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Moyen-Orient et Afrique du Nord

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La région Moyen-Orient et Afrique du Nord a continué d’être le théâtre de changements politiques et économiques historiques qui surviennent à un rythme et selon des modalités très différents en fonction du pays. L’impact de ces changements politiques dépendra des avancées économiques et sociales concrètes auxquelles ils pourront conduire — notamment la création d’emplois pour les millions de chômeurs que compte la région, en particulier les jeunes. Une croissance économique qui crée des emplois est donc indispensable dans cette région.

Le PIB régional a progressé de 6,4 % en 2012, en hausse par rapport aux 3,1 % de 2011, année où les troubles politiques ont donné un coup de frein à la croissance. Le ralentissement prévu à 3,8 % en 2013 traduit pour une grande part le retour à une croissance plus viable dans certains pays exportateurs de pétrole, dont le taux de croissance a bondi en 2012, compensant une baisse du même ordre l’année précédente. Deux pour cent seulement de la population de la région vivent dans l’extrême pauvreté (avec moins de 1,25 dollar par jour), mais près de 14 % — 4 millions de personnes — disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre.

 Pays admis à emprunter à la Banque mondiale (au 30 juin 2013)

 Engagements et dé caissements régionaux pour les exercices 11, 12 et 13

 Quelques résultats marquants

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par secteur pour l'exercice 13

 Prêts de la BIRD et crédits de l’IDA par thème pour l'exercice 13

 La région en bref et progrès vers les OMD

L’aide de la Banque mondiale

L’aide de la Banque a atteint 2,1 milliards de dollars pour 16 projets au cours de l’exercice 13, dont 1,8 milliard de dollars de la BIRD et 249 millions de dollars de l’IDA. La Banque a également consenti des engagements de 56,4 millions de dollars de financement spécial au profit de la Cisjordanie et Gaza.

Outre ses financements, la Banque a fourni à la région 74 études économiques et sectorielles et produits d’assistance technique hors prêt. Le cadre des Services de conseil remboursables (SCR) permet à la Banque non seulement de travailler avec les gouvernements clients mais aussi de fournir des services d’analyse et de conseil à des autorités infranationales, des entreprises publiques, des organisations non gouvernementales et des institutions multilatérales. Ces dernières années, la Banque a augmenté le volume des services qu’elle dispense aux membres du Conseil de coopération du Golfe via des accords de SCR. Ces accords portent sur l’emploi, la sécurité de l’approvisionnement en eau, l’éducation, l’urbanisme et la sécurité énergétique.

Face aux profondes mutations politiques en cours dans la région, la Banque a élaboré un nouveau cadre de coopération. Tout en étant à l’écoute des nouveaux gouvernements afin de mettre sur pied des programmes d’aide qui répondent à leurs besoins de développement spécifiques, la Banque a élargi ses consultations à un large éventail de parties prenantes dans toute la société civile dont les avis étaient moins accessibles sous les régimes précédents. Prenant en compte les revendications du Printemps arabe et les réformes engagées, le nouveau cadre s’appuie sur quatre principaux piliers — la gouvernance, la lutte contre l’exclusion, l’emploi et la croissance durable — avec des aspects transversaux que sont l’intégration régionale et mondiale, l’égalité des sexes et le développement du secteur privé. La Banque a également créé le Fonds pour la transition dans la région MENA doté d’un capital initial de 250 millions de dollars, à la demande du Partenariat de Deauville lancé par le G8, et les pays du Golfe. Mis en oeuvre en partenariat avec 11 organisations internationales dans six pays en transition (Jordanie, Libye, Maroc, République arabe d’Égypte, République du Yémen et Tunisie), ce fonds apportera une assistance technique pour la conduite des réformes politiques et institutionnelles à mener dans le cadre de ces piliers.

