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Un programme de la Banque finance une école primaire en Tanzanie

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DAR ES-SALAAM, le 5 octobre 2007 — Kitunda est une petite implantation périurbaine animée, située à une trentaine de kilomètres de Dar es-Salaam, dans le district d’Ilala. Bien qu’elle se soit constituée de manière impromptue, cette communauté est très bien organisée : petites entreprises locales, nombreuses écoles, système d’approvisionnement en eau efficace et fiable.

En marge de la Conférence de l’aide pour le commerce (Aid for Trade) qui s’est tenue à Dar es-Salaam les 1 et 2 octobre, la Vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique, Obiageli Ezekwesili, s’est rendue à Kitunda pour apprécier de visu les résultats des initiatives soutenues par la Banque dans les domaines de l’éducation et de l’eau.

Elle a tout d’abord visité l’école primaire Jitihada de Kitunda, parmi les 100 écoles primaires que compte le district d’Ilala ; on y recense également 72 écoles maternelles et 48 établissements secondaires.

Jitihada est l’une des écoles bénéficiaires d’une aide au développement, dans le cadre du Programme de développement de l’enseignement primaire qui a été lancé par le gouvernement tanzanien en 2001. Ce programme reçoit l’appui de plusieurs partenaires de développement, dont la Banque mondiale.

Ezekwesili speaks with students at the Jitihada Primary School in Dar es Salaam, Tanzania.

Mme Ezekwesili s’entretient avec des élèves de l’école primaire Jitihada.

« Lorsque l’on visite cette école, l’énergie des enfants et leur soif d’apprendre donnent vraiment chaud au cœur », a déclaré Mme Ezekwesili. « Pas de doute : c’est de l’Afrique elle-même que dépendent les résultats des investissements réalisés en faveur des enfants africains... En offrant aux enfants l’accès à l’éducation, qui est à la base du savoir, le gouvernement et le peuple de Tanzanie réalisent une action absolument fantastique ».

Jitihada a ouvert ses portes en 2004 afin de désengorger deux autres écoles primaires du même quartier. La gestion de l’établissement est assurée par le directeur, sous la surveillance d’un comité scolaire. Rehema Kiwalaka, un des dirigeants de l’école, a retracé les progrès continus réalisés depuis la création de l’école.

« Au début, nous avons accueilli 536 élèves provenant des écoles primaires Kitunda et Kerezange. Celles-ci ont ainsi pu réduire considérablement leurs problèmes de sureffectifs, aggravés de surcroît par la pénurie de professeurs », a raconté M. Kiwalaka. « Aujourd’hui, nos locaux abritent 10 salles de classe et 1 278 élèves – 612 garçons et 666 filles – pour 23 enseignants. Cette année, grâce à l’aide du gouvernement et des parents, nous avons pu entamer des travaux d’amélioration de l’établissement, et même construire deux résidences pour loger le personnel ».

Jitihada Primary School students in class.

Élèves de l’école primaire Jitihada pendant la classe.

Tous les chiffres sur les effectifs fournis par M. Kiwalaka peuvent être consultés, au sein de l’école, sur le « mur qui parle ». Conformément à une mesure gouvernementale visant à accroître la transparence et la contrôlabilité, l’école est tenue d’afficher sur l’un de ses murs différentes informations concernant la gestion de l’établissement : effectifs, personnel enseignant, financements reçus (bourses individuelles et aides au développement), dépenses, emplois du temps, membres du comité scolaire, enseignants de service, liste et ordre de priorité des objectifs annuels.

Malgré le chemin parcouru, la situation est loin d’être idyllique à Jitihada. Ses classes, accueillant chacune plus de 100 élèves, sont désormais aussi surchargées que celles des autres écoles du quartier. Le ratio élèves/enseignants est élevé. Avec à peine 254 pupitres pour l’ensemble de l’école, le manque de places assises est également problématique. Sans oublier un autre défi de taille : la qualité de l’enseignement prodigué.

Cependant, d’après M. Kiwalaka, l’école mesure toute l’importance des progrès réalisés grâce à l’aide reçue.

A student at the Jitihada Primary School solves a problem on the classroom blackboard.

Un élève de l’école primaire Jitihada résout un problème au tableau.

« Nous sommes reconnaissants envers nos partenaires de développement, tels la Banque mondiale et le gouvernement. Ce sont eux qui nous ont donné la possibilité d’avoir des écoles comme celle-ci et d’offrir ainsi aux enfants tanzaniens une chance d’être scolarisés ».

Avec un crédit d’ajustement de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 150 millions de dollars EU et un don des Pays-Bas s’élevant à 50 millions de dollars EU, le Programme de développement de l’enseignement primaire, qui finance notamment Jitihada, atteint pleinement ses objectifs cardinaux : étendre l’accès à l’éducation et améliorer la qualité de l’enseignement ainsi que le taux d’achèvement des études.

Au cours de sa visite, Mme Ezekwesili a assuré que la Banque soutiendrait durablement l’éducation en Tanzanie.

« La Banque continuera à appuyer et accompagner les efforts du gouvernement tanzanien afin que l’éducation figure en bonne place parmi les axes de développement prioritaires du pays », a-t-elle promis.

Avec la contribution de Steven Shalita, Banque mondiale, Région Afrique

 




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