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Défi
En 2007-2008, la République kirghize, Moldova et le Tadjikistan ont été confrontés à de fortes hausses des prix à la consommation dues en grande partie à l'augmentation des prix des produits alimentaires. Ces chocs ont frappé de plein fouet la République kirghize, pays importateur de produits alimentaires où l'alimentation représente 50 à 60 % de l'indice des prix à la consommation. En Moldova, les hausses globales des prix alimentaires ont exacerbé les effets de la grave sécheresse de 2007, avec comme conséquences des pertes dramatiques au niveau des récoltes et du bétail, et l'émergence de nouveaux défis économiques et sociaux. Au Tadjikistan, l'hiver rigoureux de 2007 a augmenté l'insécurité alimentaire des ménages vulnérables. Dans ces trois pays, les groupes les plus vulnérables se sont retrouvés en première ligne de la crise alimentaire mondiale, dont l'impact a été considérable en termes de redistribution et de pauvreté aussi bien en milieu urbain que dans les zones rurales. La crise menaçait d'aggraver encore plus les insuffisances de la situation de la santé, en particulier chez les enfants et les populations pauvres. Elle a aussi laissé peu de choix à la population, contrainte soit de réduire sa consommation de produits alimentaires de qualité, soit de limiter sa consommation à une alimentation de base et moins chère.
Démarche
La réponse à la crise est arrivée à temps et a été bien ciblée. À travers son Programme d'intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale, la Banque mondiale a répondu rapidement aux demandes d'aide des gouvernements. Les projets ont été préparés en deux à quatre semaines, sur la base des connaissances et du travail analytique existants, dont notamment les évaluations de la pauvreté et des filets de protection sociale. Ces projets ont contribué à atténuer les effets de la crise d'ordre social, sanitaire et nutritionnel en procurant des transferts provisoires en espèces, des suppléments nutritionnels, de la farine enrichie, des kits d'essai, des colis de vivre, des programmes d'information sur la nutrition, des équipements pour évaluer la croissance des enfants et, enfin, des connaissances et compétences améliorées pour les personnels de santé.
Résultats
- Dans les régions de Khatlon et de Sogd au Tadjikistan, 50 000 femmes enceintes et allaitantes et leurs enfants ont reçu de la nourriture. Au total, 433 agents de santé primaire ont été formés à la prévention et à la gestion des problèmes nutritionnels liés à l'enfance, et 1 200 établissements de santé ont reçu des instruments de mesure de la croissance infantile, ce qui a permis d'augmenter de 58 % la détection et le traitement des cas d'insuffisance pondérale chez les enfants.
- Dans la République kirghize, 1,1 million d'enfants de moins de cinq ans et 129 000 mères allaitantes ont reçu des suppléments de vitamine A. Un versement additionnel de 30 % provenant du principal programme national de protection sociale et de réduction de la pauvreté a aidé 360 000 personnes vulnérables à compenser les pertes de pouvoir d'achat consécutives à la hausse des prix alimentaires, avec l'appui de la Commission européenne (CE).
- En Moldova, 7 000 femmes enceintes et allaitantes et 10 000 jeunes enfants ont reçu de la nourriture et 1 691 établissements sociaux ont reçu des versements supplémentaires en espèces. Ces fonds ont permis d'aider des jardins d'enfants, orphelinats, pensionnats et autres établissements de services sociaux à fournir aux groupes les plus vulnérables les moyens de satisfaire leurs besoins nutritionnels quotidiens minimaux.
Témoignages
Perspectives
Dans la République kirghize, le gouvernement s'est attaqué à des questions plus larges liées au développement de l'enfant qui ont conduit à l'adoption accélérée d'un décret sur l'enrichissement de la farine. L'Association internationale de développement (IDA) appuiera cet objectif l'année prochaine, et la farine sera fournie à un prix subventionné pour cibler les populations socialement vulnérables. Au Tadjikistan, un projet nutritionnel communautaire mené à titre expérimental dans l'une des régions les plus vulnérables du pays doit être financé par un don de 2,8 millions de dollars du Fonds japonais pour le développement social (JSDF) à partir de septembre 2010.
(a) indique une page en anglais.



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