Migration et envois de fonds

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Migration et envois de fonds : Que fait la Banque ?

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En bref 

  • Plus de 215 millions de personnes vivent hors de leur pays natal, tandis que 700 millions d’habitants migrent à l’intérieur de leur propre pays.

  • Les envois de fonds des migrants vers leur pays d’origine, qui représentaient 2 % du PIB pour l’ensemble des pays en développement en 2008, pesaient pour 6 % du PIB chez les seuls pays à faible revenu. Dans plusieurs petits pays à faible revenu, ils constituent jusqu’à 20 % du PIB et la principale source de devises.

  • Les sommes que les migrants envoient vers les pays en développement représentent le triple de l’aide publique au développement et constituent une ressource vitale pour les populations pauvres. Le montant de ces envois de fonds, qui était tombé à 307 milliards de dollars en 2009 en raison de la crise financière mondiale, s’élevait à 325 milliards de dollars en 2010, soit son niveau de 2008. Les envois de fonds devraient atteindre 346 milliards de dollars en 2011, puis 374 milliards de dollars d’ici 2012.

  • En règle générale, les envois de fonds réduisent le niveau et la gravité de la pauvreté dans les pays d’origine. Ils conduisent souvent à une plus grande accumulation de capital humain, à une augmentation des dépenses de santé et d’éducation et à une réduction du travail des enfants. Ils favorisent l’entreprenariat ainsi qu’un meilleur accès aux technologies de l’information et de la communication. Ils aident également les ménages à mieux se préparer aux catastrophes naturelles.

  • Les pays doivent considérer les envois de fonds comme des transactions privées et non pas comme un substitut des flux d'aide ou de la dette.

  • Les diasporas peuvent constituer, pour les pays d'origine, une source importante d’échanges commerciaux, de capitaux, de technologies et de connaissances. Il est possible de mobiliser leur épargne et leur patrimoine pour des projets de développement par le biais d’obligations (dites « de la diaspora ») et autres bons adossés aux envois de fonds.

Les initiatives de la Banque mondiale

Alors que la question des migrations n’a suscité par le passé qu’une attention limitée dans le champ des politiques de développement, par contraste à l’intérêt porté au commerce et aux flux de capitaux internationaux, la Banque mondiale est parvenue à mettre en avant le rôle que peuvent jouer des politiques bien conçues et fondées sur des analyses et des connaissances rigoureuses pour améliorer l’impact des migrations et des envois de fonds sur le développement.

Les initiatives et les programmes de recherche entrepris par la Banque mondiale dans ce domaine se concentrent sur les aspects suivants :

  • l’impact des migrations et des envois de fonds des migrants sur la croissance économique et la solvabilité des pays, les facteurs à l’origine des migrations, la « fuite des cerveaux », les déplacements temporaires, la relation entre commerce, investissements directs étrangers et migration, ainsi que la protection sociale et la gouvernance ;

  • l’identification des politiques, réglementations et réformes institutionnelles qu’il faudrait adopter à la fois dans les pays d’origine et d’accueil des migrants afin d’améliorer les retombées des migrations au plan du développement ;

  • les questions de genre liées aux migrations et aux ressources des diasporas ;

  • l’amélioration des données sur les envois de fonds des migrants, la réduction des coûts de transaction, le renforcement des liens entre envois de fonds et accès aux financements des migrants et des bénéficiaires des fonds et l’amélioration de l'intégrité des systèmes de transfert d'argent.

La Banque mondiale publie un recueil de statistiques complet et détaillé sur les envois de fonds dans le monde, ainsi que des mises à jour mensuelles sur les données concernant 22 pays et sur les prix des envois de fond pour 200 couloirs bilatéraux (soit entre 29 grands pays d’envoi et 86 pays de destination). Au titre des efforts qu’elle mène en vue d’améliorer les données sur les migrations, la Banque a constitué — à partir de recensements et d’enquêtes des pays de l’OCDE — la base de données la plus complète existant à ce jour sur les migrations de travailleurs qualifiés. En collaboration avec la Division de la population des Nations Unies, elle a également développé une matrice bilatérale des flux de migration mondiaux englobant les migrations Sud-Sud et divers aspects supplémentaires touchant à la répartition par sexe et par âge de ces flux.

