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Communiqué de presse No. : 2005/275/s Contacts : À Djakarta : Mohamad al-Arief ; malarief@worldbank.org Kimberly Versak 62-813-1542-5422; kversak@worldbank.org À Washington: Damian Milverton 202-473-6735 David Theis 202-458-8626 Djakarta, 7 janvier 2005 – Après avoir participé hier à la réunion des leaders de l’ANASE sur la catastrophe du Tsunami, le président du groupe de la Banque mondiale, M. James D. Wolfensohn, a visité la province d’Aceh sur l’île de Sumatra, de façon à voir par lui-même l’étendue des dégâts causés par le tremblement de terre et le Tsunami, et à lancer la préparation d’un programme de reconstruction rapide et à très grande échelle. « L’argent est là, et la communauté internationale a montré son appui extraordinaire à la région tout entière, » a dit M. Wolfensohn à Aceh aujourd’hui. «Il nous faut maintenant mettre en place un moyen transparent et rapide pour acheminer les milliards de dollars promis à Djakarta vers les populations et mettre à la disposition du pêcheur pauvre d’Aceh les quelques centaines de dollars qui lui permettront de reconstruire son bateau, ou à le disposition d'une telle communauté pour lui permettre de reconstruire ses maisons. » À Aceh, M. Wolfensohn a annoncé la signature par le gouvernement d’Indonésie et la Banque mondiale d’un protocole d’accord (PdA) pour des activités de reconstruction et de réhabilitation à Aceh et dans le nord de l’île de Sumatra. Le Président a trait à des projets visant à reconstruire les communautés et les infrastructures physiques au moyen d’investissements dans le logement, la santé, l’éducation, les routes, et autres actifs sociaux importants. Les fonds de reconstruction du programme, d’un montant de plus de 300 millions de dollars EU, proviennent de la réaffectation des fonds de projets existants supplées par des financements nouveaux, presque tous sous la forme de prêts concessionnels (IDA) et de dons. Ces projets augmentent l’appui de la Banque mondiale au programme de développement conduit par les communautés du gouvernement d’Indonésie, programme dans lequel les communautés décident elles-mêmes de la façon de dépenser l’argent de l’aide et surveillent l’utilisation des fonds. Ce projet touche tous les villages et kabupaten (districts) de la province d’Aceh. « La seule façon de commencer le processus de guérison de cette terrible tragédie est d’encourager activement les décisions par les populations elles-mêmes en ce qui concerne la reconstruction après la catastrophe, et, grâce à la participation, leur redonner l’espoir, » a dit M. Wolfensohn. «Ces projets permettront de donner directement l’argent aux populations elles-mêmes de façon à ce qu’elles puissent déterminer leurs propres besoins et commencer à reconstruire leur vie et leurs moyens d’existence. » A Banda Aceh, M. Wolfensohn a rencontré les animateurs de communautés du Projet de développement Kecamatan de l’Indonésie, le plus grand programme de développement conduit par les communautés du monde, qui couvre déjà aujourd’hui 75% des villes et villages d’Aceh affectés par la catastrophe. Il a annoncé que ce projet était prêt à commencer à décaisser des fonds de reconstruction pour les opérations de déblaiement initial dès la fin de ce mois. « La reconstruction prendra des années, » a dit M. Wolfensohn, « mais il faut que le processus de guérison commence immédiatement. Le gouvernement entame aujourd’hui une évaluation complète des besoins et la planification de la reconstruction. Par conséquent, assurons-nous que nous utilisons les réseaux importants de participation communautaire en Indonésie pour acheminer l’aide à la reconstruction de façon rapide et transparente. » Trois types de projets assistés par la Banque ont été adaptés pour aider les plans de reconstruction d’Aceh et du nord de l’île de Sumatra du gouvernement : · Les projets existants de développement communautaire – Projet de développement de Kecamatan, Projet de pauvreté urbaine, Education de base – qui peuvent utiliser des réseaux d’animateurs pour mobiliser les communautés et leur faire prendre des décisions sur la façon d’utiliser les fonds de reconstruction et d’en assurer le suivi ; · Un nouveau projet d’appui aux zones pauvres et défavorisées, conçu pour travailler dans les districts affectés et reconstruire les installations de santé et d’éducation, ainsi que pour encourager l’investissement par le secteur privé dans la reconstruction ; · Des projets au niveau provincial de routes, d’infrastructure urbaine, d’approvisionnement en eau, et de santé seront adaptés pour répondre aux constats qui résulteront de l’évaluation des besoins du gouvernement. Cette approche sur trois fronts permettra au gouvernement d’accélérer autant que faire se peut la remise en état des infrastructures essentielles dans les régions affectées, d’aider les personnes qui ont souffert de la tragédie à avoir accès à l’eau potable, à l’électricité, et aux services médicaux. M. Wolfensohn a souligné que la totalité du programme a été conçue pour assurer que les populations aient l’occasion de suivre de près la façon dont les fonds de reconstruction seront dépensés de façon à prévenir la corruption et à améliorer la gouvernance au fur et à mesure qu’Aceh et le nord de l’île de Sumatra seront reconstruits. « Il suffit de montrer aux communautés dans les zones affectées que l’argent arrive et où il va, » a dit M. Wolfensohn, «une telle transparence et supervision par les citoyens eux-mêmes est la méthode la meilleure d’empêcher la corruption. » M. Wolfensohn ira ensuite au Sri Lanka et aux Maldives, pour visiter les zones affectées et discuter les priorités en matière de reconstruction ainsi que leur financement avec les responsables gouvernementaux et les populations affectées. |