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Sierra Leone : fiche-pays

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Histoire 

Au départ, la Sierra Leone est dirigée par des chefs traditionnels, des rois et des guerriers dont les systèmes de gouvernance ont été influencés par les populations migrantes et les chefs de guerre ethniques au cours des anciens empires successifs d’Afrique de l’Ouest : l’Empire du Ghana, l’Empire du Mali et l’Empire du Songhay.

Les règnes des empires de l’Afrique de l’Ouest sont caractérisés dans les temps anciens par des guerres commerciales et interethniques. Les tribus de l’intérieur du continent qui migrent vers l’ouest en provenance du nord et du sud de l’Afrique s’installent dans la forêt vierge entre le fleuve Mano et les montagnes du Futa, où elles cherchent la protection offerte par les hautes terres d’un côté, et la mer ou les fleuves de l’autre.

Ces tribus sont par la suite rejointes par d’autres populations migrantes qui, au moment de leur premier contact avec les Européens, culminent à 14/17 groupes ethniques. Les peuples parlant le Temne dominent les régions du nord et de l’ouest du pays, tandis que les peuples parlant le Mende dominent l’est et le sud.

Les contacts européens avec la Sierra Leone se font initialement dans la sphère économique avec les Portugais qui construisent en 1495 un fort à Freetown, la capitale du pays, pour faire le commerce de l’or, des épices, de l’ivoire et des esclaves. Plusieurs décennies plus tard, les Britanniques s’implantent et installent une « colonie de la Couronne » à Freetown. Ils instaurent également une autorité indirecte par le biais de chefs traditionnels dans l’arrière pays. Cette autorité est baptisée « protectorat » jusqu’en 1961, date à laquelle le pays obtient son indépendance.

Données de base

  • Le taux de croissance réelle de l'économie a marqué une forte reprise après la guerre, s'établissant à 27 % en 2002, 9 % en 2003 et un peu plus de 7 % de 2004 à 2007.
  • La Sierra Leone obtient une note de 3,1 selon l'évaluation de la performance et du cadre institutionnel (2007), contre 2,5 en 2001.
  • La Sierra Leone occupe la 150è place sur 180 pays dans le classement de Transparency International (2008).
  • Elle est le 156è pays sur 181 pays selon le rapport Doing Business (2009) sur la base des données recueillies au milieu de l'année 2008.
  • L’Indice de développement humain du PNUD (2007) classe la Sierra Leone en 177è position sur 177 pays à partir des données de 2005.
  • Les résultats en matière de santé et nutrition enregistrés par la Sierra Leone sont parmi les plus faibles au monde : mortalité infantile (160 pour 1 000 naissances vivantes en 2006) ; mortalité maternelle (1 077 pour 100 000 naissances vivantes en 2005) tandis que le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (pour 1 000) est de 271 en 2005. L’incidence de la tuberculose est élevée (environ 628 cas pour 100 000 personnes contre 495 cas pour l’ensemble de la région). L’incidence déclarée du paludisme est importante, mais en baisse, avec un taux de morbidité en diminution de 37,5 (2003) à 35,2 (2005). Des progrès rapides ont été obtenus par la Sierra Leone dans le domaine de la vaccination contre la rougeole, enregistrant des résultats au-dessus de la moyenne par rapport au reste de l’Afrique subsaharienne.
  • La prévalence du VIH/SIDA à l’échelle nationale est faible (4,9 %). L’incidence déclarée du paludisme est élevée mais en baisse, avec un taux de morbidité en diminution de 37,5 en 2003 et en 2004 à 35,2 en 2005.
  • La pauvreté est fortement concentrée dans les zones rurales et les autres zones urbaines situées hors de Freetown. Les estimations révisées indiquent que 66 % de la population du pays vivait en dessous du seuil de pauvreté en 2004. Le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté à Freetown était estimé à 22 % en 2003/04, contre 79 % dans les zones rurales.
  • Le sous-emploi constitue un réel problème. En 2006, trois jeunes hommes de 20 à 24 ans sur dix n’étaient ni titulaires d’un emploi dans le secteur formel, ni scolarisés. Les zones urbaines sont particulièrement touchées par ce problème.
  • En 2007, la distribution d’énergie électrique publique était limitée surtout aux villes de Freetown et de Bo, qui consommaient à elles seules environ 20MW, soit une consommation par habitant de 30 kwh pour une moyenne régionale de 541 kwh par habitant ; les routes pavées (praticables en toutes saisons) ne représentaient que 8 % du total en 2004 contre une moyenne régionale de 17 %.

