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Field Visit to Haiti from September 12-17, 2007

 
Begins:   Sep 12, 2007 
Ends:   Aug 17, 2007 

Des parlementaires en Haïti pour évaluer les actions de la Banque mondiale
ARTICLE de Marc-Kenson Joseph
jmarckenson@lematinhaiti.com

Plus d’une douzaine de parlementaires étrangers effectuent une visite officielle dans le pays en vue d’évaluer les actions de la Banque mondiale. Le modèle de coopération entre les bailleurs et l’État haïtien sera en discussion.

À l’aéroport international Toussaint Louverture, hier mercredi, ils sont une douzaine de parlementaires, venus de l’Amérique du Sud, des Caraïbes, de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie. Ils ont été accueillis par le représentant de la Banque mondiale (BM) en Haïti, Mathurin Gbetibou, la viceprésidente du Sénat, Edmonde S. Beauzile (Fusion/Hinche), et l’ex-vice-président de la Chambre des députés, Jean-David Genesté (Alliance/Cayes).

Cette visite officielle de cinq jours qui a débuté hier et initiée par la BM, a pour objectif « d’apprécier les résultats atteints en Haïti dans le cadre du processus de réduction de la pauvreté ». Et elle permettra de «mieux comprendre le rôle des parlementaires dans cette dynamique, d’évaluer les actions entreprises par l’institution mondiale dans le pays, d’échanger les expériences entre parlementaires locaux et internationaux sur les actions respectives ». Cependant, pour le doyen d’âge de l’Assemblée nationale de France, le septuagénaire Loïc Bouvard, « il n’y a pas que les actions de la BM à évaluer. Nous (Français) devons faire tout pour que nos relations avec ce peuple qui souffre, ce peuple inventif, artistique, soient renforcées ». Pressé de se rendre à son hôtel, le septuagénaire chuchotera tout bas qu’il « est nécessaire de repenser nos relations avec ce pays ». En effet, la dernière visite en Haïti de Loïc Bouvard date de quinze ans. Il se dit impatient « d’observer la réalité d’aujourd’hui, d’échanger avec les parlementaires haïtiens et d’autres personnalités pour en savoir plus ». Son collègue français, Marc Le Fur, vice-président de l’Assemblée nationale française, en dira autant. Mais il fera remarquer que leur mission est aussi de s’« assurer que le travail [de la Banque mondiale] est bien fait et concourt au développement d’Haïti ». Visiblement fatigués, en raison de la durée du voyage, les parlementaires de l’Asie, Tuenjai Deetes de Thaïlande et le docteur Phan Trong Khanh du Viêt-Nam, n’ont voulu faire, dans un premier temps, aucune déclaration à l’aéroport international. Mais ont fini par indiquer « avoir lu des livres et entendu des choses sur Haïti. «Dimanche, à la conférence au Montana, on en discutera davantage avec vous », ont-ils conclu.
Venu du Bénin (Afrique), le député Ismael Tidjani-Serpos, a souligné le caractère historique et se veut un observateur avant tout. « J’ai le sentiment d’être chez moi. Je connais le lien entre Haïti et le Bénin. Toussaint Louverture est venu de là », déclare-t-il. Ismael est député d’Allada, lieu d’origine des parents de Toussaint Louverture. « Là-bas, confie-t-il, une statue du premier des Noirs est érigée et des établissements portent son nom ».

Un autre groupe de parlementaires devait arriver dans l’après-midi de mercredi et ce jeudi matin à l’aéroport international Toussaint Louverture.

Une visite importante
Le représentant de la Banque mondiale (BM) en Haïti, Mathurin Gbetibou, a indiqué que « les parlementaires étrangers peuvent faire un plaidoyer en faveur d’Haïti auprès de la Banque mondiale et apporter leur contribution puisqu’il y a d’autres défis en matière de lutte contre la pauvreté ». Pour la viceprésidente du Sénat, « cette visite d’évaluation contribuera au renforcement des liens entre le Parlement haïtien et des Parlements internationaux. Ce sera positif pour nous, mais pour eux (les parlementaires étrangers) aussi. Nous espérons qu’avec eux, il y aura la possibilité de faire des plaidoyers. Et que la proposition de jumeler les efforts des différents bailleurs afin de repenser le modèle de coopération sera en discussion ».