La Banque mondiale prend par ailleurs une part active aux initiatives mondiales destinées à instaurer des politiques cohérentes dans le traitement des migrations et des envois de fonds. Cette collaboration a porté récemment sur les activités suivantes :

  • la Banque mondiale copréside, aux côtés de la Banque des règlements internationaux, un groupe de travail sur la coordination internationale des systèmes de paiement pour les envois de fonds ;

  • elle dirige et coordonne un groupe de travail sur les envois de fonds internationaux (GRWG), constitué à la demande des pays du G-8 et dont l’objectif est de parvenir à réduire le coût des envois de fonds de cinq points de pourcentage en cinq ans ;

  • elle a également fourni un appui technique au groupe d'étude du G-20 sur la mobilité de la main-d’œuvre et la démographie, et apporté sa contribution à un document de travail préparé pour la réunion du G-20 de septembre 2009 sur les envois de fonds des migrants ;

  • elle a été associée aux réunions du Forum mondial sur la migration et le développement, organisées à Bruxelles (2007), Manille (2008), Athènes (2009), et a participé récemment à celle qui s’est tenue à Puerto Vallarta (Mexique) en novembre 2010 ;

  • elle apporte son appui aux travaux du G-20 sur la croissance solidaire, qui portent notamment sur les envois de fonds des migrants ;

  • elle est membre du Groupe mondial sur les migrations.

La Banque mondiale a conduit des études économiques et sectorielles sur les migrations et les envois de fonds pour les principales régions en développement concernées :

  • des analyses des migrations et des envois de fonds ont été intégrées aux stratégies d’aide-pays pour l’Afrique du Sud, l’Albanie, le Bangladesh, la Moldova, le Népal, les Philippines et le Tadjikistan, notamment, tandis qu’El Salvador a bénéficié de travaux sur la sécurisation des envois ;

  • le programme Diaspora africaine aide la Commission de l’Union africaine à créer un institut africain pour les envois de fonds des migrants ;

  • le réseau d’enseignement par les pairs MIRPAL facilite les échanges d’informations sur les migrations et les envois de fonds entre praticiens en Europe et en Asie centrale ;

  • deux grandes études régionales ont été consacrées à la mobilité transfrontalière de la main d’œuvre, les envois de fonds et le développement en Asie de l'Est et du Pacifique et en Asie du Sud ;

  • la Banque mondiale a publié une grande étude sur les migrations en Afrique, en collaboration avec la Banque africaine de développement, et mené une série d’enquêtes auprès des ménages dans six pays (Afrique du Sud, Burkina Faso, Kenya, Nigéria, Ouganda et Sénégal) ; ces enquêtes ont été publiées et s’accompagnent de deux publications consacrées aux marchés des envois de fonds et au rôle de la diaspora.

En marge de ses Réunions de printemps en avril 2011, la Banque mondiale a procédé à des consultations sur les envois de fonds des migrants et les obligations de la diaspora. Elle apporte en outre son soutien au consortium de recherche « Migrating out of Poverty », qui rassemble plusieurs universités en Afrique, en Asie et en Europe. Enfin, ses activités sur le web en matière de migration et de développement comprennent le blog PeopleMove et une série de notes intitulée Migration and Development et axée sur des thèmes d’actualité.

Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale dans le domaine des migrations et des envois de fonds, rendez-vous sur www.banquemondiale.org/themes/migration/.

Contacts pour les médias :
Merrell J. Tuck-Primdahl , 202-473-9516, mtuckprimdahl@worldbank.org
Vamsee Kanchi, 202-458-9771, vkanchi@worldbank.org

Dernière mise à jour : juillet 2011




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