Contexte politique

En 1961, la Sierra Leone, ancienne colonie britannique, accède à l’indépendance sous le régime du Parti du peuple sierra-léonais (SLPP) dirigé par le premier Ministre Sir Milton Margai. Lorsque Milton décède en 1964, son jeune frère, Sir Albert Margai, lui succède.

Suite aux élections multipartites de 1967, le SLPP perd le pouvoir par une très faible marge au profit du All Peoples Congress (APC) alors dans l’opposition, dirigé par Siaka Stevens qui devient premier Ministre. En 1971, le pays devient une république tandis que Siaka Stevens assume la présidence pour un mandat de cinq ans. Le parti unique est instauré en 1978 sous le régime de l'APC dirigé par Steven et l'administration des collectivités locales est abolie.

En 1992, l’APC est renversé après l’éclatement d’une guerre de rébellion brutale. Vers la fin de la guerre en 1996, Ahmad Tejan Kabbah est élu Président à la faveur d’élections multipartites sanctionnées par le retour au pouvoir du SLPP. Après la fin de la guerre en 2002, Kabbah a remporté un second et dernier mandat de cinq ans.

Le 17 septembre 2007, Ernest Bai Koroma, leader du parti d’opposition du All Peoples Congress Party (APC) a remporté les élections et a été investi Président de la Sierra Leone. Des élections aux conseils locaux se sont tenues en juillet 2008.

Depuis l'indépendance, le SLPP a dirigé la Sierra Leone pendant 16 ans de 1961 à 1967 et de 1996 à 2007, soit 33 % des 48 ans écoulés depuis l'indépendance. L’APC a tenu les rênes du pouvoir pendant 30 ans de 1967 à 1992) et de 2007-2009, soit 56 % de la période écoulée depuis indépendance du pays. Au cours des 11 années restantes, soit 11 % de la période écoulée après l'indépendance, plusieurs régimes militaires se sont succédé. Les régimes civils ont été toujours dirigés soit par l'APC ou par le SLPP et représentent 89 % de la période après l'indépendance.

Contexte économique

Amorcée en 2000, la forte reprise qu'a connue la Sierra Leone s'est maintenue pendant neuf années consécutives jusqu'en 2008, année où le produit intérieur brut (PIB) a augmenté d'environ 5,5 % malgré la hausse des prix des denrées alimentaires et des produits pétroliers. Ces dernières années, la croissance a été accélérée par les envois de fonds et les investissements en provenance de la communauté sierra-léonaise expatriée, par quelques investissements dans le secteur minier, notamment dans le rutile et la bauxite, de même que par l’aide étrangère. Cette croissance est concentrée en grande partie dans le secteur agricole informel, ainsi que ceux de la pêche, de l’exploitation minière et des services qui représentent l’essentiel de l’activité économique du pays. L’activité du secteur formel est limitée principalement à l’exploitation minière à grande échelle, à la construction, aux services de détail, au tourisme et à l’emploi dans la fonction publique.

La Sierra Leone a élargi la base de ses exportations qui était presque exclusivement concentrée sur les diamants au cours des dernières années en se tournant vers le rutile, la bauxite et en augmentant le volume de sa production de cultures de rente. En 2007, le pays a enregistré une augmentation des exportations de tous ses produits, mais leur volume a chuté en 2008 à cause de problèmes techniques liés aux activités d’extraction de la kimberlite et des diamants. Le déficit du compte courant extérieur (y compris les transferts du secteur public) s’est aggravé, atteignant -8,4 % du PIB en 2008, contre -3,5 % du PIB en 2006. Les réserves officielles ont atteint 209 millions de dollars en 2008, soit 5,1 mois de couverture des importations.

Le déficit du compte courant a été financé surtout par l’aide extérieure concessionnelle et par l’allègement de la dette. La Sierra Leone a surtout atteint en décembre 2006 le Point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) et a accédé ainsi à un allègement supplémentaire de la dette accordé dans le cadre de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Le montant total de l’allègement atteindra donc près de 1,6 milliard de dollars sur 30 ans.

