Click here for search results

Inde : L’appui de la Banque mondiale aux projets de reconstruction d’urgence dans les zones touchées par le tsunami

Available in: русский, हिन्दी, English, Español, ಕನ್ನಡ, Tamil, తెలుగు, العربية
News Release No:453/SAR/2005

Communiqué de presse No  : 453/SAR/2005

 

Contacts :

A Delhi : Geetanjali Chopra (91 11) 2461-7241

Courriel: gchopra@worldbank.org

A   Washington: Benjamin Crow (202) 473-5105

Courriel: bcrow@worldbank.org

 

WASHINGTON, 3 mai 2005— La Banque mondiale a accordé aujourd’hui à l’Inde un crédit de 465 millions de dollars pour soutenir les efforts de reconstruction et de redressement à Tamil Nadu et à Pondichéry, des régions sévèrement frappées par le tsunami qui a dévasté l’Asie en décembre 2004. Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un crédit global de 528 500 millions de dollars octroyé par la Banque mondiale en appui aux opérations de reconstruction en Inde après le tsunami.

 

Le projet de reconstruction d’urgence après le tsunami vise à réhabiliter ou à reconstruire environ 140 000 habitations endommagées à Tamil Nadu et à Pondichéry. Il contribuera par ailleurs à la reconstruction des bâtiments publics, au rétablissement des moyens d’existence dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture, ainsi qu’au renforcement des capacités en matière de reconstruction de logements et de gestion des côtes. En outre, ce projet prend en compte l’engagement du gouvernement à lutter contre les vulnérabilités.

 

Le tsunami du 26 décembre 2004, qui a succédé à un séisme de 9.0 sur l’échelle de Richter, a causé de graves dégâts dans les régions côtières de plusieurs pays dont l’Inde, le Sri Lanka, la Thaïlande, l’Indonésie et les Maldives. En Inde, il a occasionné de lourdes pertes au large du territoire de l’Union indienne des Iles d’Andaman et de Nicobar et sur une étendue de 2 260 km, le long de la ligne côtière continentale, à Andhra Pradesh, Kerala, Tamil Nadu, et dans le territoire de l’Union indienne de Pondichéry. Selon les estimations, 2,7 millions de personnes auraient été affectées par cette catastrophe naturelle, notamment   dans les secteurs de la pêche (80%), de l’agriculture (15%), et des PME. Paradoxalement, le tsunami a particulièrement affecté les moyens d’existence des populations pauvres et a accentué la vulnérabilité de communautés côtières.

 

« Aucune somme d’argent ni aucune aide ne sauraient compenser le désastre causé par le tsunami en termes de pertes de vies et de répercussions économiques et sociales, particulièrement pour les pauvres », a déclaré Michael Carter, Directeur nationale de la Banque mondiale pour l’Inde. « La Banque travaille en étroite collaboration avec le gouvernement indien ainsi qu’avec d’autres partenaires du développement, afin de mettre en place des mécanismes tels que ce projet et pouvoir prendre en compte   tous les aspects du développement pour lutter contre les vulnérabilités».

 

Ce projet comporte cinq composantes :

  • Logement : cette composante aidera à financer la construction d’abris temporaires en fonction des besoins et l’amélioration des services dans les sites d’abris temporaires ; la réhabilitation et la reconstruction des habitations existantes, la construction de nouveaux logements ainsi que des services et des infrastructures de base nécessaires, notamment, les routes d’accès, les routes intérieures, l’approvisionnement en eau potable, les latrines, les égouts pluviaux, le réseau électrique et de petites infrastructures communautaires; ainsi que la réinstallation des familles affectées par le tsunami.
  • Rétablissement des moyens d’existence : cette composante permettre de financer les activités visant à rétablir les moyens d’existence des familles affectées, grâce à la réhabilitation des infrastructures de pêche, des terres agricoles et horticoles endommagées, et la réparation des infrastructures dégradées.
  • Travaux de génie civil : cette composante porte sur le financement des travaux de génie civil de petite envergure. Il s’agit notamment de la réhabilitation, la reconstruction et l’amélioration des hôpitaux, des centres et sous-centres de santé, des établissements scolaires, des abris anticycloniques et autres bâtiments publics dégradés. Cette composante viendra également en appui à la restauration des rivières et la réhabilitation des canalisations, ainsi que le reboisement des mangroves et la reconstitution des rideaux-abris à Tamil Nadu
  • Assistance technique et formation : cette composante prévoit de financer l’assistance technique et le renforcement des capacités en matière de reconstruction de logements, notamment la préparation de rapports de projets détaillés, des services relatifs à la gestion territoriale, la préparation de plans de réinstallation et de programmes d’infrastructure connexes.
  •  Appui à la mise en oeuvre : cette composante permettra de financer la gestion de projet et les coûts de fonctionnement supplémentaires liés à la mise en oeuvre du projet, plus particulièrement les audits financiers, la garantie de la qualité et les audits techniques, le suivi et l’évaluation du projet, ainsi que les évaluations régulières de l’impact social et environnemental.

 

« Si plusieurs composantes du projet proposé bénéficient directement aux pauvres, le principe fondamental du programme de reconstruction du gouvernement est qu’il soit une occasion de promouvoir le développement,», a déclaré Shyamal Sarkar, ingénieur sanitaire en chef à la Banque mondiale. « La Banque poursuivra son étroite collaboration avec   toutes les agences et autres institutions associées à   l’effort de reconstruction tout au long du processus de mise en oeuvre du programme, afin que personnes   affectées en  tirent le maximum d’avantages et que   les vulnérabilités des communautés côtières en général soient prises en compte».

 

Le coût global du projet, y compris les imprévus, est estimé à 682 800 millions de dollars, dont 465 millions, soit environ 68% du montant total au titre d’un financement IDA. S’y appliquent les conditions standard de l’IDA, avec notamment des frais de service de 0,75% et une échéance de 35 ans. Le reste du financement proviendra des gouvernements de l’Inde, du Tamil Nadu et du Pondichéry.

 

Outre ce projet, la Banque mondiale dégagera une enveloppe supplémentaire de 63 500 millions de dollars pour appuyer la reprise des activités après le tsunami. Les crédits IDA actuels permettront de financer les efforts de reconstruction à Andhra Pradesh (40 millions de dollars) ainsi que les besoins en eau potable à Kerala (10 millions de dollars). Les besoins du secteur routier à Tamil Nadu (11 millions de dollars) seront partiellement couverts par un prêt octroyé par la BIRD. Un fonds fiduciaire d’un montant de 2,5 millions de dollars financera certaines activités menées dans le cadre de la mise en œuvre du programme de reconstruction après le tsunami.

 

Le gouvernement indien appuie directement l’effort de redressement dans les Iles d’Andaman et de Nicobar.

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/BRJU21L650