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Country Brief

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Comoros: Fiche-pays

La République des Seychelles est un petit État insulaire faisant partie des pays à revenu intermédiaire (PRI), selon la classification de la Banque mondiale. Sa population est estimée à 88 311 habitants (2010). Son revenu par habitant, autour de 9 710 dollars (2010), est l’un des plus élevés parmi les PRI. À l’instar des autres petits États insulaires, les Seychelles ont une économie de taille modeste — le produit intérieur brut (PIB) s’élevait à 833 millions de dollars en 2008 —, surtout basée sur les services et très vulnérable aux perturbations de l’environnement mondial et au changement climatique du fait de son isolement et de sa faible superficie (455,3 km²).

Cet archipel de l’océan Indien occidental comprend 115 îles tropicales disséminées sur une zone de plus de 1 374 millions de km2. Dix îles seulement sont habitées, sachant qu’environ 90 % de la population du pays vit sur Mahé, la plus vaste (urbanisée à 60 %), qui abrite la capitale, Victoria, et le principal port de pêche. La taille limitée de son espace terrestre et de ses ressources humaines et financières prive l’archipel de possibles économies d’échelle sur le plan de la production et de la diversification économique. Le pays doit importer la quasi-totalité des matières premières, des produits et des services spécialisés dont il a besoin. Le secteur halieutique (pêche et transformation industrielles et artisanales) occupe une place importante.

Économie

Les Seychelles sont confrontées aux contraintes caractéristiques des petits États insulaires, à savoir notamment le manque de diversification économique, la vulnérabilité aux chocs externes, l’éloignement des marchés et les risques de dégradation de l’environnement et de catastrophes liées au climat. L’archipel possède un vaste espace marin et côtier.

Le tourisme et la pêche (y compris la transformation) sont les deux grands piliers de l’économie. Les Seychelles bénéficient d’une zone économique exclusive d’environ 1,4 million de km² dans l’une des principales zones de pêche au thon du monde. Le tourisme contribue au PIB à hauteur de 25 %, assurant un quart des emplois du pays et 70 % de ses recettes en devises. La pêche et la transformation du thon assurent près de 5 % du PIB, environ 7 % des emplois et pratiquement 35 % des exportations, alors que ce secteur doit face à l’essor de la piraterie et aux effets de facteurs environnementaux ainsi qu’à une concurrence régionale accrue entre ports de pêche et conserveries.

Après avoir connu une sévère crise de la balance des paiements et de l’endettement en 2008, les Seychelles sont parvenues à stabiliser leur situation macroéconomique grâce à des réformes budgétaires courageuses et à la libéralisation des changes. Assainissement et discipline budgétaires ont contribué à ce redressement. Les autorités ont introduit un régime fiscal simplifié et harmonisé, et renforcé l’administration des impôts. Les réformes avaient pour objectif d’élargir l’assiette fiscale, de doper les recettes intérieures et d’instaurer un environnement propice à l’activité des entreprises. La loi relative à l’impôt sur les sociétés a été révisée en 2010 pour ramener le taux marginal de 40 à 33 %, supprimer le seuil d’imposition pour les entreprises et le ramener à 150 000 SCR pour les sociétés unipersonnelles et les sociétés de personne. La loi sur les revenus et les avantages non financiers (impôt sur le revenu des personnes physiques – IRPP) est entrée en vigueur en 2010 et se substitue aux contributions sociales. De nombreux secteurs ayant été jusque-là exemptés de ces contributions, l’IRPP a élargi l’assiette fiscale et introduit un traitement plus cohérent des différents acteurs économiques. Le niveau de la taxe sur les biens et les services a été relevé de 10 à 15 %, pour ouvrir la voie à l’introduction d’un taux unique de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en janvier 2013. La TVA devrait éliminer l’effet en cascade de l’impôt sur les entreprises et ne pas avoir d’incidence sur les recettes. Ces réformes ont permis de stabiliser les rentrées fiscales à pratiquement 30 % du PIB.

Les politiques budgétaires et monétaires ont atteint les objectifs visés, comme en témoignent l’inflation, peu élevée et stable, et la baisse des taux d’intérêt. De même, l’économie affiche de bonnes performances depuis le milieu de l’année 2009, avec un taux de croissance qui a atteint 6,2 % en 2010 et devrait s’établir à 4,9 % en 2011. Les moteurs de la reprise sont le tourisme, les communications et la construction. Grâce à une politique monétaire prudente axée sur la stabilisation des prix, l’inflation a été maintenue à un taux pratiquement constant en 2010. Mais elle s’est approchée des 5 % en 2011, attisée par la hausse des cours du pétrole et des denrées alimentaires sur les marchés internationaux.