L’amélioration de la performance budgétaire s’est poursuivie en 2007. Le solde budgétaire global (après les dons) avait évolué de façon positive au cours des 7 dernières années, passant de -10,6 % du PIB en 2001 à -6,7 % du PIB en 2003 pour s’établir ensuite à près de -2,0 % du PIB en 2007 (pour assurer la compatibilité avec les tableaux budgétaires du gouvernement, les données font abstraction des crédits liés à l’IAMD. Les soldes budgétaires affichaient une tendance très positive en 2006 et en 2007, années dans lesquels les crédits liés à l’IAMD sont pris en compte). Le solde budgétaire primaire a connu une amélioration en 2007, progressant de -1,9 % du PIB en 2006 à -3,1 %. Cette régression s’explique en grande partie par une faible augmentation suivie d’une compression des dépenses consécutive aux manques à gagner liés aux concours extérieurs et aux recettes en 2006 et en 2007. Toutefois, cette tendance n’a pas été constante jusqu’en 2008 en raison d’une forte augmentation des dépenses de fonctionnement liée en partie à l’octroi d’une subvention temporaire au secteur de l’énergie électrique et à la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires et des produits pétroliers, qui a entraîné un déficit de 3,4 % du PIB.

L’inflation des prix à la consommation s’est accentuée en raison des répercussions des hausses persistantes des prix des produits pétroliers survenues en 2007 et en 2008, conjuguée à la flambée des prix du riz en 2008. En 2007 et 2008, les taux d’inflation en fin de période étaient de 13,8 % et de 12,2 %, contre 8,3 % en 2006. Le Gouvernement a atténué les effets de certaines de ces augmentations en 2008 en réduisant les droits d’importation sur le riz, la farine et les produits pétroliers. Le taux de change rate est resté relativement stable pendant toute l’année 2008 à un peu moins de 3 000 léone pour un dollar, mais s’est déprécié depuis à 3 100 pour un dollar durant le premier trimestre de 2009 en raison de la baisse des recettes d’exportation. Le taux de rémunération des bons du Trésor a fortement baissé, tombant de 21 % en 2007 à 9 % en 2008.

Les opérations de la Banque mondiale en Sierra Leone

a) Stratégie d’assistance pays de la Banque mondiale

La Stratégie d’assistance-pays de la Banque (2006-2009) pour la Sierra Leone est alignée sur les trois piliers de la stratégie pour la réduction de la pauvreté en Sierra Leone (2005). Elle repose sur les programmes existants de décentralisation de la réforme économique, de développement des infrastructures et des secteurs sociaux. La réforme économique sera financée surtout grâce aux aides annuelles pour la politique de développement. Le soutien à la décentralisation ira au-delà de la réforme institutionnelle et du renforcement des capacités pour s’étendre au transfert des ressources afin de soutenir les approches innovantes de gouvernance décentralisée, notamment l’utilisation de l’initiative de résultats rapides pour renforcer et promouvoir les conseils locaux. Ce soutien consistera notamment dans des outils de gestion des finances publiques aux niveaux central et décentralisé. Afin d’encourager une croissance économique élevée, de réduire la pauvreté, de générer des emplois et d’améliorer la sécurité alimentaire, le programme de la Banque envisage de soutenir le développement du secteur privé, les infrastructures, l’agriculture et le secteur minier. Une initiative intégrée de développement du secteur rural et du secteur privé ciblera l’agriculture et l’emploi chez les jeunes.

b) Projets dans le portefeuille (IDA)

Le portefeuille global comprend 8 projets de l’IDA et le montant global des engagements s’élève à 240,62 millions de dollars et se concentre dans les secteurs suivants : approvisionnement en eau et assainissement, énergie et mines, protection sociale, gouvernance du secteur public, transport, développement rural et éducation.

En outre, la Sierra Léone s’est vu accorder en août 2008 une enveloppe de 7 millions de dollars provenant du Fonds fiduciaire destiné aux programmes de riposte contre la crise alimentaire mondiale.

