Click here for search results

Amérique latine et Caraïbes

26389.png

Dans la région Amérique latine et Caraïbes, le PIB a augmenté de 3 % en 2012. La croissance devrait rester soutenue, à 3,5 %, la forte demande intérieure compensant l’atonie de l’économie mondiale.

Grâce à une croissance régulière et des politiques économiques judicieuses, les conditions de vie de millions d’habitants de la région se sont améliorées au cours des dix dernières années, avec 70 millions de personnes sorties de la pauvreté et 50 millions ayant rejoint les rangs de la classe moyenne entre 2003 et 2011. Pour la première fois de l’histoire, les effectifs de la classe moyenne ont dépassé le nombre de pauvres, signe que l’Amérique latine et Caraïbes est en train de devenir une région de classes moyennes.

 Pays admis à emprunter à la Banque mondiale (au 30 juin 2013)

 Engagements et dé caissements régionaux pour les exercices 11, 12 et 13

 Quelques résultats marquants

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par secteur pour l'exercice 13

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par thème pour l'exercice 13

 La région en bref et progrès vers les OMD

L’aide de la Banque mondiale

La Banque a approuvé une enveloppe de 5,2 milliards de dollars au titre de 41 projets durant l’exercice écoulé. L’aide comprenait 435 millions de dollars de crédits de l’IDA et 4,8 milliards de dollars d’engagements de la BIRD. Les principaux secteurs bénéficiaires étaient Droit, justice et administrations publiques (2,1 milliards de dollars), Santé et autres services sociaux (891 millions de dollars), et Transports (694 millions de dollars). Les priorités de la Banque sont d’ouvrir davantage d’opportunités aux 40 % de la population situés dans le bas de la pyramide, en leur permettant de bénéficier d’un meilleur accès aux services de base, notamment d’éducation et de santé, sans négliger la viabilité environnementale dans la région.

Dans le droit fil de la stratégie globale de la Banque mondiale axée sur la réduction de la pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée, le travail de l’institution continuera de s’articuler autour des cinq grands axes ci-après.

Promouvoir une prospérité partagée

Malgré les progrès considérables réalisés ces dix dernières années, la situation de la région reste inégale, avec quelque 82 millions de personnes ayant moins de 2,50 dollars par jour pour vivre. Créer des opportunités pour les populations vulnérables est l’une des principales préoccupations de la Banque dans la région. Une autre priorité est de tailler une plus grande place aux femmes dans la vie économique. Plus de 70 millions de femmes sont entrées sur le marché du travail au cours de la décennie écoulée, mais les écarts de revenu et la difficulté de concilier le travail et la vie de famille restent des problèmes majeurs.

Stimuler la croissance et la productivité

L’extraordinaire croissance affichée récemment par la région et sa capacité à résister à la récession mondiale contrastent avec la situation des autres régions, y compris des pays développés. Toutefois, pour aller de l’avant, il est indispensable d’améliorer la productivité. Le système éducatif n’est pas à la hauteur des standards mondiaux, les infrastructures sont dépassées et les coûts logistiques élevés. Dans toute l’Amérique centrale, le développement de l’intégration des échanges et de la logistique constitue une priorité. Il faudrait par exemple lever impérativement les obstacles associés aux transports, aux procédures de dédouanement et aux routes rurales, qui font qu’il revient 10 fois plus cher d’expédier des tomates du Costa Rica vers le Nicaragua que vers la Californie.

Édifier des États plus performants

L’accès à des services publics de qualité reste un problème. Les citoyens ont des attentes fortes, mais dans beaucoup de pays les pouvoirs publics n’ont pas les moyens d’y répondre. Environ 7 % de la population n’a pas accès à de l’eau salubre, et 20 % des habitants d’Amérique latine n’ont toujours pas accès à des sanitaires. La sécurité des citoyens constitue un autre problème de développement pour beaucoup de pays, en particulier les plus petits. Les coûts des services de police et de justice, de sécurité et de santé représentent près de 8 % du PIB d’Amérique centrale, 5 % de celui du Brésil et 3,7 % de celui de la Jamaïque. Les gouvernements sont soucieux de mettre en place un plan intégré de riposte à la montée de la délinquance et de la violence. La Banque appuie ces efforts par des financements ainsi que par des échanges de savoir à haut niveau. À la recherche de méthodes inédites de lutte contre les violences faites aux femmes, un hackaton régional organisé avec l’aide de la Banque a permis de produire plusieurs applications mobiles pour combattre un fléau qui touche environ la moitié de la population féminine dans certaines régions d’Amérique centrale.

Favoriser une croissance solidaire et durable

La région a servi de laboratoire mondial pour quelques-unes des méthodes les plus innovantes en matière de préservation des richesses naturelles. Responsable de seulement 6 % des émissions de gaz à effet de serre émanant du secteur énergétique, la région dispose de la gamme d’énergies la moins polluante dans le monde en développement. La région a aussi adopté des mécanismes de rémunération visant à préserver l’environnement. Toutefois, le boum économique de ces dernières années a entraîné une urbanisation massive : plus de 80 % de la population de la région vit dans des villes. Il est impératif de trouver des modes de croissance durables qui ne font pas d’exclus pour assurer le développement de la région et préserver ses ressources naturelles pour les générations futures.

Se préparer aux catastrophes naturelles

La région abrite 9 des 20 pays du monde les plus exposés aux catastrophes naturelles, dont les effets coûtent aux États environ 2 milliards de dollars chaque année. Les pays ont appris à mieux gérer les catastrophes, mais il importe de donner une plus grande place à la prévention. La Banque fournit des outils et des mécanismes destinés à développer la résilience, notamment des instruments de pointe tels que les assurances contre les risques de catastrophes. Ainsi, depuis le tremblement de terre en Haïti en 2010, la Banque a accordé des subventions au logement à plus de 60 000 personnes, qui leur ont permis de quitter les camps pour des habitations plus sûres. Elle a aidé à moderniser des quartiers avec des routes plus larges, un meilleur éclairage et des ravins consolidés, et à réparer ou reconstruire des logements. Dans d’autres parties de la région comme en Colombie, au Honduras et au Mexique, la Banque appuie des stratégies globales de gestion des risques de catastrophes.

Travailler avec les pays membres

La Banque mondiale accompagne la région dans son programme global de développement en adaptant à ses besoins diversifiés toute sa panoplie de services financiers et de conseil et son pouvoir de mobilisation. Elle a aidé à répondre à des besoins urgents par le financement de projets de développement, des mécanismes novateurs tels que les Fonds d’investissement climatiques, et des études approfondies sur des problématiques de développement, comme le rapport phare publié en 2012 intitulé Economic Mobility and the Rise of the Latin American Middle Class.

La Banque continuera de travailler en partenariat avec les pays de la région afin concentrer son action sur leurs priorités de développement au fur et à mesure que leur situation évolue. Par exemple, les nouvelles stratégies de partenariat établies pour le Guatemala et le Nicaragua soutiennent les initiatives des autorités nationales visant à améliorer la compétitivité, assurer une croissance durable et évoluer vers une société plus équitable. Une stratégie intérimaire pour Haïti a été élaborée, privilégiant le développement à long terme, le renforcement des capacités et la fourniture de services sociaux à tous les citoyens.

Télécharger
Le rapport régional pour l'Amérique latine et Caraïbes PDF (201KB)


« Retour




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/E0SJL84610