| Le 4 mars 2008 -- La Banque mondiale a joué un rôle de partenaire auprès d’étudiants sud-africains à l’occasion de la réunion inaugurale d’une initiative appelée African Development Partnership. Cette organisation de jeunes Africains souhaite combler le fossé entre les jeunes générations et les milieux dirigeants du continent en établissant entre eux un contexte propice aux échanges mutuels. Organisée à l’instigation des étudiants sur le campus de l’Université du Witwatersrand à Johannesburg, cette réunion a rassemblé, aux côtés de la Banque, des représentants de l’association Business Leadership South Africa et de l’organisation étudiante oikos International, qui se consacre à la promotion des principes de gestion durable de l’économie parmi les dirigeants de demain. « Notre ambition est de susciter une prise de conscience sur les problèmes de développement dont souffre le continent africain et de bâtir un partenariat de jeunes dirigeants pour s’attaquer à ces problèmes », a expliqué Katelgo Moilwa, étudiante à Witwatersrand et un des principaux organisateurs de la réunion. « Tous les ans, nous choisirons un thème qui mérite selon nous d’être débattu ». Le thème retenu par le partenariat pour cette année est : « Établir un environnement pour un développement durable ».
Le tout est plus grand que la somme de ses parties  | Rogier van den Brink et des participants. | Ce partenariat part du principe qu’une action collective l’emporte sur la somme d’actions individuelles menées de façon isolée par les pouvoirs publics, les établissements d’enseignement supérieur, les composantes de la société civile et les entreprises. En établissant des liens intersectoriels entre ces quatre groupes, le partenariat compte renforcer les capacités de direction dans ces secteurs. Pour les étudiants qui en sont à l’origine, l’espoir est d’aboutir ainsi à ce que s’instaure un climat de confiance et un environnement porteur pour des actions économiquement et socialement responsables de la part des décideurs et dirigeants de demain. « La conférence inaugurale a été un succès en ce sens qu’elle a rassemblé de jeunes Africains pour qu’ils discutent de ce qu’ils peuvent faire, en tant que futurs dirigeants du continent, pour promouvoir un développement durable. En observant les participants, on pouvait voir les liens de partenariat commencer déjà à se former », a souligné Katelgo Moilwa. « Les actuels dirigeants qui étaient présents ont été stupéfaits à la fois par l’enthousiasme des jeunes dirigeants et par leur connaissance des questions de développement durable qui avaient été retenues. Le partenariat est maintenant lancé, et c’est à présent à oikos Johannesburg qu’il incombe de le faire aller de l’avant. » 
| Des intervenants ont évoqué le rôle des étudiants en tant que futurs dirigeants. | Comment assurer un développement durable Un certain nombre d’intervenants ont évoqué le rôle des étudiants en tant que futurs dirigeants. Ils ont mentionné la pauvreté et le changement climatique comme figurant parmi les dossiers qu’ils auront à continuer de traiter en vue d’assurer un développement durable. Certains ont appelé les jeunes à s’investir dans une activité communautaire, à travailler autant que possible avec d’autres, à se familiariser de bonne heure avec tout ce qui touche au développement économique et social, et à commencer à formuler des idées pour répondre aux défis qui se posent à cet égard. Rogier van den Brink, économiste senior de la Banque en Afrique du Sud, a abordé la question en fournissant à ses interlocuteurs une définition du développement durable : « C’est un développement qui répond aux besoins des sociétés aujourd’hui sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à atteindre leurs propres objectifs, en présentant de meilleures chances de progrès économique, social et humain que celles offertes à la génération actuelle. » Cette notion de développement durable aide à se focaliser sur le long terme, a-t-il expliqué aux étudiants. « Elle aide à prendre du recul et à considérer la question dans son ensemble. » Perspectives d’avenir 
| Les étudiants ont organisé cet événement pour réunir la Banque mondiale et oikos International. | Katelgo Moilwa a fait remarquer que cette conférence n’était qu’un début. « Nous allons aussi nous servir de nos liens avec oikos International pour travailler avec des universités d’Europe, des États-Unis et d’Asie, et susciter un intérêt au plan international. On doit amener les gens à se concentrer sur le partenariat pour les motiver dans le sens des objectifs qu’on vise. » Une synthèse des discussions sera faite dans un rapport qui servira de cadre pour un plan d’action qui sera diffusé parmi les partenaires présents à la conférence et les organisations qui œuvrent pour un changement durable, a-t-elle encore expliqué, ajoutant en conclusion : « Ce processus est le premier pas en vue d’influer sur les politiques et les pratiques. La stratégie à long terme consiste à former une coalition avec un grand groupe média, des universités, des associations professionnelles, et à travailler avec les pouvoir publics en vue d’étendre notre champ d’influence aux jeunes dirigeants de toutes les composantes de la société, et à répercuter notre message sur l’ensemble du continent. » Mallory Saleson, chargée de communication senior à la Banque mondiale, a contribué à cet article. Les photos sont de Mmenyane Seoposengwe, adjointe aux services d’information publique de la Banque.
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