  • Reconstruction et développement du secteur de la santé (28 millions de dollars). L’objectif de développement global du projet est d’aider à restaurer les fonctions les plus essentielles du système de prestations de services de santé en a) renforçant l’accès aux services de santé essentiels à un coût abordable ; b) améliorant la performance des principaux programmes techniques chargés de résoudre les principaux problèmes de santé publique ; c) renforçant la capacité de la gestion du secteur de la santé en vue d’améliorer l’efficacité et de décentraliser davantage la prise des décisions ; et d) en soutenant le développement du secteur privé de la santé géré par les ONG et la participation de la société civile à la prise de décision ; e) et l’intervention en réponse à la grippe aviaire.
  • Réhabilitation de l’enseignement de base (20 millions de dollars). L'objectif du projet est d'aider le gouvernement sierra-léonais à rétablir les services éducatifs et à jeter les bases de la consolidation du secteur de l’éducation. Le projet s’attachera notamment à : i) aider les écoles participantes à atteindre un niveau opérationnel de base ; et ii) renforcer les capacités du ministère de l’Éducation, de la Science et de la Technologie (MEST) afin de planifier et gérer la prestation de services éducatifs.
  • Projet de développement des infrastructures (40 millions de dollars). L’objectif primordial est de réhabiliter les routes prioritaires sélectionnées, les ports et les aéroports du Bénéficiaire, et d’apporter un soutien à la réforme réglementaire et institutionnelle et à la gestion efficace des routes, des ports et des aéroports du Bénéficiaire.
  • Réforme institutionnelle et renforcement des capacités (25 millions de dollars). Le projet a pour objectif de mettre en place un système de gouvernement local efficace et d’améliorer la globalité, la transparence et la responsabilité de la gestion des finances publiques à tous les niveaux du gouvernement.
  • Projet national d’action sociale (35 millions de dollars). L’objectif de développement du projet est d’aider les communautés affectées par la guerre à restaurer les infrastructures et les services et à renforcer les capacités locales à agir collectivement. La priorité sera accordée aux zones précédemment non desservies par le Gouvernement, aux zones nouvellement accessibles (qui étaient sous le contrôle des rebelles jusqu’en janvier 2002) et aux groupes les plus vulnérables de ces zones.
  • Environnement à Bumbuna et projet social (12,5 millions de dollars). L’objectif du Projet est d’aider le Bénéficiaire à achever le Projet hydroélectrique de Bumbuna (BHP) de manière durable en matière environnementale et sociale, en prenant des mesures pour éviter, atténuer, réduire et/ou compenser les impacts environnementaux et sociaux négatifs du BHP dans la zone du projet, et d’en augmenter les avantages.
  • Projet d’électricité et d’eau (35 millions de dollars). Les objectifs du volet lié à l’énergie électrique sont de fournir une alimentation en électricité régulière aux résidents des quartiers ouest de Freetown et d’assurer la viabilité financière de l’autorité nationale de l’électricité. Les objectifs du projet de l’eau sont : a) fournir de l’eau potable et des systèmes d’assainissement adéquats pour les résidents des zones rurales ; b) améliorer la collecte des déchets solides à Freetown ; c) améliorer la qualité des services d’approvisionnement en eau à Freetown et réformer la gestion et l’exploitation de la Guma Valley Water Company.
  • Développement du secteur rural et du secteur privé (30 millions de dollars). L’objectif du projet est : i) d’accroître de 40 % le volume des exportations agricoles subventionnées ; ii) d’augmenter de 50 % le revenu des producteurs et des négociants subventionnés. L’objectif plus large du projet est de contribuer aux objectifs de la Priorité stratégique 2 de la CAS qui visent la croissance soutenue de l’agriculture et le renforcement de la compétitivité des exportations et des cultures à forte valeur, l’augmentation de l’emploi et de la production de riz et d’huile de palme.
  • Riposte d’urgence contre la crise alimentaire (7 millions de dollars). Au titre de la riposte contre la crise alimentaire, deux projets ont été financés par le Fonds fiduciaire destiné aux programmes de riposte contre la crise alimentaire mondiale : (i) 4 millions de dollars destinés à soutenir les activités complémentaires et étendues entrant dans le cadre du Projet national d’action sociale en Sierra Leone pour le financement d’un programme de travaux publics visant à atténuer les effets des hausses des prix sur les populations les plus vulnérables et à fournir aux ménages des ressources accrues afin d’éviter qu’elles se tournent à nouveau vers des solutions inappropriées qui réduiront leur patrimoine et leur capital humain ; (ii) l’octroi en 2008 d’un Don d’appui aux politiques de développement d’un montant de 3 millions de dollars pour soutenir la stratégie de réduction de la pauvreté du gouvernement en offrant aux autorités l’espace budgétaire nécessaire pour compenser en partie la perte de recettes résultant de la réduction récente des droits de douane sur les importations de denrées alimentaires et de produits pétroliers.