Renforcer la gouvernance

La transparence et la responsabilisation sont essentielles pour créer des États ouverts qui rendent compte de leurs actes. La Banque s’emploie à améliorer ces deux aspects de différentes manières. Le nouveau Prêt à l’appui des politiques de développement accordé à la Tunisie, d’un montant de 500 millions de dollars, vise à encourager une gouvernance publique plus transparente et à apporter des améliorations à la prestation des services sociaux. En République du Yémen, outre la fourniture de services-conseil à l’appui du dialogue national, la Banque a créé un nouveau Partenariat entre le gouvernement et les organisations de la société civile et a approuvé un Prêt à l’appui de la gestion des finances publiques de 5 millions de dollars au titre du renforcement de la capacité du secteur public dans ce domaine crucial.

Renforcer la cohésion sociale et économique

Durant de l’exercice écoulé, la Banque a publié le rapport intitulé Inclusion et résistance aux chocs : Perspectives pour l’assistance sociale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui montre comment les dispositifs de protection sociale dans la région peuvent être améliorés de manière à développer le capital humain, prévenir l’indigence et remplacer les subventions non ciblées et inefficaces.

La Banque appuie des mesures économiques et d’autres initiatives visant à permettre aux femmes et aux minorités de la région de faire entendre leur voix et participer davantage au processus de développement. Pendant l’exercice 13, elle a financé au Liban, à hauteur de 30 millions de dollars, un projet d’action sociale ciblant les populations marginalisées. Des projets de plus grande envergure au Maroc et en République du Yémen ont pour objectif d’améliorer les résultats dans le domaine de l’éducation, notamment pour les populations mal desservies. Un financement supplémentaire apporté au Fonds social du Yémen lui permettra de fournir de meilleures prestations aux pauvres.

Créer des emplois

Pour le développement économique et la stabilité politique de la région, il est vital de créer des emplois durables dans le secteur privé — en particulier pour les jeunes et les femmes. Afin d’aider les pays dans cette démarche, la Banque a publié l’ouvrage intitulé L’emploi pour une prospérité partagée : Le moment pour l’action au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui montre comment sortir du piège du chômage massif et d’une croissance trop lente. En Jordanie, elle a également financé le Projet de développement des micros, petites et moyennes entreprises en vue d’une croissance solidaire, à hauteur de 70 millions de dollars. Au Liban, elle a contribué pour 30 millions de dollars à un projet qui finance de nouvelles entreprises. Au Maroc, un prêt de 160 millions de dollars vise à améliorer l’environnement des affaires.

En mars, la Banque a publié le rapport Opening Doors: Gender Equality and Development in the Middle East and North Africa, qui révèle que le taux de chômage des jeunes femmes atteint 40 % dans beaucoup de pays de la région. Ce rapport apporte des preuves irréfutables de la nécessité de créer un éventail large et diversifié d’opportunités d’emploi, tant pour les femmes que pour les hommes.

Accélérer une croissance durable

Une croissance respectueuse du climat est nécessaire si l’on veut lutter contre les agressions auxquelles les ressources naturelles sont soumises. Dans cette optique, la Banque apporte son concours à différents projets dans la région. À Ouarzazate, au Maroc, les accords de financement relatifs au plus important projet de centrale solaire du monde — financé par la Banque, l’IFC, le Fonds pour les technologies propres et de nombreux autres acteurs réunis en un partenariat public-privé — ont été signés en mai 2013. À Djibouti, un projet de centrale géothermique de 6 millions de dollars stimulera la croissance économique grâce à des technologies vertes. Au Maroc, un prêt de 130 millions de dollars permettra d’améliorer l’accès aux services de ramassage et d’élimination des ordures dans les zones urbaines et de créer jusqu’à 70 000 emplois dans des activités de recyclage des déchets. En République du Yémen, un projet de gestion de la voirie d’un montant de 40 millions de dollars aidera à atténuer les problèmes de transport routier.

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Le rapport pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord PDF (194KB)


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