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Le tsunami offre l’occasion de repenser la gestion des catastrophes

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Press Release No:2005/282/EAP

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thirai@worldbank.org,


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Damian Milverton, 202-473-6735
dmilverton@worldbank.org

KOBE, JAPON, 17 janvier 2005 – Le tsunami du 26 décembre offre une occasion de repenser les approches globales aux catastrophes naturelles et au développement, dit aujourd’hui un expert de la Banque mondiale en matière de gestion des risques, à l’ouverture de la conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des catastrophes.

 

Madame Margaret Arnold, chef de l’unité de la Banque mondiale de gestion des risques, explique, que si on ne peut pas stopper les tsunamis et autres ouragans, il est néanmoins possible de mieux se préparer en impliquant comme il le faut les communautés, en mettant au point des codes du bâtiment mieux conçus, en concevant des meilleures structures dans les zones côtières et en améliorant la gestion des récifs de corail des forêts de mangroves qui peuvent aider énormément à limiter l’impact de ces catastrophes.

 

« Nous savons que la prévention est une des meilleures armes en matière de gestion des risques, » dit Madame Arnold. « Par exemple, Samoa, dans le Pacifique Sud, a investi du temps et de l’argent dans des efforts de réduction des risques après avoir été frappé par deux cyclones particulièrement sévères au début des années 90. Lorsqu’elle fut frappée par un autre cyclone très grave en 2004, le pays était mieux préparé et il n’y a pas eu de victimes. Cependant, les coûts de cette tempête n’ont pas été négligeables, car les dommages physiques ont coûté près de 30 millions de dollars EU. Si les mesures de gestion des risques n’avaient pas été mises en place, les dégâts auraient pu être 5 à 8 fois pire. »

 

Ce sont les pays en développement qui souffrent le plus lorsque les catastrophes naturelles arrivent : plus de 95% de toutes les victimes causés par les catastrophes naturelles se trouvent dans les pays en développement et les pertes dues aux catastrophes naturelles peuvent être 20 fois plus élevés « en pourcentage du PIB » dans les pays en développement que dans les pays industrialisés.

 

Depuis 1980, la Banque mondiale a financé plus de 150 projets de reconstruction à la suite de catastrophes naturelles pour un montant total de 14 milliards de dollars EU. Le Président de la Banque mondiale, M. James Wolfensohn a dit la semaine dernière lors de son retour d’une visite dans les pays affectés par le tsunami, que la Banque mondiale pourrait fournir plus de 1 milliard de dollars EU et peut être même jusqu’à 1,5 milliard de dollars EU pour les efforts de reconstruction à long terme dans les pays affectés. Les bailleurs de fonds, comme les gouvernements, commencent à reconnaître que la préparation aux désastres et l’adaptation aux changements climatiques doivent recevoir un niveau beaucoup plus élevé de priorités dans l’assistance au développement, en particulier dans des régions vulnérables et proches du niveau de la mer comme les îles du Pacifique, » dit Madame Arnold.

 

« Non seulement il faut que l’assistance au développement aborde beaucoup mieux la prévention des catastrophes naturelles, mais de plus, il faut que nous trouvions de meilleurs incitatifs pour encourager les pays à investir dans ce domaine. »

 

« Un développement mal planifié peut transformer un phénomène naturel périodique en un désastre économique et humain, » dit-elle.  « Permettre à des populations à forte densité de vivre dans des pleines inondables ou autoriser des normes de construction mal conçues dans les zones de tremblement de terre risque de causer autant de victimes et de pertes humaines que la catastrophe naturelle elle-même. Permettre la dégradation des ressources naturelles augmente également le risque de catastrophe. »

 

La Banque mondiale aide les pays à réduire les souffrances humaines et les pertes économiques causées par les catastrophes naturelles et technologiques, en aidant les pays pauvres à réagir de façon beaucoup plus efficace et à intégrer l’atténuation des catastrophes naturelles dans leur plan de développement.

 

 

 

 




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