Dernière mise à jour : September 2009 Histoire Le Sénégal se situe sur la côte ouest de l’Afrique ; c’est un État-membre de l’Union économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Avec une population estimée à 11 millions d’habitants, son économie est dominée par quelques secteurs stratégiques, comme les arachides, l’industrie chimique, le tourisme, la pêche et les services.
Après l’indépendance, en 1960, le pays a joué un rôle très visible sur le plan international et a su préserver un environnement politique et social relativement stable. Les élections locales du 22 mars 2009 ont prouvé que le système politique sénégalais continue de faire preuve de maturité démocratique. Les partis d’opposition ont gagné dans plusieurs centres urbains, y compris à Dakar, et les élections ont été qualifiées dans l’ensemble comme justes et transparentes. Les élections présidentielles auront lieu en 2012 quand le mandat de cinq ans du président Abdoulaye Wade, élu en 2007, arrivera à  son terme. Cependant, depuis les années 80, le Sénégal fait face à un conflit dans le sud du pays (Casamance), la région cherchant à devenir indépendante. En décembre 2004, le gouvernement a signé un accord de paix avec le MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance). Ce dernier n’est toutefois pas intégralement mis en œuvre et des attaques sporadiques continuent en raison de la fragmentation du MFDC en plusieurs groupes. Depuis la mort en 2007 du prêtre Augustin Diamacoune Senghor, chef charismatique du MFDC, les rebelles se sont séparés en plusieurs factions et ne s’accordent pas sur le nom du successeur. Contexte économique, social et politique Depuis la moitié des années 90 jusqu’en 2005, le Sénégal a connu une des meilleures performances économiques de l’Afrique subsaharienne. Bien que certaines périodes aient été caractérisées par une faible croissance, le PIB réel a augmenté en moyenne de 5 % par an, ce qui représente la première croissance soutenue (en moyenne) par habitant depuis l’indépendance en 1960. Les accords monétaires régionaux ont favorisé la stabilité monétaire et le contrôle de l’inflation. L’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE en 2004 et, en 2005 de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (MDRI), et le recours à l’emprunt externe à des taux de faveur, ont permis une forte réduction de l’encours total de la dette. Cependant, en 2006-2007, une série de chocs a secoué l’économie sénégalaise. La forte augmentation du prix du pétrole et, au début de 2007, la flambée des prix des denrées alimentaires, ont pesé sur l’économie et ont conduit à une période inflationniste, cette dernière passant de 4 % en 2006 à 6 % en 2005 alors qu’elle avait progressé de 0,5 % au cours des trois années précédentes. L’augmentation des prix du pétrole et des denrées alimentaires a également pesé sur le déficit des comptes courants extérieurs, le Sénégal important la totalité du pétrole qu’il consomme et 80 à 100 % du riz et du blé dont il a besoin. Les autres chocs étaient internes : en raison de la faiblesse des pluies, la production agricole a chuté d’environ 15 % en 2006 et 2007. Bien que le secteur ne représente qu’une faible part du PIB, environ 7 % en 2006, la chute de la production agricole a entraîné la baisse d’au moins 1 % de la croissance du PIB au cours de 2006 et 2007 et a exacerbé l’impact sur la population de l’inflation liée à l’augmentation des prix des denrées alimentaires. La plus grande société exportatrice du pays, Industries Chimiques du Sénégal (ICS), une entreprise produisant de l’acide phosphorique et exploitant des mines de phosphate, dont la majorité appartient à des capitaux étrangers, a rencontré d’importantes difficultés financières qui ont contribué à entraîner la baisse de l’activité économique et une nouvelle diminution de 1 % de la croissance du PIB en 2006 (la société a été recapitalisée début 2008). La croissance réelle du PIB est aujourd’hui estimée à 2,5 %, l’inflation restant à des niveaux élevés (environ 6 % fin 2008), puisque l’augmentation des prix du pétrole et des denrées alimentaires a fortement pesé sur cette dernière au cours de l’année. Les fortes pluies ont favorisé la production agricole, mais la production industrielle a souffert une légère baisse ; le redressement attendu d’ICS devrait désormais avoir lieu en 2009. Le Sénégal reste un pays pauvre, avec un RNB par habitant de 840 dollars en 2006. Malgré un déclin de la pauvreté, qui est passée de 68 % en 1994 (61,4 % des ménages) à 51 % en 2005, la pauvreté reste élevée en particulier dans les zones rurales. Tableau du développement/coordination des bailleurs de fonds Outre le FMI et la Banque mondiale, le Sénégal compte parmi ses partenaires la France, l’Union européenne (UE), la Banque africaine de développement, l’USAID, le Japon, l’Allemagne, le Canada et de nombreuses agences des Nations Unies. Le nouveau Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (PRSP II) et la nouvelle stratégie de croissance accélérée, dont l’objectif est de soutenir une croissance favorable aux pauvres, tous deux élaborés par le gouvernement, ont permis de coordonner