Économie
 
L’économie nigériane est fortement dépendante du secteur du pétrole et du gaz, qui contribue à 99 % aux recettes de l’exportation du pays, à 85 % aux recettes publiques et à environ 52 % au produit intérieur brut (PIB).

Grâce à ses réserves importantes en ressources humaines et naturelles, le Nigéria a le potentiel nécessaire pour construire une économie prospère, réduire sensiblement la pauvreté, et fournir les services de santé, d’éducation et d’infrastructure dont sa population a besoin. Pour plus d’informations sur l’économie nigériane, veuillez consulter le site Web du gouvernement du Nigéria à l’adresse www.nigeria.gov.ng  et celui du ministère fédéral des Finances à l’adresse www.fmf.gov.ng.

En dépit de la richesse relative en pétrole du pays, le PIB par habitant est de 752 dollars environ (2005), et la pauvreté est répandue —  environ 54 % de la population vit avec moins d’un dollar par jour. La performance macroéconomique du Nigéria au cours de ces deux dernières années est louable. Les efforts de réforme économique ont donné les résultats positifs suivants :

  • Le secteur non pétrolier a enregistré une croissance de 8,2 % en 2005 et a atteint 9,6 % en 2007.
  • L’inflation était de 5,9 % en 2007, contre 10 % en 2006.
  • Les réserves internationales ont atteint environ 54 milliards de dollars à la fin 2007.
  • Un projet de loi sur la responsabilité fiscale a été adopté.
  • Un programme de consolidation bancaire a été mis en Å“uvre afin de renforcer le secteur financier et améliorer sa capacité à octroyer des crédits au secteur privé. Le Nigéria possède un des marchés boursiers les plus dynamiques au monde.
  • En février 2007, la notation de crédit du Nigéria (BB-) attribuée par Fitch et Standard and Poor’s a été une nouvelle fois confirmée.
  • Le Nigéria a libéralisé son régime de protection contre les importations et a adopté le Tarif extérieur commun qui a réduit le tarif douanier moyen d’environ 29 % à 12 %.
  • Le gouvernement a accompli des progrès considérables dans la privatisation (concessions notamment) de plusieurs grandes entreprises des secteurs de l’acier, des produits pétrochimiques, de l’exploitation minière et des ports.

Le Nigéria a réussi à négocier avec les Clubs de Paris et de Londres, de sorte que le pays n’a plus de dette extérieure significative. L’espace fiscal de 750 millions de dollars créé par l’accord sur la dette avec les créanciers du Club de Paris a été affecté à la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire et à la lutte contre la pauvreté. La classification du budget a été amendée afin de faciliter le contrôle et le suivi des dépenses des objectifs de développement pour le Millénaire.
 
Partenariat avec les donateurs et coordination
 
Au Nigéria, la coordination entre les partenaires au développement est solide. Le Groupe de la Banque et le Ministère britannique du développement international (Department for International Development ou DFID) ont préparé une Stratégie de partenariat-pays commune (SPP) basée sur la propre Stratégie nationale d’autonomisation et de développement économique (National Economic Empowerment and Development Strategy ou NEEDS du Nigéria.

Au cours des deux dernières années, le partenariat a été étendu à l’USAID, en particulier au niveau des états, et la coopération avec le PNUD, l’UE et la BAD est en train d’être renforcée. Le partenariat porte notamment sur un diagnostic commun, une préparation et une supervision commune des projets, et des revues communes du portefeuille.

Un rapport d’avancement commun sur la SPP a été préparé afin de faire le point sur la mise en œuvre, sur les évolutions au Nigéria et prendre en compte les nouvelles priorités du Gouvernement, et d’apporter les ajustements futurs nécessaires.
 
Le Groupe de la Banque mondiale
 
L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque qui accorde des prêts sans intérêt aux pays les plus pauvres. Le portefeuille du Nigéria contient actuellement vingt-deux projets de l’IDA, 2 dons du FEM et un total d’engagements d’environ 2,6 milliards de dollars. La Banque est le principal partenaire du développement du Nigéria, et le portefeuille du pays est le deuxième plus important de la Banque sur l’Afrique en termes de projet.

graphique
Portefeuille pour le Nigéria
Infrastructure (approvisionnement en eau, électricité et transport) - 41%
Développement humain (santé, éducation et VIH/SIDA) - 33%
Agriculture/développement rural/environnement - 10%
Secteur privé - 10%
Gestion économique et gouvernance - 6%

À travers la mise en place de la SPP (exercices 05-09), la Banque mondiale a renforcé le dialogue politique, l’assistance analytique et consultative et augmenté le soutien financier au Nigéria.

La stratégie s’attache à aider le gouvernement à obtenir des résultats dans trois principaux domaines : i) le développement humain ; ii) la croissance hors pétrole ; et iii) une meilleure gouvernance.

