Contacts : À Washington : Amy Stilwell (202) 458 4906 astilwell@worldbank.org; Geetanjali Chopra (202) 473 0243 Gchopra@worldbank.org; Télévision/Radio : Camille Funnell (202) 458 9369 cfunnell@worldbank.org Mécanisme d'intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale : Ce nouveau mécanisme permettra d'accorder rapidement des financements au titre de programmes d'investissement et d'appui budgétaire dans les pays admis à bénéficier des crédits de l’IDA et dans ceux qui peuvent emprunter à la BIRD pour faire face aux besoins immédiats engendrés par la crise alimentaire. Ce mécanisme de 1,2 milliard de dollars non seulement financera de nouvelles opérations mais il permettra aussi d'accélérer le déroulement des opérations en préparation, comme le Crédit d'appui transitoire au Bangladesh, d’un montant de 200 millions de dollars, conçu pour aider le gouvernement bangladais à faire face à la crise. Fonds fiduciaire financé par un seul donateur : En procédant au transfert d’un montant prélevé sur le revenu de la Banque internationale pour la reconstruction et de développement (BIRD), qui est l’institution de la Banque mondiale poursuivant des opérations avec les pays à revenu intermédiaire, la Banque mondiale a entrepris de constituer un fonds fiduciaire de 200 millions de dollars. Ce fonds fiduciaire fournira une aide rapide aux pays et aux territoires les plus fragiles, les plus pauvres et les plus touchés qui n’ont guère de possibilités de lever rapidement des capitaux. Cette aide est plafonnée à 10 millions de dollars par pays. Des dons sont approuvés aujourd’hui en faveur de Djibouti (5 millions de dollars), Haïti (10 millions de dollars) et le Libéria (10 millions de dollars) dans le cadre du mécanisme. En juin, des demandes de financement seront traitées pour le Tadjikistan, le Togo et le Yémen. Les projets correspondants permettront d’appuyer des filets de protection sociale pour les populations les plus vulnérables, l’apport de micronutriments pour lutter contre la malnutrition, et la fourniture rapide de semences et d’engrais aux petits agriculteurs, dans le but de compenser la forte réduction des recettes budgétaires dans certains pays. La Banque a reçu des demandes de sept autres pays, qu’elle traitera rapidement. Fonds fiduciaire pluridonateurs : Un fonds fiduciaire pluridonateurs est en instance de création afin d’aider d’autres partenaires de développement à appuyer les efforts déployés par les pays pour faire face à la crise. Ce fonds fiduciaire est conçu de manière à compléter les activités d’aide alimentaire d’urgence du PAM, de la FAO et du FIDA en fournissant un appui immédiat à la production sous forme de semences et d’engrais dans la perspective de la prochaine campagne, et il vise plus particulièrement les petits agriculteurs. Le fonds fiduciaire pluridonateurs facilitera également la coordination des politiques et des opérations des partenaires de développement et contribuera à assurer le caractère général de cet appui ainsi que son adaptation au cas par cas. Renforcement de l’appui à l’agriculture : Le Groupe de la Banque mondiale renforce son appui global à l’agriculture mondiale, qui doit passer de quatre à six milliards de dollars au cours de l’année qui vient. Ce montant comprend les prêts de la BIRD, les dons et les crédits très concessionnels de l’Association internationale de développement (IDA), institution membre de la Banque mondiale qui fournit son appui aux pays les plus pauvres du monde, ainsi que les financements axés sur les agroentreprises et le commerce. Les prêts à l’agriculture passeront ainsi de 450 à plus de 800 millions de dollars en Afrique, et de 250 à plus de 400 millions de dollars en Amérique latine. La Banque continuera de fournir un appui portant sur plus d’un milliard de dollars au titre de nouveaux projets de développement agricole et rural en Asie du Sud. Elle compte également doubler le montant de ses prêts dans les domaines de la protection sociale, de la nutrition, de la sécurité alimentaire et de l’atténuation des risques sociaux au cours de l’année qui vient pour le porter à environ 800 millions de dollars. L’IFC prévoit de porter le montant de ses activités de financement au titre des agroentreprises et des échanges agricoles à plus de 1,7 milliard de dollars, contre 1,3 milliard de dollars cette année. Produits de gestion des risques : Plusieurs propositions sont soumises à l’examen des administrateurs de la Banque mondiale. En juin, les administrateurs examineront une proposition consistant à faire jouer à la Banque mondiale le rôle d’intermédiaire sur les marchés financiers pour permettre aux pays pauvres d’avoir accès à des dérivés climatiques. Les produits proposés donneraient aux pays un moyen de se protéger d’une sécheresse qui aurait pour effet de porter les prix du maïs à des niveaux qu’ils pourraient difficilement se permettre de payer. Les dérivés climatiques sont basés