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Afrique

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La croissance économique est restée solide en Afrique subsaharienne durant l’année 2012. La hausse de la production est estimée à 4,7 % et les projections pour 2013–2015 indiquent qu’elle dépassera les 5 % par an. La pauvreté a reculé, avec une proportion de la population vivant avec moins de 1,25 dollar par jour qui est descendue à environ 48 % en 2010, contre 58 % en 1996. Malgré ces progrès, d’énormes problèmes de développement demeurent.

 Pays admis à emprunter à la Banque mondiale (au 30 juin 2013)

 Engagements et dé caissements régionaux pour les exercices 11, 12 et 13

 Quelques résultats marquants

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par secteur pour l'exercice 13

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par thème pour l'exercice 13

 La région en bref et progrès vers les OMD

L’aide de la Banque mondiale

La Banque a approuvé une enveloppe de 8,2 milliards de dollars au titre de 95 projets durant l’exercice écoulé. L’aide comprenait 42 millions de dollars de la BIRD et 8,2 milliards de dollars d’apports de l’IDA. Les principaux secteurs bénéficiaires étaient Transports (1,8 milliard de dollars), Droit, justice et administrations publiques (1,8 milliard de dollars), et Énergie et mines (1,2 milliard de dollars). Suivant la stratégie pour l’Afrique adoptée en 2011, les efforts ont porté essentiellement sur l’énergie, les transports, l’éducation, la santé, l’agriculture, la protection sociale, l’eau et l’urbanisme.

Trouver des solutions régionales

En Afrique, le manque d’infrastructures pénalise fortement l’économie du continent, les gains perdus en termes de croissance pouvant atteindre deux points de pourcentage par an. Consciente de la nécessité de trouver des solutions régionales, la Banque s’emploie à appuyer des projets porteurs de transformation dont la portée ne se limite pas à un seul pays. C’est le cas par exemple du programme de Kandadji, qui intègre des initiatives régionales, nationales et locales visant à favoriser une plus grande synergie entre les secteurs de l’agriculture, de l’environnement, de l’énergie et de l’eau dans le bassin du Niger. En octobre 2012, la Banque a approuvé un financement de 203 millions de dollars au titre de la Phase 2A du Programme de développement des ressources en eau et de gestion durable des écosystèmes dans le bassin du Niger, l’un des volets de sa solution à long terme pour remédier aux sécheresses récurrentes et aux pénuries chroniques de produits alimentaires et d’électricité dans le Sahel. Ce crédit à taux zéro de l’IDA bénéficiera à quelques-uns des pays les plus pauvres de la planète. Financé par 10 bailleurs de fonds, le programme aidera à augmenter la production alimentaire, produire plus d’électricité, créer des emplois et développer les opportunités économiques pour les populations du bassin du Niger. Il s’inscrira dans le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA), qui facilite le transport transfrontalier d’électricité grâce à un système régional unifié intégrant les différents réseaux électriques nationaux. Des programmes comme celui de Kandadji seront indispensables à l’amélioration des infrastructures en Afrique, à défaut de laquelle le développement s’essoufflera.

Développer la résilience au Sahel

En 2013, l’insécurité alimentaire devrait toucher quelque 10 millions de personnes dans la région du Sahel du fait de la sécheresse, du manque d’accès à la nourriture, de la dégradation de l’environnement, des déplacements de population et des conflits. Pour faire face à ces difficultés, le Conseil des Administrateurs, qui a été informé de la situation actuelle en avril 2013, a présenté la nouvelle stratégie pour la région, intitulée Le Sahel : vers une approche régionale, destinée à soutenir le développement et la stabilité au Sahel. Cette stratégie comprend un programme d’investissement global articulé autour de deux grands axes stratégiques : 1) vulnérabilité et résilience et 2) intégration et opportunités économiques.

Améliorer les compétences, l’éducation et la santé

De nombreuses initiatives sont en cours pour développer les compétences des Africains. La Banque a entrepris de renforcer l’éducation de base par le biais de l’IDA et en partenariat avec le Partenariat mondial pour l’éducation.

La Banque est le plus important contributeur de l’enseignement supérieur en Afrique. Le projet de Centres d’excellence en Afrique — un réseau de laboratoires de santé publique de haute qualité dans les régions transfrontalières du Kenya, du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda — est appelé à renforcer sensiblement les capacités des pays dans le domaine des sciences et des technologies.

Lors des Réunions de printemps de 2013, la Banque et le Département d’État des États-Unis ont accueilli le « Forum africain de la santé 2013 : Financement et renforcement des capacités pour de meilleurs résultats », en collaboration avec l’initiative Harmonisation pour la santé en Afrique. Réunissant des ministres des Finances et de la Santé de 30 pays d’Afrique, le forum a permis de recueillir des avis sur les besoins des pays africains et de faire passer des messages essentiels, notamment celui selon lequel les progrès réalisés dans le secteur santé, nutrition et population ont précédé la croissance économique partout dans le monde et qu’ils sont donc indispensables au développement.

La Banque a été l’une des premières à souligner l’importance d’obtenir des résultats en matière de santé. Les premiers bilans des projets pilotes axés sur les résultats lancés dans 15 pays d’Afrique sont prometteurs. Le Programme pour les résultats en faveur des ODM liés à la santé en Éthiopie, approuvé en 2013, s’avère être la première fois que le nouvel instrument financier de la Banque, Programme pour les résultats, est utilisé dans le domaine de la santé en Afrique.

Enrichir les connaissances

Les produits du savoir de la région présentent des idées qui changent la façon dont les praticiens pensent le développement de l’Afrique. Le rapport intitulé Africa Can Help Feed Africa, publié en 2012, recense les obstacles d’ordre réglementaire qui freinent le commerce et la concurrence, et doivent être levés pour permettre à l’Afrique d’exploiter son potentiel en matière de commerce alimentaire régional. Il estime que le commerce régional des produits de base, actuellement inexploité, offre une voie possible pour améliorer la sécurité alimentaire et la croissance.

Le rapport intitulé Growing Africa: Unlocking the Potential of Agribusiness, publié en 2013, montre comment les agriculteurs et les entreprises agroalimentaires pourraient créer un marché alimentaire de 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. Il recommande de mobiliser des investisseurs stratégiques « exemplaires », de renforcer les mesures de sauvegarde et les systèmes d’administration foncière, et de sélectionner les investissements porteurs d’une croissance durable.

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Le rapport régional pour l'Afrique PDF (200KB)


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