Click here for search results

Notre objectif : L’éducation pour tous en Haïti

New Page 2

Ressources

+ Sur le projet
+ Davantage d'information sur le projet
+ Photos interactives sur «Éducation pour tous à Haïti«

Le programme de scolarisation universelle des enfants haïtiens a dépassé les objectifs visés pour la première année et les résultats devraient s’améliorer encore durant la prochaine année scolaire. 

Initialement, le programme commun mené par le gouvernement haïtien et la Banque mondiale visait à inscrire 15 000 nouveaux élèves en première année de l’enseignement primaire pendant l’année 2007, mais grâce au cofinancement fourni par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), a réussi a inscrire plus de deux fois le nombre de nouveaux étudiants, a déclaré Peter Holland, chef d’équipes du projet de la Banque mondiale Éducation pour tous en Haïti.

Un secteur éducatif caractérisé par des honoraires élevés et la mauvaise qualité

L’enseignement public en Haïti est en difficulté depuis des années. La moitié des enfants ne vont pas à l’école et 80 % de ceux qui sont scolarisés sont inscrits dans des écoles privées. La mauvaise qualité de l’enseignement, le manque de manuels scolaires adéquats et la pénurie d’enseignants qualifiés contribuent à des résultats scolaires médiocres ainsi qu’à des taux élevés de redoublement et d’abandon. À cela s’ajoute le fait qu’il y a très peu d’écoles. Les parents attendent souvent qu’un enfant soit suffisamment âgé pour faire le long trajet entre la maison et l’école. Les frais de scolarité sont également trop élevés — 70 à 80 dollars par an, selon les estimations, alors que le PIB par habitant est de 480 dollars.  Dans bien des cas, les parents n’ont tout simplement pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école.

Selon les données recueillies dans une enquête auprès des ménages réalisée par la Banque en 2004, les parents gardent leurs enfants à la maison en  période de difficultés économiques. « Les enfants vont donc en classe de manière épisodique, le résultat étant que les trois quarts des élèves du primaire ont en moyenne deux ans de plus que l’âge normal pour leur classe Â», explique Peter Holland.

Réponse aux demandes du pays

En 2006, peu de temps après son élection, le président René Préval a demandé à la Banque mondiale de fournir une assistance technique et de financer des projets d’éducation en Haïti. En réponse à cette requête, la Banque a approuvé en avril 2007 l’octroi d’un don de 25 millions de dollars de l’Association internationale de développement pour financer la stratégie d’éducation pour tous en Haïti, qui vise à ouvrir les portes du primaire à tous les enfants haïtiens et à fournir les enseignants qualifiés requis à cette fin.

Le projet s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale en faveur de l’éducation pour tous, une initiative internationale pour l’éducation lancée en 1990 qui vise à assurer l’enseignement primaire universel, à éliminer les disparités entre filles et garçons dans le secondaire et à réduire de moitié l’analphabétisme d’ici à 2015.  C’est l’un des principaux objectifs de développement pour le Millénaire.

Payement des frais de scolarité pour des milliers de familles pauvres

Le projet Éducation pour tous en Haïti travaille avec les écoles privées, qui sont majoritaires, en subventionnant l’inscription de 100 000 enfants pauvres dans 1 000 établissements privés accrédités, ce qui a permis de doubler le nombre d’enfants qui entrent à l’école primaire. Pour assurer l’effective surveillance du projet, les écoles rendent compte de l’affectation des fonds au ministère de l’Éducation. Les élèves inscrits en deuxième année du primaire passeront un test d’alphabétisme de façon à créer une base de référence pour mesurer les progrès accomplis dans le cadre du programme.

La Banque travaille en partenariat avec la Banque de développement des Caraïbes, qui a fourni un apport supplémentaire de 10 millions de dollars pour le projet, et avec l’Agence canadienne  de développement international (ACDI), qui a fait une contribution de 1,2 million de dollars pour l’année scolaire 2007-2008. Dans l’esprit de la Déclaration de Paris sur la coordination de l’action des bailleurs de fonds, les trois partenaires ont décidé d’harmoniser leurs politiques et leurs procédures de mise en Å“uvre. Le projet est exécuté directement par le ministère de l’Éducation. La Banque mondiale met également en place un fonds fiduciaire multilatéral qui versera les futures contributions en faveur de l’initiative.

