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Le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, accueille avec intérêt les conclusions de l’examen indépendant du Service de déontologie institutionnelle de la Banque mondiale mené sous la direction de Paul Volcker

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Press Release No:2007/064/EXC

Contacts:
À Washington: Amy L. Stilwell (202) 458-4906
astilwell@worldbankk.org;
Geetanjali Chopra (202) 473-0243
gchopra@worldbank.org

Washington, le 12 septembre 2007- Le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a rendu hommage au rapport émanant du groupe indépendant qui a été chargé, sous la direction de Paul Volcker, d’examiner le fonctionnement du Service de déontologie institutionnelle (INT) de la Banque dans le contexte de la stratégie que celle-ci a définie pour promouvoir la gouvernance et lutter contre la corruption.

 

« C’est un rapport excellent et on ne peut plus utile », a-t-il déclaré. « Le rapport Volcker montre bien les sérieux défis à surmonter pour vaincre le cancer de la corruption dans les opérations menées avec l’appui de la Banque, et il présente des recommandations constructives. C’est à nous tous qu’il appartient à présent d’aller de l’avant, dans le cadre de notre engagement continu à trouver la réponse à ce problème fondamental. »

 

Améliorer la gouvernance et vaincre la corruption sont deux impératifs majeurs pour faire en sorte que les ressources consacrées au développement atteignent bien les pauvres qui en ont besoin, a souligné M. Zoellick, ajoutant à cet égard :  « Voler les pauvres est quelque chose d’inacceptable. »

 

La Banque a confié à son service INT la délicate mission d’enquêter sur d’éventuels cas de fraude et de corruption dans les projets menés avec son appui. C’est aussi lui qui procède à des enquêtes sur les allégations de fautes commises par le personnel de la Banque, et qui administre son Programme de déclaration spontanée visant à amener les entreprises à adopter de saines pratiques dans la conduite de leurs affaires. Il remplit à ce titre une importante fonction qui mérite d’être reconnue et renforcée.

 

  « Le Groupe de la Banque mondiale a besoin d’un Service de déontologie institutionnelle solide et professionnel, ayant l’aval de la direction et faisant l’objet d’une adhésion générale au sein de la Banque », a souligné à ce sujet M. Zoellick. « Comme l’a expliqué le rapport, l’INT a obtenu des succès notables, mais nous pouvons mieux faire et nous devons intégrer ses activités d’une manière plus efficace et cohérente dans nos opérations. »

 

Le Groupe de la Banque mondiale va examiner soigneusement et sans tarder les recommandations détaillées que le groupe Volcker a formulées.  

 

Pour commencer, il va mettre sur pied un groupe de travail interne représentant l’ensemble de ses services, afin d’étudier ces recommandations à la lumière des efforts qu’il poursuit lui-même pour établir une stratégie de promotion de la gouvernance et de lutte contre la corruption. 

 

Il encouragera en outre le public à faire lui-même des commentaires sur le rapport, lesquels seront pris en compte par le groupe de travail. Une priorité majeure consistera à définir une politique pour la divulgation des informations sur les activités de l’INT au niveau des membres du personnel et de la direction de la Banque, de son Conseil des administrateurs, ainsi que des gouvernements, des partenaires de développement et du public. 

 

Le Groupe de la Banque mondiale se propose également d’améliorer l’efficacité de l’INT dans divers domaines par les moyens suivants :

 

  • doter le service INT d’une capacité interne pour la diffusion de conseils d’ordre opérationnel, ainsi que d’enseignements et d’exemples de meilleures pratiques tirés de ses activités ;
  • veiller à ce qu’il soit donné suite à ses conclusions et recommandations d’une manière exhaustive et systématique, à tous les échelons de la Banque ;
  • travailler au côté du Comité d’audit du Conseil des administrateurs pour renforcer la responsabilisation de l’INT et envisager d’autres mesures propres à assurer son indépendance et à lui fournir un appui ;
  • passer en revue, et réviser selon les besoins, les droits qu’a le personnel dans la conduite des enquêtes sur les allégations de fautes ;
  • envisager de réaffecter à un autre service que l’INT les enquêtes sur les cas de faute professionnelle ne mettant pas en jeu des actes de fraude ou de corruption ;
  • établir une politique pour faire en sorte que les membres du personnel soient mieux informés des résultats des enquêtes sur les allégations de fautes professionnelles ; et
  • évaluer le Programme de déclaration spontanée après sa première année, afin d’en déterminer l’efficacité.

 

La Banque cherchera à recueillir des avis extérieurs sur ces propositions initiales en les affichant sur son site web, en même temps que le rapport et les recommandations du groupe Volcker.  

 

Lors de l’examen des commentaires émanant du public, la direction de la Banque et son groupe de travail consulteront le Conseil des administrateurs dans le cadre de ses propres délibérations avant de formuler des recommandations finales, recommandations qui se reflèteront dans la nouvelle stratégie de la Banque pour la promotion de la gouvernance et la lutte contre la corruption.

 

« Dans son fonctionnement, le Groupe de la Banque mondiale est dépositaire de la confiance du public », a déclaré M. Zoellick. « Il doit être plus que jamais résolu à améliorer l’action qu’il mène pour la gouvernance et contre la corruption à tous les niveaux, la lutte contre la corruption étant essentielle à l’accomplissement de sa mission consistant à vaincre la pauvreté et à encourager une croissance durable. Comme le souligne le rapport Volcker, il ne faut pas se bercer d’illusions sur la difficulté de l’effort requis, mais le Groupe de la Banque mondiale n’en doit pas moins continuer de mieux faire. »

 

M. Zoellick a tenu à remercier à titre personnel l’ensemble des membres du groupe d’examen indépendant [http://www.independentpanelreview.com/ (a)]. Outre Paul Volcker, l’ancien président de la Réserve fédérale des États-Unis qui a dirigé ses travaux, ce groupe comprenait : Gustavo Gaviria, chef d’entreprise colombien ; John Githongo, défenseur kenyan de la lutte anti-corruption ; Ben Heineman, ancien chef du département juridique de la firme General Electric ; Walter Van Gerven, éminent juriste belge ; et Sir John Vereker, gouverneur des Bermudes et ancien secrétaire permanent du ministère britannique du Développement international. 

 

 

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