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Haïti : La Banque mondiale approuve un don de 16 millions de dollars pour l’amélioration des routes et de l’infrastructure de base dans les zones rurales

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News Release No:2006/355/LAC

Contact médias :
Stevan Jackson (202) 458 5054
sjackson@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 11 avril 2006 — Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don d’un montant de 16 millions de dollars destiné à promouvoir des activités génératrices de revenus pour les petits agriculteurs, qui constituent la majorité de la population rurale productive. Le nouveau projet ainsi financé vise en outre à abaisser les coûts associés à l’acheminement des produits du producteur au consommateur, surtout ceux supportés par les petits exploitants.

 

« L’agriculture continue de jouer un rôle dominant dans l’économie haïtienne, représentant deux tiers des emplois en milieu rural et trois quarts des emplois pour les pauvres », a déclaré Caroline Anstey, directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Caraïbes. « Améliorer l’infrastructure de manière à ce que les petits agriculteurs puissent accéder plus facilement aux marchés pour vendre leurs produits peut générer d’importants effets multiplicateurs pour le reste de l’économie rurale. »

 

Le fait de donner aux petits exploitants accès aux marchés peut abaisser leurs coûts de transaction et accroître leur compétitivité, et les aider ainsi à tirer un rendement optimal des ressources limitées dont ils disposent. Les autres buts visés consistent à relever le niveau de vie des communautés rurales et à améliorer l’accès aux services de base.

 

Le Projet de transport et de développement territorial a trois composantes essentielles :

 

  • L’amélioration de la réhabilitation et de l’entretien routiers au niveau d’importants couloirs de transport reliant deux régions essentielles : la région Dondon/Saint Raphaël, qui couvre cinq communes dans le département du Nord et est reliée à Cap-Haïtien, deuxième ville du pays (zone productrice de café, de légumes, de haricots, de maïs et de zestes d’agrumes) ; et la région Thiotte/Anse-à-Pitres, qui couvre quatre communes dans le département du Sud-Est (zone de production de café, d’élevage de bovins et de pêche).
  • Le volet de développement territorial, qui consiste à mettre en place un processus destiné à identifier et évaluer des initiatives prioritaires pour promouvoir la croissance. Le processus en question sera mené en concertation avec les parties prenantes au plan local.
  • La composante administration, suivi et évaluation, destinée à financer les dépenses en matière de gestion, de suivi et d’évaluation environnementale du projet, ainsi que l’évaluation de son impact.

« Le projet a été conçu de manière à associer les parties concernées et communautés locales à la prise de décision », a souligné Nicolas Peltier-Thiberge, économiste infrastructure et chef d’équipes de la Banque mondiale pour ce projet. « Une forte supervision et participation locale continuera d’être essentielle pour assurer à la fois le caractère approprié des investissements au plan local et leur pérennité, en particulier dans le cas de l’entretien routier. »

 

Haïti reste principalement une société rurale et agricole. Sur les 8,6 millions d’habitants que compte ce pays, près de 5 millions vivent en milieu rural. Environ 60 % d’entre eux ont moins de 1 dollar par jour pour vivre.

 

Les activités de la Banque en Haïti sont définies dans sa Stratégie d’appui transitoire, qui a été mise au point en 2004 et adoptée en janvier 2005 par son Conseil. Cette stratégie présente le programme de deux ans établi par la Banque pour redonner espoir à la population et rétablir la crédibilité des institutions publiques en aidant le gouvernement de transition à fournir des services de base, à créer des emplois et à engager des réformes de nature à promouvoir la gouvernance économique et le renforcement des institutions à plus longue échéance. La Banque est résolue à s'engager sur le long terme en Haïti.

 

Son projet de transport et de développement territorial est financé au moyen d’un don de 16 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA).

 

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