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Fiche-pays de Haïti

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Flag of Haiti


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Haiti map
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AIDE-MÉMOIRE:

Nom: République d’Haïti
Population: 9,8 millions (ONU, 2008)
Capitale: Port-au-Prince
Autres grandes villes: Cape Haïtien, Gonaïves, Carrefour
Superficie: 27 750 km²
Monnaie: Gourde
RNB par habitant: 560 dollars
Principaux produits d’exportation: industrie légère, vêtements, peaux, mangues
Langue: créole, français
Religion: chrétienté, 55 % de catholiques romains
Espérance de vie: 59 ans (hommes), 63 ans (femmes)
Indicateurs de développement de la Banque mondiale





VUE D’ENSEMBLE:

Des décennies d’instabilité politique, de violence, et de dégradation de l’environnement ont fait d’Haïti le pays le moins développé de l’hémisphère occidental, et l’un des plus pauvres du monde.

Après trente années de dictature sous la main de fer de François Duvalier, puis de son fils Jean-Claude, l’élection de Jean-Bertrand Aristide, un ancien prêtre, dans les années 90, avait fait naître l’espoir que le pays renouerait avec la stabilité et verrait sa situation s’améliorer.

Mais J-B Aristide a rapidement été renversé lors d’un violent coup d’État et, quoique rétablie sous l’effet des sanctions économiques et des pressions militaires exercées à l’initiative des États-Unis, la jeune démocratie haïtienne s’est trouvée confrontée, pendant toutes les premières années du nouveau millénaire, à une impasse politique et à de nouvelles difficultés.

Présence de l’ONU

Haiti flood 2004Depuis lors, Haïti est dirigé par un gouvernement élu, et une force de maintien de la paix de l'ONU y a été envoyée en 2004 ; le pays est néanmoins toujours victime de violentes confrontations entre gangs rivaux et groupes politiques.

Dans le même temps, la majorité de la population, accablée par une suite de catastrophes météorologiques, s’est enlisée dans une extrême pauvreté.

La sécurité s'est améliorée depuis décembre 2006, moment où la mission des Nations Unies pour la stabilisation de la paix (MINUSTAH) et la Police nationale haïtienne (PNH) ont engagé des opérations visant directement les associations criminelles.

Le nombre d’enlèvements a considérablement baissé. La criminalité et la violence, concentrées autour de gangs basés dans la Cité Soleil et d’autres quartiers de taudis de Port-au-Prince, continuent toutefois d’entraver le développement d’Haïti.

Nouveaux enjeux

En 2008, le pays a été secoué par une nouvelle série de chocs : la flambée des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie, suivie du passage de quatre tempêtes ou ouragans tropicaux.

L'augmentation du coût de la vie a engendré une grande détresse et déclenché une crise sociale et politique : le pays est devenu le théâtre de violentes manifestations et le Sénat a voté une motion de censure contre le premier ministre, Jacques-Édouard Alexis, et son gouvernement.

Les tempêtes ont causé la mort de plusieurs centaines de personnes et provoqué une crise humanitaire puisque 850 000 personnes environ (soit le dixième de la population) nécessitent une aide.

Haïti a besoin du soutien solide de ses partenaires internationaux pour mener les opérations de secours, de redressement et de reconstruction, et préserver les progrès accomplis depuis 2004.

Liens externes:
Ambassade de la République d’Haïti à Washington





ÉCONOMIE:

Bas RavineMalgré de récentes améliorations dans quelques domaines, Haïti demeure le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Certains indicateurs sociaux s’inscrivent parmi les plus bas au monde.

Le pays se situe au 146e rang de l'indicateur du développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui compte 177 pays.

Plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, et 78 % avec moins de deux dollars. Le taux de mortalité infantile est élevé (60 pour 1 000 naissances), et le taux de prévalence du VIH de la population âgée de 15 à 49 ans est de 2,2 %.

L’infrastructure est au bord de l’effondrement, et le déboisement intensif n’a épargné que 2 % de la couverture forestière.

De nombreux Haïtiens cherchent à migrer vers les États-Unis ou d’autres pays caribéens, dont la République dominicaine voisine, où plusieurs centaines de milliers d’entre eux se sont installés.

Une volonté d’améliorer la situation

Désireuses d’améliorer la stabilité économique, les autorités ont engagé de nombreuses réformes, notamment dans le domaine de la gouvernance économique, et plus particulièrement en matière d’élaboration, d’exécution et de notification du budget.

Haïti a affiché trois années successives de croissance économique depuis 2004, année au cours de laquelle l’économie a enregistré une contraction de 3,5 %. Néanmoins, de récentes inondations ont gravement endommagé l’infrastructure et ravagé les cultures, ce qui a aggravé les pénuries, stimulé l’inflation, et fait surgir le spectre d’un marasme économique.

