Click here for search results

Asie de l’Est et Pacifique

26389.png

La région Asie de l’Est et Pacifique est restée la région en développement la plus dynamique en 2012. Elle a été un moteur de croissance durant la récente crise planétaire, contribuant pour environ 40 % à l’augmentation de la production mondiale en 2012. La croissance chinoise s’est ralentie en 2012, redescendant à 7,8 % après les 9,3 % de 2011, tandis que les autres économies en développement de la région sont passées d’un taux de croissance de 4,5 % en 2011 à 6,2 % en 2012.

Le pourcentage de population en situation de pauvreté a diminué régulièrement : moins de 10 % de la population vit aujourd’hui avec 1,25 dollar par jour. Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour parvenir à une prospérité partagée, car près d’un demi-milliard de personnes n’ont toujours que 2 dollars par jour pour vivre.

 Pays admis à emprunter à la Banque mondiale (au 30 juin 2013)

 Engagements et dé caissements régionaux pour les exercices 11, 12 et 13

 Quelques résultats marquants

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par secteur pour l'exercice 13

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par thème pour l'exercice 13

 La région en bref et progrès vers les OMD

L’aide de la Banque mondiale

La Banque a approuvé une enveloppe de 6,2 milliards de dollars pour la région au titre de 47 projets durant l’exercice écoulé. L’aide comprenait 3,7 milliards de dollars de prêts de la BIRD et 2,6 milliards de dollars d’engagements de l’IDA. Les principaux secteurs bénéficiaires étaient Droit, justice et administrations publiques (1,4 milliard de dollars), Transports (1,1 milliard de dollars), et Eau, assainissement et protection contre les inondations (1,1 milliard de dollars).

La stratégie de la Banque dans la région se concentre sur cinq enjeux majeurs de développement : la réduction de la pauvreté et les inégalités, le changement climatique et la gestion des risques de catastrophes, l’urbanisation et les infrastructures, la gouvernance et les institutions, et la création d’emplois et la croissance impulsées par le secteur privé. La croissance et la création d’emplois sont déterminantes pour faire reculer la pauvreté et assurer une prospérité partagée, compte tenu en particulier des taux élevés du chômage des jeunes et du caractère informel du marché de l’emploi.

Reprendre les opérations au Myanmar

L’une des grandes priorités de l’exercice 13 était de reprendre les opérations au Myanmar, après 25 ans d’absence. En août 2012, la Banque et l’IFC ont ouvert une représentation à Yangon. Une seconde représentation est prévue à Nay Pyi Taw, la capitale. Adoptée par le Conseil en novembre 2012, la nouvelle Stratégie intérimaire d’aide guidera le travail de la Banque jusqu’en mars 2014. La Banque a également accordé un crédit de 440 millions de dollars afin de soutenir des réformes essentielles et aider le Myanmar à solder ses arriérés, ouvrant ainsi la voie à une reprise totale des opérations de l’institution. Un don de 80 millions de dollars finance un projet national de développement d’initiative locale qui permettra aux villageois d’améliorer les écoles, les dispensaires, les routes et l’approvisionnement en eau.

Électrifier les zones rurales

En République démocratique populaire lao, la Banque et l’IFC ont continué d’appuyer la Phase II du Projet d’électrification des zones rurales représentant 35 millions de dollars, qui vise à étendre le réseau électrique afin de desservir les foyers ruraux et à promouvoir les sources d’énergie renouvelables hors réseau dans l’ensemble du pays. Le volet « De l’électricité pour les pauvres » du projet permet d’accorder des crédits sans intérêt aux familles démunies — en particulier les ménages dont le chef est une femme — pour leur permettre de se raccorder au réseau. Grâce notamment à ces efforts, la proportion de foyers ayant accès à l’électricité est passée de seulement 15 % en 1995 à plus de 80 % aujourd’hui.

Réduire la pauvreté et les inégalités

En Indonésie, la Banque administre un mécanisme financé par plusieurs donateurs à l’appui du Programme national pour l’autonomisation des communautés (PNPM), qui a permis de créer des emplois, d’augmenter sensiblement les revenus de plus de 100 millions de personnes pauvres ou proches de la pauvreté, et de construire des infrastructures qui profitent aux moins nantis. Le PNPM Generasi — un programme pilote qui utilise la plateforme du PNPM pour améliorer les réalisations en matière de santé et d’éducation — a permis de diminuer de 9,5 % la malnutrition chez les enfants et d’augmenter de 22 à 35 % les taux de scolarisation dans le primaire et le premier cycle du secondaire dans les zones expérimentales.

Ouvrir les marchés et créer des opportunités dans le Pacifique

À Kiribati, au Samoa, aux Tonga et à Tuvalu, la Banque s’emploie à ouvrir les marchés et créer des opportunités en soutenant la mise en place de transports aériens sûrs et performants, une condition essentielle pour raccorder ces petits États insulaires entre eux et à des marchés plus vastes, ainsi qu’en aidant à promouvoir le tourisme. Le Programme d’investissement dans l’aviation des îles du Pacifique contribue à améliorer les infrastructures et la sécurité des aéroports afin qu’ils répondent aux normes internationales. La Banque s’est également attachée à ouvrir les marchés des télécommunications dans le Pacifique. En favorisant le jeu de la concurrence, elle a ainsi obtenu des hausses considérables du taux de pénétration de la téléphonie mobile aux Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Samoa, dans les Îles Salomon, au Timor-Leste et à Vanuatu. En moins de 10 ans, les Fidji, le Samoa, les Tonga et Vanuatu ont atteint des niveaux d’accès supérieurs à 70 %.

Mettre en oeuvre des stratégies conjointes

La Banque, l’IFC et la MIGA ont coopéré sur des stratégies d’aide dans la région durant l’exercice 13. Les projets visaient notamment à améliorer le secteur financier en Indonésie, améliorer les moyens de subsistance par l’agriculture en Mongolie, élargir l’accès à l’électricité au Myanmar, renforcer l’autonomisation des femmes dans le Pacifique, faire avancer le secteur agroalimentaire dans une zone sortant d’un conflit dans le sud des Philippines, et promouvoir une agriculture plus performante et à plus grande valeur ajoutée au Viet Nam. Les trois institutions travaillent ensemble au centre régional de Singapour en s’attachant plus particulièrement au financement des infrastructures et en s’appuyant sur l’expérience de Singapour et d’autres pays de la région en matière de développement.

Établir des partenariats axés sur le savoir pour apporter des solutions

Le savoir est un élément de plus en plus important dans les partenariats de la Banque. Au cours de l’exercice écoulé, la Banque et la Chine ont lancé une plateforme de partage de connaissances afin d’aider la Chine à faire connaître ses expériences pratiques de développement à l’intérieur du pays et à l’étranger, dans un premier temps dans le domaine des transports urbains. Le Groupe de la Banque mondiale a également annoncé son intention d’ouvrir une représentation en République de Corée en vue de mettre à profit l’expérience de la Corée en matière de développement, notamment sa connaissance du développement du secteur financier et du secteur privé, au profit des pays de la région et au-delà. La Banque continue d’établir des partenariats avec l’Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), la Banque asiatique de développement (BAD), l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), l’Agence australienne pour le développement international (AusAID), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le Forum des îles du Pacifique et bien d’autres partenaires afin d’obtenir le plus grand impact sur le plan du développement.

Télécharger
Le rapport régional pour l'Asie de l’Est et Pacifique PDF (194KB)


« Retour




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/R73KS82JB0