Le déficit du compte courant devrait baisser de six points de pourcentage en 2012, pour se situer à 26 %, en raison d’investissements directs étrangers (IDE) massifs dans les infrastructures (l’hôtellerie surtout).
La restructuration de la dette est pratiquement achevée, des accords ayant été trouvés avec les trois derniers créanciers du pays — deux créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris (l’Afrique du Sud et l’Inde) et un créancier commercial — pour un montant global de quelque 9 millions de dollars. Les signatures sont attendues très prochainement. Fin 2011, la dette publique s’établissait à 77,6 % du PIB. Une analyse complète de la soutenabilité de la dette réalisée début 2011 considère qu’à long terme, le pays devrait arriver à un niveau viable, sous réserve de maintenir la prudence budgétaire actuelle — même si la trajectoire d’endettement n’est pas à l’abri de chocs extérieurs (conditions de financement et aléas sur le plan budgétaire et de la croissance). Selon les projections, le pays devra maintenir durablement des excédents primaires autour de 4,5 % du PIB et une croissance annuelle moyenne d’environ 4 % s’il veut ramener le niveau de son endettement sous la barre des 50 % du PIB d’ici 2018. La soutenabilité de la dette extérieure pourrait être compromise par d’importants chocs sur les transactions courantes hors intérêts, au premier rang desquelles les entrées touristiques, les importations de denrées alimentaires et de carburant et les fluctuations du taux de change.

Les performances du pays dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) sont satisfaisantes. En octobre, le Conseil d’administration du FMI a finalisé la cinquième revue des performances économiques des Seychelles au titre de la FEC. Tous les repères structurels et objectifs quantitatifs fixés pour la fin mai 2012 ont été atteints. Le gouvernement négocie avec le FMI la prolongation de la FEC pour une année supplémentaire.

À moyen terme, les perspectives économiques sont plutôt positives, même si les Seychelles restent vulnérables aux chocs exogènes en raison de la taille réduite de l’économie et de l’extrême concentration des exportations en Europe. Pour 2012, les prévisions relatives au PIB réel anticipent l’impact de la récession économique en Europe et ont donc été revues à la baisse de pratiquement 3 %. À moyen terme, les projections parient sur une amélioration du climat général en 2013 malgré une reprise mondiale toujours timide. Le PIB pourrait s’établir à 3,7 % en 2013, grâce à l’augmentation du tourisme et de la demande intérieure, confortée par les réformes en matière d’investissement.

Compte tenu des récentes envolées du prix des carburants et de l’énergie sur l’archipel, l’inflation a atteint 8,9 % en juin 2012. Soucieuse d’endiguer ce phénomène et de parer tout effet secondaire supplémentaire, la Banque centrale durcit sa politique monétaire en maintenant les taux d’intérêt directeurs à des niveaux positifs en termes réels à travers des interventions sur les marchés qui visent à « stériliser » ou neutraliser l’injection de liquidités. Le gouvernement a commencé à émettre des bons du Trésor afin non seulement d’assurer ses besoins de financement mais aussi d’appuyer les efforts entrepris par la Banque centrale pour gérer l’excès de liquidité. Les estimations pour 2012 tablent sur une baisse de l’inflation annuelle à 6,5 %.

L’incertitude actuelle de l’économie mondiale représente une menace sérieuse pour les Seychelles, à deux niveaux : la situation budgétaire et le déficit de la balance courante. Un ralentissement pourrait freiner la croissance intérieure, provoquant une baisse des rentrées fiscales et une pression sur les dépenses publiques alors même que la situation budgétaire du pays reste tendue. Les autorités disposent néanmoins, jusqu’à un certain point, de leviers et d’instruments pour affronter cet environnement économique extérieur incertain. Le niveau actuel des réserves de change (217 millions de dollars, soit l’équivalent de 2,8 mois d’importations) peut permettre d’atténuer légèrement une détérioration de la balance des paiements. Le taux de change flottant facilite aussi le redressement des déséquilibres extérieurs. Sur le plan budgétaire, le fonds d’urgence abondé à hauteur de 0,5 % du PIB (5,7 millions de dollars) pourrait être mobilisé le cas échéant en parallèle à la réduction des dépenses publiques. La marge de manœuvre budgétaire reste étroite, le gouvernement ayant décidé de ramener l’endettement public sous la barre des 50 % en 2018. Les autorités sont déjà fermement engagées à maîtriser les dépenses publiques si un ralentissement majeur devait se produire, ce qui imposera d’accélérer les progrès du secteur public en matière d’efficacité. En cas de choc exogène plus grave menaçant l’équilibre économique et budgétaire du pays, les autorités seraient amenées à solliciter les organisations multilatérales pour une aide financière additionnelle.