sur un indice qui mesure le niveau des pluies. Si cet indice tombe en dessous d’un certain seuil dans un pays, un montant est versé au pays en question qui peut, grâce à ce montant, acquérir une option d’achat négociable qui aura pour effet de plafonner le prix du maïs Une deuxième proposition soumise à l’examen des administrateurs émane de l’IFC, qui est l’institution membre du Groupe de la Banque mondiale ayant pour mission de promouvoir le développement du secteur privé. Cette proposition a pour objet d’appuyer la fourniture d’assurances récoltes et cheptel aux petits exploitants des pays en développement en créant une société qui offrira des produits d’assurance contre les aléas climatiques et d’autres risques de catastrophes basés sur des indices. Le Mécanisme mondial de réassurance basé sur un indice vise les agriculteurs et les communautés agraires, entre autres bénéficiaires. La Banque et les organismes qui sont ses partenaires collaborent déjà à l’élaboration d’instruments de couverture des aléas climatiques. En Éthiopie, le PAM, avec l’assistance technique de la Banque mondiale par le biais du Groupe de gestion des risques liés aux produits de base, a lancé un dérivé climatique à vocation d’aide humanitaire permettant d’accorder des financements en cas de sécheresse extrême durant la campagne 2006. Appui dans le domaine des politiques nationales : La Banque fournit aux pays, outre son appui financier, des conseils dans le domaine de l’action à mener, sur des questions techniques et dans le cadre d’études. Au cours des six derniers mois, les gouvernements de plus d’une quarantaine de pays ont sollicité l’avis de la Banque sur les mesures à prendre pour faire face au renchérissement des prix alimentaires. En collaboration, notamment avec le PAM, la FAO, le FIDA, le NEPAD, l’UNICEF, la Banque mondiale a réalisé des évaluations des besoins dans plus de 25 pays et en poursuit plus d’une douzaine d’autres. Les évaluations des besoins sociaux tout autant qu’agricoles contribueront à définir les conseils sur l’action à mener ainsi que l’assistance financière à ces pays. Exemples d’activités en cours du Groupe de la Banque : En Afrique : La Banque met un montant de 100 millions de dollars à la disposition du Burkina Faso, du Burundi, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de Madagascar, du Mali et du Niger dans le cadre de financements supplémentaires et de la restructuration d’opérations en cours. Des évaluations rapides des besoins ont été menées au Burkina Faso, au Burundi, au Libéria, au Mali, en Sierra Leone, et au Togo. Des évaluations sont en cours en Érythrée, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Kenya, au Malawi, en Mauritanie et au Niger. En Guinée, la Banque prépare une opération d’appui budgétaire d’urgence pour aider le gouvernement à gérer la forte hausse des prix des denrées alimentaires et du pétrole. La Banque poursuit des opérations dans les domaines de l’irrigation et de la gestion de l’eau en Éthiopie, de l’utilisation des engrais au Malawi, de l’accès des petits producteurs aux marchés au Sénégal, et de la diversification des cultures au Mali et en Ouganda. En Europe et Asie centrale : La Banque collabore avec la République kirghize et le Tadjikistan pour fournir une aide financière immédiate afin de fournir des compléments nutritionnels aux femmes enceintes, aux mères allaitantes, aux nourrissons et aux jeunes enfants pour lutter contre la sous-nutrition et des carences particulières telles que les carences en vitamines A, en fer et en folate. Des projets sont en cours de préparation pour aider ces deux pays à améliorer le cadre institutionnel et le cadre infrastructurel dans lesquels opèrent les agriculteurs et les éleveurs transhumants et à accroître la production et la productivité. En Ukraine et en Russie, la Banque mondiale fournit son appui pour accroître la production et la productivité agricole. En Amérique latine et aux Caraïbes : La Banque met un don de 10 millions de dollars à la disposition du Gouvernement haïtien pour l’aider à maintenir la stabilité macroéconomique, améliorer l’assistance ciblée et appuyer des mesures axées sur l’offre visant à accroître le revenu des agriculteurs. Au Honduras, la Banque prépare une opération d’urgence liée à la crise alimentaire afin d’élargir l’appui accordé aux efforts déployés par le pays pour s’attaquer aux effets négatifs du renchérissement des denrées alimentaires. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : La Banque prépare deux opérations d’intervention rapide pour Djibouti et le Yémen. À Djibouti, le gouvernement a ramené à zéro le taux de toutes les taxes à la consommation intérieures frappant les cinq produits alimentaires de base. L’appui de la Banque aidera le gouvernement à maintenir l’équilibre budgétaire pendant qu’il formule de nouveaux leviers pour la politique fiscale.
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