c) Projets à l’étude

Réforme de la gouvernance des programmes et croissance (10 millions de dollars). Ce projet est la deuxième d’une série d’opérations d’appui aux politiques de développement visant à soutenir la transition du pays de la reprise suite au conflit vers un développement durable. Il contribuera à consolider et à approfondir le programme d’action défini dans le GRGG-1 en appuyant des mesures ayant pour but de : (i) préserver l’espace budgétaire nécessaire à la lutte contre la pauvreté ; (ii) promouvoir l’efficacité, la transparence et la responsabilité dans l’utilisation des ressources publiques en renforçant le lien entre la répartition des ressources et les objectifs de croissance et de réduction de la pauvreté, des réformes des procédures de passation des marchés, le renforcement du dispositif institutionnel pour la réforme du secteur public et le renforcement du processus de mise en œuvre de la politique de décentralisation ; et (iii) l’amélioration du climat de l’investissement et la promotion des exportations par la simplification et la réduction du coût lié aux réglementations commerciales, l’adoption de mesures de réforme du secteur financier, l’appui à l’amélioration de la qualité des principaux services d’infrastructure et l’amélioration du régime fiscal et des services liés aux activités d’exploitation minière.

Gestion des finances publiques (3 millions de dollars) : l’objectif de développement du projet est le renforcement de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité des institutions et systèmes fondamentaux pour la gestion des finances publiques en Sierra Leone, aux niveaux central et local. Ce projet bénéficiera d’un apport financier important du DfID et de l’Union européenne.

Intégration régionale

La Sierra Leone a inscrit dans son plan de reconstruction l’intégration régionale à travers son appartenance à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à l’Union du fleuve Mano. Elle fut le premier pays non membre de l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) à adopter le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO qui est basé sur le tarif douanier de l’UEMOA. La Sierra Leone participe activement à un certain nombre d’initiatives régionales en cours de préparation : le Projet sur la pêche en Afrique de l’Ouest qui soutient les efforts de collaboration déployés par neuf pays d’Afrique de l’Ouest pour réduire la pêche illégale, renforcer les capacités des pays d’administrer et gérer leur activité piscicole et apporter une valeur ajoutée et mieux rentabiliser cette ressource ainsi que la part de ces activités qui est contrôlée par l’économie nationale ; l’Initiative régionale sur le secteur minéral en Afrique de l’Ouest qui vise à améliorer la capacité des gouvernements de gérer le secteur minéral de manière transparente et efficace et à faciliter l’harmonisation et la coordination régionales en matière de développement du secteur minier dans l’Union du fleuve Mano.

Partenariats

La Banque coordonne étroitement ses interventions avec l’UNICEF sur les questions liées à la santé et l’éducation. La Banque agit de concert avec la BAD, le DfID et la Commission européenne dans le cadre du soutien budgétaire multidonateurs, en particulier sur les questions relatives à la gouvernance et à la gestion des finances publiques. En 2007, le dispositif du MDBS a été remis en cause par des dérapages liés à la gestion fiduciaire et macroéconomique. Mais, les autorités ont rétabli la confiance grâce aux mesures correctives qu’elles ont prises récemment. Les représentants de la Commission européenne et du DfID à Freetown sont désormais disposés à suggérer des modalités optimales de soutien budgétaire en s’appuyant sur les leçons apprises au cours des dernières années, à condition que les autorités continuent de renforcer leurs mécanismes fiduciaires et leur performance économique.