Principaux défis du développement

En dépit des progrès accomplis sur le plan macroéconomique, l’économie seychelloise, ouverte mais d’envergure limitée par la taille, demeure vulnérable à des chocs exogènes divers (actes de piraterie, envolée des prix des produits alimentaires et de l’énergie, risques de perturbations du système financier) susceptibles d’avoir de graves retombées sur ses deux secteurs clés (le tourisme et la pêche) et sur son niveau d’endettement (en baisse, mais qui représente encore 84 % au PIB).

L’absence d’institutions et d’incitations adéquates entrave par ailleurs l’amélioration de la compétitivité qui permettrait de dynamiser le secteur privé. Il existe en outre peu de liens en amont entre les investisseurs étrangers et les entreprises locales, ce qui empêche d’exploiter les retombées potentielles des secteurs du tourisme et de la pêche sur l’économie nationale. Enfin, la pénurie de compétences et d’expertise, exacerbée par la complexité et la lourdeur des procédures à suivre pour recruter des travailleurs étrangers qualifiés, constitue également un obstacle à la création d’une économie que le gouvernement seychellois voudrait voir diversifiée et dotée d’un secteur de services financiers et d’une industrie du savoir développés.

Enfin, le secteur public pèche toujours sur le plan de l’efficacité. Des réformes supplémentaires sont nécessaires pour améliorer l’affectation et l’exécution des dépenses publiques ; celles-ci concernent notamment la préparation budgétaire et le respect de procédures transparentes dans la passation des marchés, ainsi qu’une révision globale du système de sécurité sociale et de retraite de manière à ce qu’il réponde aux besoins de la population et des groupes vulnérables, qu’il soit financièrement soutenable dans le temps et qu’il réduise au minimum les ingérences politiques.

Situation politique

La République des Seychelles, indépendante depuis 1976, est une démocratie relativement jeune et politiquement stable. Un an après l’indépendance, un coup d’État installait un régime socialiste à parti unique. Les premières élections présidentielles multipartites sont organisées en 1993, à l’issue de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Lors du dernier scrutin (mai 2011), le président en place (James Michel) a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans avec une très confortable majorité (55 % des voix). Fort de ce résultat, le président a renouvelé l’engagement du pays à poursuivre la ligne générale des réformes structurelles, consolider l’économie, doper la productivité et encourager l’innovation sans négliger le secteur social (notamment les services de santé, qui doivent être optimisés, et le logement, avec la poursuite et la pérennisation du programme engagé). Des élections législatives ont été organisées fin septembre 2011 qui ont consacré l’écrasante victoire du parti au pouvoir (l’opposition n’obtenant qu’un seul siège). Le principal parti d’opposition ayant boycotté le scrutin, un Forum pour la réforme électorale a été constitué, sous l’égide de la Commission électorale. À l’issue de consultations publiques sur les élections et le processus électoral, la commission a soumis au président, en septembre 2012, un projet de loi sur l’ordre public. Cette proposition sera étudiée prochainement par le gouvernement. De nouvelles élections législatives devraient être organisées une fois que les recommandations de la commission auront été discutées et validées par l’exécutif. S’il est difficile d’en prédire la date, elles ne devraient pas être organisées avant l’exercice 2014.

Développement social

1. Si les Seychelles affichent des indicateurs sociaux supérieurs à ceux d’autres petits États comparables, des difficultés demeurent. Le pays a atteint la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en particulier en matière d’éducation, santé, lutte contre la pauvreté et environnement.

Alors que le taux brut de scolarisation dans le primaire et le secondaire est élevé (plus de 100 %), les résultats de l’apprentissage sont décevants et les lacunes en termes de compétences de plus en plus visibles à mesure que l’économie se modernise. Les résultats en mathématiques au primaire, tels que mesurés par l’évaluation SACMEQ III, révèlent que les élèves seychellois ont en moyenne un niveau nettement inférieur à ceux de l’île Maurice, cette mauvaise performance s’expliquant notamment par la pénurie d’enseignants qualifiés et une formation pédagogique inadaptée.