Le député des Cayes espère qu’il y aura des discussions en profondeur au Parlement. Confiant, Jean-David Genesté estime que ce type de coopération peut contribuer au renforcement de la compétence de nos jeunes parlementaires.

Agenda
Selon la BM, « les parlementaires effectueront des visites de terrain à travers le pays (Carrefour, Vallée de Jacmel, Grand-Goâve). Ils auront des discussions avec les parlementaires locaux, avec les officiels du gouvernement dont le président René Préval ce jeudi, avec l’équipe de la Banque mondiale en Haïti, avec des organisations multilatérales et avec la société civile ainsi que des bénéficiaires visés par les projets ».

Pour les parlementaires des pays donateurs, poursuit le document, ces missions visent à renforcer leur prise de conscience et leur capacité à prendre des décisions notamment en vue d’influencer l’allocation des aides budgétaires au développement dans leurs parlements nationaux. En ce qui concerne les parlementaires des pays récipiendaires, les visites ont l’avantage de permettre une visibilité du travail accompli par la Banque mondiale dans un autre pays développé.

Le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale (RPsBM) a vu le jour en 2000 en tant que réseau informel de parlementaires. Il a depuis pris de l’ampleur et regroupe aujourd’hui plus de 1100 parlementaires originaires de près de 110 pays. Le RPsBM mobilise les parlementaires en faveur de la lutte contre la pauvreté dans le monde, encourage la transparence et l’obligation de rendre compte en matière de développement international, et propose une plateforme de dialogue sur les politiques de développement entre la Banque et les parlementaires.

Les principaux objectifs du RPsBM :

  • L’obligation de rendre compte : pour favoriser un dialogue direct entre les parlementaires et la Banque mondiale en vue de parvenir à une plus grande transparence des politiques et des pratiques et d’accroître la responsabilité collective.
  • Le plaidoyer : pour fournir aux membres du RPsBM un cadre propice à la coordination des activités de plaidoyer parlementaire en faveur du développement international.
  • La formation de réseaux : pour promouvoir la collaboration, le dialogue et l’échange d’information entre parlementaires sur les principaux problèmes liés au développement, aux finances et à l’éradication de la pauvreté.
  • Les partenariats : pour prendre des initiatives permettant de promouvoir la coopération et les partenariats entre les parlementaires et les décideurs, les milieux universitaires, le secteur privé et les organisations non gouvernementales.
  • L’évaluation périodique : pour favoriser la mise au point de mécanismes et l’adoption de pratiques permettant un contrôle véritablement démocratique de l’aide au développement dans toutes ses phases.

Contact: Nayé Bathily, nbathily@worldbank.org, Tel: + 33 1 40 69 30 17

Please read the Press Release (in french) for additional information.


What is the Field Visit Program?

Development takes places on the ground and the work of organizations like the World Bank is done in the field.  If parliamentarians are to have an impact on development policies and projects, it is essential that they get a chance to make political assessments and check results on the ground. The field visits program, "Parliamentarians in the Field", is one of the key activities of the PNoWB, organized jointly with the World Bank and supported by a grant from the government of Finland. Successful field visits have so far taken place in Kenya, Albania, Uganda, Burundi, Serbia and Montenegro ,Ethiopia, Yemen, Nicaragua, Vietnam, Rwanda, Madagascar,  Lao PDR and Mozambique.

The aim of the visits are:

  • To enhance, through the case study of the country visited, parliamentary understanding of the activities of the World Bank and encourage more informed parliamentary engagement in the development debate;
  • To review the participatory process and the outcome of the country-owned Poverty Reduction Strategy Paper and make recommendations to the World Bank and governments on how to better involve parliamentarians in the process;
  • To encourage dialogue among the MPs on the delegation and between the delegation and World Bank staff, parliamentarians and civil society.
  • The visits typically span three or four days to allow time for discussions with local parliamentarians and officials from the government, the World Bank and other multilateral organizations, and civil society groups, as well as the people the projects are aiming to benefit. In a final report, the field visit delegation offers concrete recommendations to the government and the various interlocutors met in the country.

More information on the World Bank in Haiti HERE.




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