Et l'alimentation pour 45.000 étudiants

Dans l’intervalle, les programmes de repas scolaires, qui permettent aux enfants haïtiens de recevoir un repas décent par jour, ont été maintenus pendant les grandes vacances. Le nombre d’enfant bénéficiant de ces programmes ont passé de 30 000 à 45 000 en septembre 2008, le début de la nouvelle année scolaire. Pour bon nombre de ces enfants, le repas scolaire est le seul repas de la journée.

La Banque travaille en partenariat avec la Banque de développement des Caraïbes et l'Agence canadienne de développement international (ACDI), qui ont contribué à ce jour un montant supplémentaire de $ 10 millions et $ 1,2 millions des dollars respectivement. Dans l'esprit de la Déclaration de Paris pour la coordination des bailleurs de fonds, les trois partenaires ont convenu d'adopter des politiques harmonisées et des procédures pour la mise en Å“uvre.  L'exécution du projet est faite directement par le Ministère de l'éducation. La Banque mondiale également est en train de mettre en place un fond d'affectation spéciale multi-bailleurs pour canaliser les contributions futures à l'initiative.

Formation d’enseignants pour améliorer la qualité et l'accès

Haïti souffre également d’une grave pénurie d’enseignants, avec seulement 350 nouveaux enseignants certifiés par an alors que le pays a besoin de 2 000 nouveaux enseignants par an pour atteindre l’objectif d’éducation pour tous. Les dépenses publiques dans le secteur de l’éducation sont très faibles : Haïti consacre moins de 2 % du PIB à l’éducation et seulement la moitié de ces dépenses vont à l’enseignement primaire.

Un don distinct de 6 millions de dollars finance un programme de formation accélérée des enseignants en trois ans. La formation des enseignants n’est pas assurée de façon systématique en Haïti et les établissements d’enseignement publics et privés n’ont pas reçu de fonds d’équipement depuis plus de dix ans. Les locaux scolaires sont en mauvais état, les programmes d’études et le matériel pédagogique obsolètes.

Le nouveau programme, ou Formation initiale accélérée, formera 2 500 enseignants par an. Il s’agit de diplômés de l’enseignement secondaire qui suivront un programme de trois ans comprenant dix mois de formation dans une école normale et deux ans de stage pédagogique à temps complet. Ils commenceront à exercer après seulement un an de formation au lieu de trois normalement. Les diplômés du programme enseigneront à temps complet, encadrés par des enseignants plus expérimentés et les directeurs d’établissement.

L’objectif est d’affecter 70 % des nouveaux diplômés dans les zones rurales qui manquent d’enseignants.  À cette fin, les futurs enseignants feront leur stage dans les établissements sélectionnés dans les régions où les besoins sont les plus grands.

« Nous espérons que l’argent qu’ils reçoivent pour les nouveaux élèves leur permettra de recruter des enseignants plus qualifiés Â», a déclaré Michael Drabble, spécialiste senior de l’éducation à la Banque mondiale. « Notre objectif est d’accroître le taux net de scolarisation Â», a-t-il ajouté.

Drabble a indiqué que l’on avait constaté dans d’autres pays que la formation intensive  pouvait produire de meilleurs enseignants, mais que ce n’était qu’un premier pas vers la mise en place d’un système d’enseignement professionnel de qualité. « L’État doit les soutenir Â», a-t-il ajouté. « Par exemple, ils doivent être payés en temps voulu. La formation initiale ne suffit pas, mais cela peut être un outil très précieux. Â»

Malgré les progrès remarquables accomplis la première année, il reste d’importants obstacles à surmonter, à commencer par la construction d’écoles pour les 250 000 à 500 000 enfants qui ne sont toujours pas scolarisés. Il reste beaucoup à faire pour résoudre les problèmes de l’enseignement en Haïti, mais nous espérons en résoudre quelques-uns grâce au projet Éducation pour tous et aussi aider a faire avancer le pays tout en devenant plus près pour satisfaire l'objectif de l'enseignement primaire universel d'ici à l’année 2015.

Le projet EPT

Composante 1. Accroître l'accès à l'enseignement primaire
Composante 2. Améliorer la qualité de l'éducation
Composante 3. Le renforcement institutionnel du Ministère de l'éducation
Composante 4.
Suivi et evaluation

Financement total: US $ 36,2 millions
Durée: 2007-2010

 




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/6M7SSJ3U10