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Le Président du Groupe de la Banque mondiale fait valoir que les mesures prises face au changement climatique peuvent appuyer le développement

À l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique tenue en Indonésie, M. Zoellick presse les pays d’intégrer la lutte contre le changement climatique dans leurs politiques de développement
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BALI, INDONÉSIE, le 12 décembre, 2007 ― Les mesures prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre peuvent « à la fois protéger l'environnement mondial et permettre aux pays en développement d’assurer une croissance économique qui profite à leurs populations », a indiqué M. Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale, aux délégués réunis à Bali pour la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.

M. Zoellick a prononcé ces mots lors de la séance plénière qui a marqué l’ouverture de cette conférence qui réunit des leaders et des représentants de 190 pays en vue de la négociation d’un cadre pour faire face au changement climatique après 2012, c'est-à-dire après l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto. Le Protocole est un accord international pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde entier. Il est entré en vigueur en 2005.

Le Président du Groupe de la Banque mondiale a également dit aux délégués que le changement climatique était « un défi qu’il fallait relever sur les plans du développement, de l'économie et de l'investissement. Il offre des opportunités de transformations économiques et sociales qui peuvent déboucher sur une mondialisation solidaire et durable. C'est pourquoi l'adoption de mesures pour faire face au changement climatique est un élément crucial du plan d’action pour le développement ».

M. Zoellick a ajouté que les habitants pauvres des pays en développement sont ceux qui sont « les plus exposé au changement climatique, les plus touchés par ce dernier et les moins en mesure d'y faire face ». Il a fait valoir que les débats tenus durant la conférence peuvent contribuer à « répondre aux espoirs et aux aspirations de ces communautés et les aider à gérer les changements intervenant dans les domaines de la santé, de la production alimentaire, des ressources en eau, de l'intégrité des écosystèmes côtiers et de la diversité biologique ».

M. Zoellick, qui a exposé une série de mesures adoptées par le Groupe de la Banque mondiale pour aider les pays en développement à atténuer l'impact du réchauffement de la planète ou à s'adapter à celui-ci, a noté que, de l'avis de l'institution, « le meilleur moyen d'appuyer le processus de négociation de l'ONU consistait, pour le Groupe de la Banque, à aider les pays en développement à intégrer les mesures à prendre pour faire face au changement climatique — aussi bien à des fins d’atténuation que d’adaptation — dans leurs propres stratégies de croissance, notamment leurs plans de développement énergétique et leurs programmes forestiers, agricoles et d'utilisation des terres ».

Au nombre des mesures présentées par M. Zoellick figure la création du Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation, inauguré mardi par la Banque mondiale en marge de la conférence de Bali. Lors de cette inauguration, à laquelle ont également participé des bailleurs de fonds, des pays qui pourraient éventuellement y participer et des organisations non gouvernementales, M. Zoellick a insisté sur l'objectif du fonds qui consiste à prévenir la déforestation (cause principale de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre) en récompensant les pays en développement des réductions d'émissions de gaz carbonique permises par la protection de leurs forêts.

« Le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation montre que le monde reconnaît la valeur globale des forêts et est prêt à payer en conséquence » a expliqué le Président de la Banque mondiale. « Cela pourrait avoir un impact sur les options économiques de nombreux êtres humains qui tirent leur subsistance des forêts. Une valeur est donc maintenant attribuée à la protection, et non plus uniquement à l’exploitation, des forêts. »

Remarques adressées aux ministres des Finances

Au cours d'une réunion tenue préalablement avec les ministres des Finances invités à Bali pour examiner le rôle joué par leurs pays dans la lutte contre le réchauffement de la planète, M. Zoellick a indiqué que leur présence était « une preuve manifeste et convaincante que le changement climatique, et les mesures prises collectivement pour y faire face, appellent instamment l'attention des ministres des Finances qui gèrent les leviers de l'économie et les flux d'investissements ».

Le principal défi qui doit être relevé, a noté M. Zoellick, consiste à « orienter les flux financiers actuels vers des investissements ne portant pas préjudice au climat et à créer de nouveaux flux financiers pour investir dans des technologies à faible teneur en carbone et dans des mesures d'adaptation ».

Le Président du Groupe de la Banque a dit aux ministres que « les pays développés et en développement doivent collaborer pour mettre en place un nouvel accord mondial dans le domaine du changement climatique, applicable et durable — sur les plans environnemental, économique et politique ».

Pour plus d’information, se rendre sur le site :

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