STRATÉGIE NATIONALE DE CROISSANCE ET DE RÉDUCTION DE LA PAUVRETÉ

  • Favoriser le développement humain, l'accent étant mis sur une meilleure prestation des services de base.
  • Renforcer la gouvernance démocratique en améliorant la sécurité et le système judiciaire .
  • Développer quatre axes de croissance particuliers : l’agriculture, le tourisme, l’infrastructure et la science.
  • Donner priorité à la stabilité du cadre macro-économique et à une gestion saine.
  • Mettre l’accent sur la bonne gouvernance et la transparence.

En juillet 2009, les Conseils d’administration de l’Association internationale de développement (IDA) et du Fonds monétaire international (FMI) ont accordé à Haïti un allègement de la dette d'un montant de 1,2 milliard de dollars après que le pays est parvenu au point d’achèvement au titre de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés(PPTE).

Pour atteindre ce point, Haïti a procédé à diverses réformes, telles que la stabilisation de l’environnement macroéconomique et l’application de sa stratégie nationale de réduction de la pauvreté.

Improving quality of life of the poorest

Haïti a renforcé sa gestion des dépenses publiques en ciblant mieux les dépenses de lutte contre la pauvreté, en établissant des comptes publics vérifiés, en faisant respecter une loi sur la déclaration des avoirs, et en adoptant une loi sur la passation des marchés publics.

En novembre 2007, elles ont mis en œuvre le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP), (qui a été élaboré dans le cadre d'un vaste processus consultatif dirigé par le Ministère de la planification et de la coopération extérieure.

Les autorités et les bailleurs de fonds demeurent déterminés à mettre en œuvre cette stratégie, même si des ajustements s’imposent pour tenir compte des effets de la crise alimentaire et des tempêtes qui ont récemment secoué le pays.

Ces dernières ont clairement montré que d’autres opérations s’imposaient pour réduire la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et aux autres chocs, et pour améliorer la sécurité alimentaire.

Liens externes:
Fonds monétaire international
PNUD





L'APPUI DE LA BANQUE MONDIALE:

Haïti est devenu membre de la Banque mondiale en 1953. Le premier prêt dont le pays a bénéficié, en 1956, lui a été consenti par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

Preserving Cultural Heritage and  Creating Jobs

Les autres financements ont pour l’essentiel été assurés par l’Association internationale de développement (IDA), l’institution du groupe de la banque mondiale qui octroie des prêts sans intérêt et des subventions aux pays à faible revenu. L’IDA a été créée en 1960. La totalité de l’aide de la Banque mondiale à Haïti depuis juillet 2005 a été accordée à titre de don.

Le 14 avril 2009, le Président de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick a prononcé à la Conférence sur le développement social et économique d’Haïti organisée par la Banque interaméricaine de développement un discours dans lequel il a brossé les grandes lignes de la stratégie d’assistance de l’institution. Pour de plus amples détails, cliquer sur ce lien.

Approuvée en juin 2009, la stratégie d'aide-pays (CAS) est centrée sur trois grands axes : promouvoir la croissance et le développement local, investir dans le capital humain (en particulier l’éducation), et réduire la vulnérabilité aux catastrophes naturelles.

Le document aligne l’aide du Groupe de la Banque mondiale sur les priorités stratégiques d’Haïti, essentiellement celles qui sont définies dans le Document de stratégie nationale pour la croissance et pour la réduction de la pauvreté (DSNCRP). Il tient également compte de la réévaluation stratégique effectuée par les autorités suite à la crise alimentaire et aux ouragans dévastateurs de 2008.

Projets en cours

La Banque mondiale conduit actuellement 13 grands projets à Haïti. Depuis 2008, de nouveaux projets ont été lancés dans des domaines essentiels tels que la protection sociale, l’aide d’urgence, la santé et l’éducation.

Doté d’un don de 16 millions de dollars, le Projet de développement communautaire participatif en milieu urbain fournit des infrastructures et services sociaux de base aux habitants des quartiers urbains défavorisés. Il fait appel pour cela à un processus participatif dans le cadre duquel les organisations communautaires proposent, sélectionnent, mettent en œuvre et gèrent des sous-projets.

Les couches les plus vulnérables de la société haïtienne bénéficient en outre de l’Opération II de réforme de la gouvernance économique qui accompagne les mesures adoptées par les pouvoirs publics face à la crise alimentaire dans le cadre de leur stratégie de réduction de la pauvreté. Ce don de 10 millions de dollars fait partie du Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale lancé par la Banque mondiale, qui vise à soutenir les efforts déployés pour surmonter la crise alimentaire mondiale au moyen d’un nouveau dispositif de financement rapide doté d’une enveloppe de 1,2 milliard de dollars, dont 200 millions sous forme de dons en faveur des populations vulnérables des pays les plus démunis de la planète.