Rôle de l’IFC dans l’exécution de la stratégie-pays

  • La stratégie de l’IFC en Sierra Leone consiste, par le biais de son initiative de reconstruction postérieure au conflit, à contribuer à la relance économique du pays en aidant à améliorer le climat de l’investissement, à renforcer le secteur financier au niveau national, à promouvoir la participation du secteur privé dans le domaine des infrastructures et à financer des entreprises privées sélectionnées dans les secteurs prioritaires indiqués par les autorités.
  • Les investissements enregistrés récemment en Sierra Leone ont été réalisés principalement dans le secteur financier dans le cadre du Programme mondial de financement du commerce.
  • Les activités de conseil en Sierra Léone s’inscrivent dans le cadre de l’Initiative en faveur des États touchés par des conflits en Afrique (CASA), qui est un programme quinquennal d’un montant de 25 millions de dollars prévoyant des activités de conseil dans les États fragiles et touchés par des conflits en Afrique. En Sierra Leone, la CASA appuiera des activités de conseil, en particulier pour : l’amélioration de l’environnement des affaires dans les secteurs réels (mines, tourisme, etc.) ; la reconstruction des marchés de capitaux et des institutions financières ; le renforcement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises et des institutions d’appui à ce secteur ; et la participation du secteur privé à la fourniture et à la réhabilitation des infrastructures. De concert avec la Banque mondiale et le Département pour le développement international du Royaume Uni, l’IFC continue d’enregistrer des progrès dans ses initiatives visant à améliorer le climat de l’investissement en Sierra Leone

Au 28 février 2009, le portefeuille engagé de l’IFC en Sierra Léone s’élevait à 25,4 millions de dollars, avec un encours de 8,8 millions de dollars.

Rôle de la MIGA dans l’exécution de la stratégie-pays

Le portefeuille de la MIGA en Sierra Leone comprend deux projets en appui aux secteurs manufacturier et tertiaire du pays. Des marchés ont été attribués à des investisseurs britanniques et mauriciens dans le cadre du Programme de petits investissements (SIP) de l’Agence. Un des projets fournit des services de radioscopie de conteneurs et des conseils sur le respect des normes de sécurité portuaire dans les ports de Freetown, Nitti et Kissy. Le projet aidera le pays à se conformer aux nouvelles normes internationales de sécurité qui devraient faciliter les exportations de la Sierra Leone vers les marchés internationaux. Les exportations du pays seraient autrement privées d’accès aux installations portuaires étrangères. Plus récemment, pendant le troisième trimestre de l’exercice 09, l’Agence a émis des garanties pour un investissement destiné à l’acquisition et la modernisation d’une fabrique de glace existante en Sierra Léone. L’engagement total correspondant relatif à ces projets s’élève à 6,2 millions de dollars.

Institut de la Banque mondiale (WBI)

Le WBI a engagé un processus de renouveau stratégique qui a abouti à la définition de quatre thèmes transversaux prioritaires qui répondent à la fois aux priorités de l’institution et à la forte demande exprimée par les pays, à savoir notamment : les États fragiles et touchés par des conflits, la Crise économique mondiale, la Gouvernance et le Changement climatique. Trois thèmes sectoriels retiendront également l’attention : Systèmes de santé, Partenariats public-privé dans le domaine de l’infrastructure et le Développement urbain durable. Plusieurs nouveaux secteurs opérationnels viendront appuyer ces thèmes : programmes d’apprentissage structurés ; échanges de connaissances à la carte entre les spécialistes (échanges Sud-Sud ; échanges PRI-OCDE) ; et des plateformes d’innovation identifier et mûrir des idées novatrices et appuyer les solutions aux défis de développement générées par les spécialistes et susceptibles d’être reproduites ailleurs. L’Institut étendra son champ d’action et facilitera les contacts entre les experts à travers le monde en établissant des partenariats avec les organisations nationales et régionales et des réseaux de praticiens et en appliquant à une échelle plus large les nouvelles technologies d’apprentissage.

Bien que la Sierra Leone ne participe pas activement aux programmes du WBI, un certain nombre de sierra-léonais ont pris part à des activités régionales organisées par l’Institut. Ces activités ont porté sur le renforcement des capacités parlementaires (commission de supervision et des comptes publics), le commerce, l’éducation, le climat de l’investissement et la protection sociale. En outre, le WBI a participé récemment aux réunions de l’équipe nationale sur la CAS et étudie actuellement un projet Sud-Sud d’échange de connaissances entre la commission des comptes publics de la Sierra Leone et celle du Ghana.

Contacts

Pour les contacts, cliquez ici.



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