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La Vice-présidente de la Banque mondiale félicite le Gouvernement nigérian des réformes entreprises

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ABUJA, NIGÉRIA, le 12 février 2008 – « Nous tenons à remercier la Banque mondiale pour ce qu’elle a fait pour notre communauté. Autrefois, nous étions dans le noir, aujourd’hui, nous avons de la lumière. L’école, le forage et les ponceaux que vous nous avez aidés à construire ont vraiment ouvert notre village vers l’extérieur et transformé notre communauté, et maintenant les habitants de villages voisins viennent s’installer chez nous. »

C’est en ces termes qu’Adamu Ciroma, le Chef du village de Danu, dans l’État de Niger, a exprimé la gratitude de ses administrés envers la Banque mondiale.

M. Ciroma a prononcé ces paroles lors de la récente visite effectuée par Mme Obiageli Ezekwesili, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique, sur le site de l’un des projets de développement de proximité financés par la Banque au Nigéria.

VP Ezekwesili embraces Mrs. Jummai Mohammed, head of the Danu Bank Assisted Borehole

Accolade de Mme Ezekwesili, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique, et de Mme Jummai Mohammed, Chef du projet LEEMP de forage de Danu qui bénéficie de l’appui de la Banque.

Jadis un hameau isolé et pratiquement coupé de l’extérieur où la vie était terriblement morne, le village de Danu a connu les rapides et importants changements que les investissements fondamentaux dans les programmes de développement de proximité visent à atteindre dans les zones rurales : l’accès des Nigérians les plus pauvres aux services de base (éducation, santé, eau et assainissement) s’est amélioré de même que la qualité de ces services.

Les bénéficiaires de Danu ont exprimé leur joie en souhaitant la bienvenue à Mme Ezekwesili avec un spectacle de danse. À Suleja, une localité voisine, la Vice-présidente a été élevée au rang de « Saraunian Fadama » (reine de Fadama en Hausa), où elle a assuré la réalisation d’un autre projet de développement de proximité
 
Dans son discours, Mme Ezekwesili a félicité les membres de la communauté de la prudence et de la transparence avec laquelle ils ont géré les ressources qui leur ont été allouées.  Elle a enjoint les pouvoirs publics de contribuer à la constitution d’une société plus juste en s’assurant que les pauvres participent aux réformes et en profitent et bénéficient aussi des fruits de la croissance économique et de l’essor des revenus tirés des ressources naturelles. 

Elle a encouragé les pouvoirs publics à investir davantage de leurs propres ressources dans les projets de développement de proximité comme Fadama, car ceux-ci permettent de s’assurer que les décisions de développement sont prises et gérées par les bénéficiaires eux-mêmes. 

À Danu, comme dans tous les endroits où elle s’est rendue pendant sa visite de cinq jours au Nigéria (du 14 au 18 janvier), Mme Ezekwesili est revenue sur les points évoqués lors de sa première visite officielle dans ce pays après son entrée en fonction à la Banque mondiale en mai 2007 à savoir : la gouvernance et une gestion responsable des finances publiques, des recettes pétrolières et des revenus pour accroître leur impact au plan du développement.

Ces mêmes points ont été repris durant l’audience accordée par le Président nigérian, M. Umaru Musa Yar’Adua, à Mme Ezekwesili, et pendant les réunions que cette dernière a eues avec de hauts responsables du gouvernement, des acteurs du secteur privé et des représentants de la société civile.

Africa Region VP Ezekwesili, Michel Wormser, and Danu Village Head Adamu Ciroma

La Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique et le Chef du village de Danu, Adamu Ciromar.

Mme Ezekwesili a félicité le Gouvernement nigérian pour avoir maintenu le cap des réformes et la stabilité macroéconomique. Elle a insisté sur le fait que l'équipe au pouvoir devait continuer ces efforts et donner à la communauté internationale des témoignages appropriés de sa détermination à améliorer la gouvernance et à intensifier la lutte contre la corruption au niveau fédéral et à celui des États.  (Communiqué de presse en anglais - 18 janvier).

