Click here for search results

Aperçu du VIH et du SIDA en Asie du Sud

Available in: English, Español
-- Liens utiles --

vih/sida dans le monde :

Site sur le VIH/SIDA
Fiche thématique
Quiz sur le sida
Ressources pour les jeunes
Documents et rapport sur le thème du VIH/SIDA
Projets relatifs au VIH/SIDA
UNAIDS (a)
Actualités sur la santé, la nutrition et la population
Les experts de la Banque :
Debrework Zewdie
Keith Hansen

Entre 2 et 3,5 millions de personnes en Asie du Sud sont atteintes du VIH et du SIDA.

De vastes épidémies concentrées au sein de groupes à risques élevés, y compris les utilisateurs de drogues injectables, les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes et les travailleurs du sexe et leurs clients, alimentent l’expansion du VIH en Asie du Sud.

La prévalence au sein de ces groupes souvent vulnérables et marginalisés est élevée dans toute la région et elle augmente rapidement par endroits.

D’après des estimations, l’ Inde à elle seule compte près de 2,5 millions de personnes atteintes du VIH et du SIDA. L’épidémie de VIH en Inde est hautement hétérogène : elle semble stable ou même en baisse dans certaines régions du pays, tandis qu’elle est en hausse dans d’autres régions. La majorité des cas de VIH déclarés sont concentrés dans six États où la prévalence y est en moyenne 4 à 5 fois plus élevée que dans les autres États. Ces États comprennent le corridor Mumbai-Karnataka, la région Nagpur de Maharashtra, le district Nammakkal de Nammakkal, l’État côtier d’Andhra Pradesh et certaines parties des États de Manipur et Nagaland. De récentes données indiquent qu’un taux élevé d’utilisation de préservatifs par les travailleurs du sexe aurait joué un rôle important dans la réduction de la prévalence du VIH chez les jeunes femmes de certains États du Sud de l’Inde, mais pas dans le Nord. Des efforts sont cependant encore nécessaires pour sensibiliser et aider les groupes à risques élevés.

La proportion de femmes parmi les personnes atteintes du VIH en Inde est de plus en plus grande, surtout dans les régions rurales. Une grande proportion de ces femmes atteintes du VIH semblent avoir été infectées par leurs partenaires réguliers. Ces derniers auraient contracté le virus en ayant recours aux services de prostituées. Même si des efforts de prévention du VIH ciblant les travailleurs du sexe et leurs clients ont été déployés, le contexte juridique entourant la prostitution constitue souvent un obstacle.

Dans d’autres pays de la région tels que le Bangladesh, le Népal, le Pakistan, et le Sri Lanka, le taux de prévalence du VIH est faible parmi la population dans son ensemble, mais il est beaucoup plus élevé parmi les personnes qui ont des comportements à risques élevés tels que les utilisateurs de drogues injectables utilisant des seringues contaminées et les personnes qui achètent ou vendent des services de prostitution. Ces épidémies concentrées sont importantes et touchent un vaste pourcentage des populations vulnérables à risques élevés. Par conséquent, le VIH se répand rapidement dans certaines parties de la région.

D’importants facteurs structuraux et socioéconomiques mettent bon nombre de personnes à risque d’infection au VIH dans cette région :

  • Plus de 35 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté

  • Faible taux d’alphabétisation

  • Frontières poreuses

  • Migration des zones rurales vers les zones urbaines et migration nationale de la population masculine

  • Traite des femmes et des filles pour la prostitution

  • Stigmatisation liée au genre, à la sexualité et au VIH

  • Rapports sexuels commerciaux et relations sexuelles occasionnelles avec des partenaires non réguliers

  • Résistance des hommes à l’utilisation des préservatifs

  • Prévalence élevée des i nfections sexuellement transmissibles

  • Faible statut social des femmes, entraînant leur incapacité à négocier des pratiques sexuelles sans risque.

Réponse de la Banque mondiale

En réponse à ces facteurs de risque présents en Asie du Sud, la Banque mondiale a axé son intervention sur la mobilisation des pays afin qu’ils améliorent et qu’ils accélèrent leur réponse au VIH et au SIDA.

La Banque mondiale soutient les efforts nationaux déployés pour ralentir la propagation du VIH depuis le premier projet lancé en Inde en 1992, et son engagement financier envers des programmes nationaux s’élève à 380 millions de dollars à ce jour. Les principales composantes de ces projets sont la surveillance, le contrôle et l’évaluation, les interventions ciblées auprès des populations vulnérables, l’hémovigilance ainsi que des efforts visant à réduire la stigmatisation parmi la population générale et à soutenir les institutions publiques et privées pour apporter une réponse multisectorielle.

De plus, la Banque a entrepris un travail analytique dans la région, notamment une synthèse de l’épidémiologie du VIH intitulée AIDS in South Asia: Understanding and Responding to a Heterogeneous Epidemic(Le SIDA en Asie du Sud : comprendre le caractère hétérogène de l’épidémie et y répondre) et une étude sur le coût de la thérapie antirétrovirale en Inde. Ce travail permettra d’élaborer des politiques en connaissance de cause et de prendre des décisions éclairées.

Mis à jour le 30 juillet 2007




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/PELVSDQHQ0

Featured Topics