Adressing Conflict Mitigation Stabilization and Food Security

Pour atténuer les conséquences des catastrophes naturelles, la Banque a accordé dans le cadre du Projet de secours d'urgence et de gestion des catastrophes un don de 7,4 millions de dollars à l’appui des opérations de relèvement après le passage de la tempête tropicale Noël en octobre 2007. Ce don est destiné à aider le pays à assurer la prestation des services de base et à créer des emplois, la réhabilitation des régions dévastées par les inondations et la collaboration avec les collectivités pour favoriser le développement local.

Parallèlement, la Banque mondiale a renforcé les activités de prévention des maladies par l’octroi d’un don de 1,6 millions de dollars dans le cadre du Projet de réponse d’urgence à l’influenza aviaire et humaine. Ce don finance les opérations visant à prévenir et à limiter la propagation du virus chez les humains, à aider les populations touchées à faire face à une éventuelle pandémie, et à minimiser les retombées sociales et économiques du virus.

L’éducation a aussi occupé une place de premier rang des opérations conduites par la Banque mondiale en vue d’améliorer la qualité de vie des Haïtiens. Le projet Satisfaire les besoins en enseignants du projet Éducation pour tous est un don de 6 millions de dollars qui finance la formation de nouveaux enseignants pour l’école primaire, et améliorer l’accès des enfants à un enseignement primaire de qualité.

Voir: Tous les projets en cours en Haïti





RÉALISATIONS:

Certaines des récentes réalisations de la Banque mondiale concernent des projets dans les domaines de la prévention des conflits et de la gouvernance, tels que le Projet pilote de développement communautaire participatif dans la région métropolitaine de Port-au-Prince / PRODEPAP qui s’est achevé en avril 2009. D’un montant de 2,5 millions de dollars, il a amélioré la sécurité de milliers de familles haïtiennes fragilisées par le conflit civil et leur a donné les moyens de prendre en main leur propre intégration sociale.

L’Opération de réforme de la gouvernance économique, de bien plus grande envergure et dotée d’une enveloppe de 60 millions de dollars, a aidé les autorités à appliquer des mesures visant à rehausser la transparence et l’efficacité dans l'utilisation des ressources publiques. Elle a encouragé la participation du secteur privé et de la société civile au processus de décision et à la prestation de services.

Promoting Peace and Development in Bel Air

La Banque apporte en outre une aide à Haïti par le biais de dons de faibles montants financés par des fonds fiduciaires, de diverses activités d’analyse et de conseil et d’une une aide destinée aux activités de communication et de consultation.

Elle a par ailleurs joué un rôle essentiel dans la coordination de l’aide, notamment via l’élaboration du Cadre de coopération intérimaire (la stratégie qui a guidé l’aide internationale fournie à Haïti pendant la période 2004-2006) ; elle a également a accueilli les bailleurs de fonds dans le cadre d’une conférence en juillet 2004, et d’une réunion en mars 2007.

La Société financière internationale (IFC)

L’IFC développe ses activités en Haïti ; elle définit les projets nécessaires à l’établissement d'un environnement propice aux affaires, et investit par ailleurs dans les projets qui soutiennent le développement d'un secteur privé viable.

Voir: avec l’aide de l’IFC, Haïti s’ouvre aux affaires

RÉCENTS INVESTISSEMENTS DE L’IFC EN HAÏTI

  • Digicel: Télécommunications cellulaires - 30 millions de dollars.
  • Grupo M: Textiles - 20 millions de dollars.
  • MicroCredit National: Microfinance – 400 000 dollars.
  • Capital Bank: Ligne de crédit commercial – 300 000 dollars.

L’IFC envisage par ailleurs d’y conduire les activités suivantes:

  • un appui consultatif pour la simplification de la réglementation, ainsi que pour améliorer le climat de l’investissement et les politiques le concernant, et assurer sa promotion;
  • une aide au secteur textile à la faveur de la loi HOPE, qui a étendu à certains produits d’exportation haïtiens l’accès en franchise de droits au marché américain;
  • Une assistance à la banque centrale, pour établir un bureau de crédit;
  • un appui au microfinancement, aux petites et moyennes entreprises (PME), au secteur bancaire, à l'acquisition de compétences en matière de planification commerciale, aux services de fourniture d'électricité et au tourisme.
La Banque mondiale et l’IFC élaborent actuellement une nouvelle Stratégie d’assistance aux pays pour Haïti, afin d’harmoniser leur aide avec la stratégie haïtienne de croissance et de réduction de la pauvreté.





VOUS POUVEZ CONSULTER :

Le site consacré à Haïti (en français)
Le site consacré à Haïti (en anglais)


PERSONNES À CONTACTER:

Eustache Ouayoro
Représentant à Port-au-Prince
Courriel: eouayoro@worldbank.org

 

 

 



Alejandro Cedeno
Chargé de communication principal à Washington, DC
Courriel: acedeno@worldbank.org



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