Par ailleurs, l’État assure un accès gratuit aux soins de santé. L’espérance de vie à la naissance est de 73 ans, comme à Maurice. L’OMD relatif à la santé maternelle est largement atteint. Quant à la mortalité infantile, elle était de 14 pour 1 000 naissances vivantes en 2010.

Les principales difficultés sur le front de la santé sont la couverture insuffisante de certains services essentiels, le fait que la charge de morbidité s’est déplacée vers les maladies non transmissibles, les blessures et les maladies mentales, un secteur notoirement inefficace, surtout en termes de taille, d’organisation et de gestion des infrastructures de santé, des difficultés de viabilité budgétaire et l’important taux de renouvellement des professionnels de santé.

2. Au-delà des réels progrès en termes de gouvernance publique, les Seychelles doivent poursuivre leurs efforts pour profiter de l’effet de levier et des bénéfices des réformes récentes. Depuis 2008, le gouvernement a pris une série de mesures pour traiter de ces problèmes, parmi lesquelles la modernisation du secteur public (qui passe par un meilleur alignement des institutions sur leurs politiques/missions de services publics), le retrait des acteurs publics dans les activités commerciales (qui a conduit à dégraisser fortement les organismes paraétatiques, à améliorer leurs modes de gestion et à introduire une nouvelle grille salariale calée sur celle du secteur privé) et la redéfinition des structures de redevabilité entre agences gouvernementales chargées de fournir les services. Les autorités doivent adopter une approche plus stratégique de la gouvernance publique, en menant notamment une analyse approfondie des principaux défis et pistes dans ce domaine, sous l’angle de l’offre comme de la demande, afin de doper la croissance.

Depuis que les Seychelles ont rejoint la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), en 1980, seulement quatre prêts ont été approuvés pour un montant total de 19,7 millions de dollars : un prêt de 6,2 millions, approuvé pendant l’exercice 1986, était destiné à contribuer au financement d’un projet de développement de la côte Est de Mahé et portait essentiellement sur l’amélioration des installations portuaires et la réhabilitation du réseau routier de l’île ; un financement de 4,5 millions de dollars pour un projet sur l’environnement et les transports, approuvé le 22 décembre 1992 (en même temps que la stratégie de partenariat-pays), visait à améliorer les infrastructures sur l’île de Praslin (la seconde destination touristique des Seychelles), à protéger l’environnement exceptionnel de l’écosystème d’Aldabra (tortues terrestres géantes) et à lutter contre la pollution marine dans le port de Victoria ; plus récemment, deux prêts à l’appui des politiques de développement ont été approuvés pendant les exercices 2010 et 2011, pour un montant équivalant à 9 millions de dollars chacun.

À la suite d’un dialogue fructueux basé sur une note de stratégie intérimaire pour les exercices 2010-2011, la Banque mondiale prépare actuellement une stratégie de partenariat-pays de quatre ans, en consultation avec les parties prenantes seychelloises. La stratégie a été présentée au Conseil en avril 2012. Elle soutient la stratégie nationale de développement à moyen terme pour la période 2013-2017, qui expose la vision et les objectifs permettant de réduire la vulnérabilité du pays et pose les jalons d’un développement à long terme.

La stratégie de partenariat trace le cap du programme de la Banque mondiale aux Seychelles pour la période 2012-2015. Le train de réformes qu’elle soutient s’articule autour de deux piliers — d’une part, la compétitivité et l’emploi, et, d’autre part, la vulnérabilité et résilience — et repose sur le socle que constituent la gouvernance et les capacités du secteur public. Il sera mis en œuvre à travers les trois instruments clés de la Banque mondiale : les partenariats, le savoir et le financement.La constitution de partenariats avec les différents acteurs sera un volet essentiel, appelé à prendre encore plus d’importance si les projets d’extraction du pétrole se révèlent viables d’un point de vue commercial. La Banque mondiale va effectuer des recherches analytiques en appui au programme de réforme et contribuera à l’identification des points faibles et des obstacles contraignants qui peuvent en compromettre la pérennité à long terme. La mise en œuvre des réformes sera financée par une série programmée sur trois ans d’opérations à l’appui des politiques de développement (pour un montant indicatif de prêt de 7 millions de dollars chaque).