Pour garantir un impact véritable, le volume de l’aide financière dans ces trois domaines contribue aux efforts de réformes au niveau fédéral et dans 4 à 5  États où l’engagement envers la gouvernance et la lutte contre la pauvreté est relativement important. La Banque soutient déjà des programmes dans les domaines de la gouvernance, de l’éducation, de la santé et de l’agriculture au niveau des états. Tous les états bénéficient de projets en faveur de la fourniture des services de base et du développement axé sur la communauté.
 
Pour l’exercice 08, la Banque a déjà approuvé deux projets régionaux, à savoir les projets sur le transport aérien en Afrique de l’Ouest et du Centre (West and Central Africa Air Transport) pour un montant de 15,6 millions de dollars et sur les ressources en eau dans le bassin du Niger (Niger Basin Water Resources), à hauteur de 45 millions de dollars.

Deux autres projets, un projet fédéral d’aménagement routier (Federal Roads) de 330 millions de dollars et sur la mobilité et l’accès en milieu rural (60 millions de dollars) devraient être approuvés par le Conseil des Administrateurs de la Banque en avril 2008.

Les projets actuellement en préparation sont les suivants : Agriculture commerciale, Fadama 3, Développement social au niveau communautaire, Deuxième projet Éducation au niveau des États, etc.
 
Les services non dédiés aux prêts aident le gouvernement à analyser les options politiques et à renforcer la base analytique du programme financier mené dans le cadre de la SPP. Ces dernières années, ce travail a notamment consisté à une évaluation de la pauvreté, une étude du secteur agricole, une analyse environnementale du pays, un examen de la gestion des dépenses publiques et de la responsabilité financière, et un mémorandum économique sur le pays.

Pendant l’exercice 08, un travail est en cours dans les domaines suivants : financement rural, examen des dépenses publiques du secteur agricole, climat de l’investissement, fédéralisme budgétaire et notes de politique en matière d’énergie.
 
Certes, le portefeuille du Nigéria est encore relativement jeune, mais il n’en demeure pas moins qu’un petit nombre d’opérations d’investissement ont commencé à donner des résultats concrets.

Les projets de développement axé sur la communauté ont déjà démontré un impact sur la pauvreté et amélioré les moyens d’existence (par exemple, le projet Fadama II a augmenté de 60 % en moyenne les revenus nets des usagers de Fadama). Le Projet de transport urbain de Lagos (Lagos Urban Transport Project) a contribué à améliorer la qualité des routes, de l’accès et à réduire de 30 % les coûts de transport.
 
Le Nigéria constitue le portefeuille d’engagement le plus important de la Société financière internationale (IFC) en Afrique subsaharienne, pour un montant équivalent à 553 millions de dollars, soit environ 37 % du portefeuille de la région.

Ce portefeuille se concentre dans les domaines suivants :

i) marchés de capitaux, infrastructures, secteur manufacturier et services, industries pétrolière, gazière et pétrochimique locales, l’agro-industrie et la santé ;
ii) diversification des marchés financiers vers le financement du commerce, le financement du logement, y compris par l’hypothèque et la titrisation, les assurances, le financement des MPME, la microfinance ; et
iii) amélioration du climat de l’investissement et le développement du marché local des capitaux à revenu fixe.

L’IFC est également le principal conseiller du gouvernement pour la privatisation des aéroports nigérians.
 
Le montant brut des engagements de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) au Nigéria s’élève à 102,9 millions de dollars et comprend cinq projets d’appui aux secteurs manufacturier et des services. Les projets à l’étude pour l’exercice 08 concernent deux investissements complémentaires dans les secteurs des infrastructures et des services. Il est prévu que ces projets, qui seront portés par des investisseurs sud-africains et britanniques, représentent un engagement brut combiné de 120 millions de dollars.
 
Les services en ligne de promotion des investissements de la MIGA (www.fdi.net  et www.pri-center.com) sont des portails web uniques qui offrent des analyses gratuites sur les pays ainsi que des informations relatives à l’investissement direct étranger (IDE) et la gestion du risque politique et l’assurance concernant 175 pays.

Ces initiatives contribuent à la mission de la MIGA de promouvoir l’IDE dans les pays en développement afin de renforcer la croissance et le développement. À l’heure actuelle, ces services comprennent 221 documents sur les opportunités d’investissement et l’environnement commercial, juridique et réglementaire au Nigéria.
 
L'Institut de la Banque mondiale (WBI) concentre ses efforts dans deux domaines :i) la participation des jeunes au débat sur le développement ; et ii) le renforcement de la fonction de contrôle de l’Assemblée nationale.

Le  WBI apporte également un soutien dans d’autres domaines, tels que les choix stratégiques de la réforme de l’éducation ; le commerce ; et la protection sociale.
 
Personnes à contacter
 
M. Onno Ruhl
Directeur des opérations pour le Nigéria

102 Yakubu Gowon Crescent
Face au Secrétariat de la CEDEAO
P.O. Box 2826, Garki, Abuja, Nigeria
Téléphone : 234-9-314-5263
Facsimilé : 234-9-314-5268
oruhl@worldbank.org

Retour en haut




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/VI693RBE40