l’action des bailleurs de fonds. La rencontre du Groupe consultatif (GC) a eu lieu à Paris en octobre 2007. Le rôle joué par le Groupe de la Banque mondiale Jusqu’au mois d’août 2009 la Banque mondiale a approuvé 122 projets pour le Sénégal, dont le montant cumulé est de 3 milliards de dollars. La valeur des 20 projets IDA en cours est d’environ 700 millions de dollars, le montant non versé étant approximativement de 460 millions de dollars. Ces 20 projets sont consacrés aux domaines de l’agriculture, du développement rural, de l’infrastructure, de l’environnement, du transport, de la nutrition/santé/population, de la protection sociale, de l’énergie/eau, du développement des secteurs privés et publics, et de la gestion des catastrophes naturelles. La performance du portefeuille est analysée tous les trimestres avec le gouvernement. Société financière internationale (IFC) Au mois de février 2008, le montant du portefeuille engagé par l’IFC au Sénégal était de 86 millions de dollars, dont 44 millions de dollars en cours. Les activités de l’IFC au Sénégal sont concentrées sur le développement proactif de projets dans le domaine des marchés financiers, du développement de PME, du tourisme, de l’industrie agricole, des TIC, des mines, de l’infrastructure, du logement et de l’assistance technique. Dans le cadre du PPIP (Programme pour la priorité de l’investissement public), du PEP Africa (Partenariat pour l’entreprise privée en Afrique) et du FIAS (Service consultatif pour les investissements étrangers), la Banque mondiale va collaborer avec l’APIX (Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement des grands travaux) pour appliquer les réformes afin d’améliorer le classement du Sénégal dans le rapport Doing Business. Les prochains programmes/projets de l’IFC portent sur les secteurs suivants : finance (évaluation d’un schéma de partage des risques entre l’IDA et l’IFC et 2 banques, et son Programme de financement du commerce mondial avec 3 banques) ; énergie (assistance pour la résolution des difficultés financières de la Senelec (compagnie nationale d’électricité), y compris des pourparlers avec le gouvernement et la Senelec pour le financement de PEI (producteurs d’énergie indépendants) ; et transport (aide financière au projet Dakar-Diamniadio et développement d’un schéma secteur privé-secteur public pour développer le programme de remplacement des minibus). Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) Le Sénégal en tant que pays hôte. L’action de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) au Sénégal consiste en un projet dont le risque de crédit brut total est de 9,8 millions de dollars. Il est destiné à garantir le développement d’un projet de vérification des importations d’un investisseur suisse. Au cours de l’exercice 2010, la MIGA va collaborer avec des investisseurs du Royaume-Uni pour couvrir leurs investissements dans la construction d’un port au Sénégal. Le Sénégal en tant que pays investisseur. La MIGA a assuré la société sénégalaise Sonatel dans trois projets de télécommunications en Guinée, Guinée-Bissau et au Mali. L’exposition brute cumulée de ces investissements est de 102,0 millions de dollars. Institut de la Banque mondiale (WBI) Au cours de l’exercice 2010, le WBI met en œuvre sa nouvelle stratégie en se concentrant sur sept enjeux transversaux répondant aux besoins des sociétés et du pays, y compris : les États fragiles ou affectés par des conflits, la crise économique mondiale, la gouvernance, le changement climatique, les systèmes de santé, le développement urbain, et les partenariats secteur public – secteur privé (la prestation de services). Plusieurs nouvelles lignes de crédit seront affectées à l’appui de ces thématiques : programmes de formation structurés ; partage de connaissances entre spécialistes (Sud-Sud ; MIC-OCDE) ; et plateformes d’innovation pour identifier et développer des idées innovantes, et donner aux spécialistes des solutions répliquables face aux défis du développement. Le WBI va augmenter sa portée et faire se rencontrer des spécialistes du monde entier en créant des partenariats avec des organisations nationales et régionales, avec des réseaux d’experts, et en appliquant plus amplement de nouvelles technologies d’apprentissage.  Au Sénégal, le WBI a joué un rôle important dans la gouvernance locale, dans l’exécution de projets, dans la création de micro-entreprises soutenant l’économie en cas de crise, et dans l’apprentissage Sud-Sud au niveau de certaines zones économiques spéciales. Le Sénégal a joué un rôle très actif dans les programmes du WBI (en moyenne 700 personnes par an ont participé aux activités du WBI). Ceci est en partie dû à l’existence d’un centre GDLN à Dakar et au fait que le Sénégal tire parti du rôle qu’il joue en tant que pivot régional pour l’Afrique francophone. Au cours de l’exercice 2009, des activités sont organisées sur un grand nombre de sujets, dont le changement climatique, l’éducation, la protection sociale, le commerce, le financement des PME, l’eau et le développement rural. Contacts Pour les contacts, cliquez ici.
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