Ces opérations sont axées sur le développement du secteur privé, l’amélioration de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques et le renforcement de la résilience. Elles aideront les autorités à introduire les réformes qui permettront d’améliorer l’environnement des affaires et la gestion des finances publiques, de renforcer la transparence et le contrôle budgétaire sur les entreprises publiques et d’optimiser le ciblage des programmes sociaux. La première des trois opérations prévues a été approuvée par le Conseil en septembre 2012.

Le projet sur l’environnement et les transports a permis aux Seychelles de restaurer et de préserver l’écosystème d’Aldabra et de protéger ainsi sa population de tortues marines et de tortues géantes. Il a également appuyé la lutte contre la pollution marine causée par les bateaux de pêche et les navires commerciaux. Son volet consacré aux transports a permis d’améliorer la capacité et la qualité du système portuaire commercial du pays et de son réseau autoroutier.

Le nouveau programme d’opérations à l’appui des politiques de développement devrait permettre d’atteindre les résultats suivants : le nombre de jours requis pour immatriculer une entreprise passera de 39 à trois ; le suivi des résultats financiers des entreprises publiques sera renforcé grâce à la division créée à cet effet ; les prestations sociales seront mieux ciblées ; et la PUC (la compagnie publique d’énergie, d’eau et d’assainissement) sera dotée de bases financières saines. Le programme tient compte des résultats et des enseignements des opérations précédentes et entend consolider les réformes soutenues par les travaux analytiques et l’aide technique de la Banque mondiale, parallèlement à la facilité élargie de crédit du FMI.

La Société financière internationale (IFC) jouera un rôle central de coordination pour la mise en œuvre de la stratégie de partenariat élaborée avec la BIRD. L’IFC renforcera l’engagement de la Banque mondiale aux Seychelles en continuant de travailler sur la demande et en élargissant son portefeuille d’investissements axés prioritairement sur le secteur financier (les PME), le développement d’un marché financier, le tourisme et les projets halieutiques ainsi que le développement des infrastructures créatrices d’emplois.

L’IFC a repris ses discussions avec la République des Seychelles en 2010 et est actuellement en pourparlers pour la privatisation de deux grandes banques publiques, la Seychelles Savings Bank (SSB) et la Nouvobanq. Le gouvernement et l’IFC viennent de signer un accord de services pour la maîtrise de l’énergie et les modes de production non polluants. À ce titre, l’IFC mènera une étude visant à préconiser les technologies d’énergie renouvelable les mieux adaptées aux ménages, aux PME et aux entreprises individuelles en termes de viabilité technique et financière. Après des discussions avec des banques commerciales et les autorités, l’IFC vient de proposer l’adoption d’un mécanisme de partage des risques/de garantie partielle des prêts par l’État pour inciter les banques à prêter aux ménages, aux PME, aux entreprises individuelles qui investiront dans des biens, des équipements et des appareils économes et propres. L’IFC aide aussi la Banque centrale à affiner la future législation en matière de crédit-bail, en cours d’élaboration. Les services de conseil de l’IFC et la Banque mondiale œuvrent conjointement avec le gouvernement pour remédier aux points critiques mis en évidence dans les enquêtes sur la pratique des affaires.

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) étudie pour sa part la possibilité de fournir une garantie importante à l’appui d’un investissement hôtelier. Son aide pourrait porter sur une opération de plus de 300 millions de dollars dans le secteur du tourisme, mais l’avancée de ce projet est subordonnée à l’amélioration de la situation mondiale du tourisme haut-de-gamme. Un certain nombre d’études ont cependant été d’ores et déjà réalisées, notamment en ce qui concerne la situation macroéconomique, l’environnement juridique et le climat de l’investissement, ainsi que sur les aspects environnementaux.

Relativement peu de partenaires de développement ont des bureaux sur place aux Seychelles, de sorte que le Groupe de la Banque mondiale doit assumer une tâche supplémentaire de coordination. Il mettra à profit les excellentes relations qu’il entretient avec le FMI et d’autres partenaires pour appliquer sa stratégie de partenariat avec le pays, à travers notamment des travaux analytiques communs. Par ailleurs, les relations avec des acteurs locaux, notamment les représentants de la société civile, seront privilégiées et renforcées.

Dernière mise à jour en novembre 2012




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