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Message du Président du Groupe de la Banque mondiale et Président du Conseil des Administrateurs

Nous nous trouvons à un moment prometteur de l’histoire. Les succès des dernières décennies et les perspectives économiques favorables offrent aujourd’hui aux pays en développement une occasion sans précédent : la possibilité de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération. Il ne faut pas laisser passer cette chance.

Au début de l’année, le Groupe de la Banque mondiale a fixé, pour lui-même et ses partenaires de la communauté du développement, deux objectifs précis et mesurables : éliminer l’extrême pauvreté en réduisant à 3 % d’ici 2030 la proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour ; promouvoir une prospérité partagée en augmentant les revenus des 40 % les plus pauvres de la population de chaque pays en développement.

Ces objectifs sont ambitieux, et leur réalisation est loin d’être assurée. Près de cinq ans après le début de la crise financière mondiale en 2008, la reprise économique reste fragile. Les pays développés se débattent contre des taux de chômage élevés et une croissance économique atone, tandis que l’activité économique des pays en développement progresse à un rythme plus lent qu’avant la crise. En outre, plus nous approcherons de notre objectif, plus il sera ardu de réduire davantage la pauvreté, car les personnes qui ne parviennent pas à y échapper seront les plus difficiles à atteindre.

La lutte contre la pauvreté pourrait être compliquée par de nouvelles menaces. Les conflits et l’instabilité politique constituent des risques majeurs dans la mesure où ils aggravent la pauvreté et créent des obstacles durables au développement. Par ailleurs, le réchauffement climatique pourrait accélérer le rythme des sécheresses, accroître la superficie des zones touchées, et augmenter la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes — avec des coûts imprévisibles en termes de vies humaines et de ressources financières.

Je reste néanmoins optimiste et convaincu que ces objectifs sont à notre portée. Leur réalisation exigera une collaboration systémique et sans relâche entre le Groupe de la Banque mondiale, ses 188 pays membres et d’autres partenaires.

Pour relever les défis du développement qui nous attendent, nous devons trouver et mobiliser des synergies à travers l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale et concentrer nos ressources sur les domaines prioritaires. Au cours du dernier exercice, le Groupe de la Banque mondiale a accordé 52,6 milliards de dollars de prêts, dons, prises de participation et garanties à ses membres et à des entreprises privées. Les engagements de la BIRD ont totalisé 15,2 milliards de dollars, contre 20,6 milliards de dollars en 2012. L’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, a engagé des ressources d’un montant de 16,3 milliards de dollars, contre 14,8 milliards de dollars en 2012.

Le présent Rapport annuel décrit les nombreux programmes et projets bénéficiant de prêts de la Banque mondiale, et montre comment ils aident à mettre fin à la pauvreté extrême et à promouvoir une prospérité partagée dans les pays partenaires.

Les progrès à accomplir en matière d’énergie, d’environnement, d’infrastructures, de santé et d’éducation, ainsi que les améliorations à apporter dans l’environnement des affaires des pays, représentent tous des défis difficiles et complexes. Prenons l’exemple de l’emploi. Le Rapport sur le développement dans le monde 2013 (a) souligne combien l’emploi peut être générateur de transformation en permettant aux hommes, aux femmes et aux jeunes de sortir de la pauvreté. Au-delà des revenus qu’ils procurent aux travailleurs, les emplois peuvent apporter beaucoup à la société du fait de l’incidence générale qu’ils ont sur les niveaux de vie, la productivité et la cohésion sociale. Et parce que près de neuf emplois sur dix créés dans le monde en développement le sont dans le secteur privé, la Banque continuera de travailler avec ses partenaires tant du secteur public que du secteur privé, ainsi que dans la société civile, afin d’aider à stimuler le processus dynamique de création d’emplois impulsé par le secteur privé, qui est nécessaire pour réduire la pauvreté et assurer une prospérité partagée.

Toutefois, il ne suffit pas simplement d’atteindre nos objectifs de développement. Pour qu’ils amènent de véritables changements et s’inscrivent dans la durée, la Banque mondiale y travaillera d’une manière viable sur le plan environnemental, social et économique. À titre d’exemple, les deux volumes de Turn Down the Heat, publiés par la Banque durant l’exercice 13, illustrent les risques importants que le changement climatique fait peser sur les acquis du développement. Si la température de la planète augmente de 2 °C, nous serons confrontés à des pénuries alimentaires massives, des vagues de chaleur sans précédent, des cyclones plus violents, et bien d’autres phénomènes extrêmes. Et la situation pourrait empirer : en l’absence d’action concertée aujourd’hui, nous pourrions voir le réchauffement dépasser les 4 °C d’ici la fin du siècle.

C’est en raison de cette menace que la Banque a entrepris de faire du changement climatique un enjeu de développement de premier plan. Elle travaille actuellement avec 130 pays à la prise en compte de cette question au moyen de prêts à l’appui de projets axés aussi bien sur l’adaptation au changement climatique que sur l’atténuation de ses effets.

La Banque mondiale a la volonté d’aider ses clients à mettre en oeuvre des solutions éprouvées et adaptées à chaque situation nationale face aux problèmes de développement. Nous devons écouter, apprendre et travailler en partenariat avec les pays et les bénéficiaires pour construire des solutions partant de la base. Ces dernières années, nous avons vu d’immenses progrès. Je vous encourage à lire, dans ce rapport annuel et dans le rapport Results 2013 (a) (PDF 14MB) qui l’accompagne, un grand nombre d’exemples des réalisations auxquelles la Banque a apporté son concours.

Nous vivons une époque riche de promesses. L’élimination de la pauvreté extrême et la promotion d’une prospérité partagée demandent une mobilisation soutenue de toutes parts. Le Groupe de la Banque mondiale — ses dirigeants et les collaborateurs pleins de talents qui travaillent dans l’institution — est déterminé à saisir au mieux cette occasion inédite et à contribuer à l’avènement du monde que nous voulons tous, un monde sans pauvreté, où la prospérité est partagée entre tous.



Dr. Jim Yong Kim

Président du Groupe de la Banque mondiale
et Président du Conseil des Administrateurs


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