Durant l’audience que lui accordée le Président, Mme Ezekwesili a convenu avec M. Yar' Adua que « la corruption est un cancer qui étouffe le développement du pays ». Elle a fait valoir la nécessité de veiller à gérer prudemment les ressources financières pour qu’elles puissent avoir un impact positif sur la vie des Nigérians, en particulier la majorité de la population qui vit dans des zones rurales. La population rurale est loin de connaître l'expansion des zones urbaines qui, dans des cas comme celui du delta du Niger, souffrent de troubles sociaux et sont la proie de violences de plus en plus importantes.

Pendant les réunions qu’elle a eues avec les gouverneurs des États du Delta, d’Akwa Ibom et de Bayelsa, et avec d’autres partenaires de développement, Mme Ezekwesili a précisé que la Banque et d’autres partenaires de développement sont prêts à aider cette région du Nigéria à renforcer la transparence et la gestion des recettes publiques. La Banque, a-t-elle précisé, est également disposée à contribuer à la mise en place de mécanismes tels que l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Nigéria (NEITI) pour garantir que les ressources dépensés ont un impact tangible au plan du développement. (Communiqué de presse en anglais - 28 janvier).

Bien que les États du delta du Niger soient plus riches en ressources que la plupart des autres États du Nigéria, le niveau de pauvreté y est plus élevé que dans le reste du pays (43%) et les indicateurs du développement humain continuent de dépeindre une situation peu favorable (l’espérance de vie est de 43 ans et 12% des enfants meurent avant d’avoir atteint l’âge d’un an).

Obiageli Ezekwesili

Mme Ezekwesili a convenu avec M. Yar' Adua que « la corruption est un cancer qui étouffe le développement du pays ».

La crise du secteur de l’électricité a été l’un des grands sujets abordés durant la réunion de Mme Ezekwesili avec l’équipe gouvernementale chargée des questions économiques. La Vice-présidente a noté que — au vu des carences observées au niveau de la production, de la gestion, de la distribution et de la consommation d’électricité, de la pénurie d’investissement et des actes de sabotage — le secteur de l’électricité est bien le principal obstacle à la compétitivité et à la croissance du Nigéria. Elle a applaudi le fait que le gouvernement en ait fait sa priorité. Elle a déclaré que la Banque mondiale s’engageait à appuyer la réforme du secteur de l’électricité, en apportant au secteur non seulement des financements mais aussi une assistance technique et des conseils pour assurer une amélioration notable de sa performance et de sa viabilité.

Mme Ezekwesili a non seulement lancé des projets financés par la Banque à Abuja et dans les États de Nasarawa, de Niger et de Lagos, mais elle a aussi rencontré des membres du corps législatif, des personnes employées dans le cadre de projets financés par la Banque et des représentants d’organisations de la société civile. Elle a également rencontré des membres de l’organisation People Living with HIV/AIDS, des bailleurs de fonds et d’autres partenaires de développement, des représentants du secteur privé et des agents de la Banque.

Au cours de la conférence de presse pendant laquelle elle a fait le bilan de sa visite, Mme Ezekwesili s’est dite « très impressionnée par les résultats obtenus sur le terrain et par la manière dont les populations locales prennent leur destin en main, agissent de façon transparente et exploitent les faibles ressources mises à leur disposition par le biais de projets de développement de proximité ».
Près de 90 % des revenus du Nigéria sont imputables au pétrole. Ce dernier génère au minimum 30 milliards de dollars par an et, depuis 1970, a procuré environ 350 milliards de dollars au pays.  Cependant, près de 120 millions des 140 millions de Nigérians ont moins de 2 dollars par jour pour vivre. Selon une publication de la Banque mondiale, le Nigéria offre un tableau de « pauvreté au cœur de l’abondance ».  Ses réserves en devises sont actuellement de l’ordre de 54,2 milliards de dollars.
    




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