La crise alimentaire mondiale

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Juergen Voegele (a)

Aperçu :

  • La forte volatilité des prix des denrées alimentaires, associée aux effets de la crise financière, menace d’accentuer l’insécurité alimentaire et d’exacerber les difficultés des populations à faible revenu.

  • En réponse à la gravité de la crise et à la nécessité de mettre en place des mesures urgentes, la Banque mondiale a instauré en mai 2008 un mécanisme de financement rapide de 1,2 milliard de dollars au titre du Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP). Ce mécanisme permet aux pays touchés par la crise alimentaire de bénéficier des financements et des conseils techniques de la Banque.

  • En réponse à la forte demande, la Banque a rehaussé le plafond du GFRP, le portant à 2 milliards de dollars en avril 2009. Cet apport financier supplémentaire de 800 millions de dollars permettra d’accélérer l’octroi des ressources de l’Agence internationale de développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) en vue de répondre l’année prochaine aux éventuelles demandes des pays clients pour faire face à la crise alimentaire.

  • La Banque mondiale collabore avec le Groupe de travail de haut niveau sur la sécurité alimentaire des Nations Unies, contribuant ainsi à la mise en œuvre conjointe du Cadre d’action global.

  • En date du mois d’août 2009, les ressources allouées par la Banque à l’ensemble des projets du GFRP dans 36 pays (qu’ils soient approuvés par le Conseil d’administration ou en passe de l’être) se montaient à 1,19 milliard de dollars.

  • À ce jour, la Banque a mobilisé 200 millions de dollars de fonds extérieurs pour financer des initiatives mises en œuvre dans le cadre du GFRP. Ces ressources seront allouées sous forme de dons en faveur de 19 pays.

  • Outre le GFRP, la Société financière internationale (IFC) a investi 2 milliards de dollars dans les chaînes d’approvisionnement agroalimentaires au titre de l’exercice 2009, soit une hausse de 42 % par rapport à l’exercice 2008. De plus, les investissements en Afrique ont atteint 160 millions de dollars, soit une augmentation de 38 % par rapport à l’année dernière.

  • Le Groupe de la Banque mondiale s’efforce par ailleurs d’aider les pays à développer des produits d’assurance du marché financier et des stratégies de gestion des risques, afin d’améliorer leur capacité à réagir en cas de hausse des prix.

La flambée et la volatilité des prix alimentaires continuent d’affecter les populations les plus démunies

Au cours de la première moitié de l’année 2008, les prix des denrées alimentaires se sont envolés. Bien qu’ils aient diminué par rapport aux pics enregistrés l’année dernière, les prix des produits céréaliers se maintiennent pour la plupart à un niveau plus élevé que la moyenne. En dépit de la baisse de 40 % des prix mondiaux des produits céréaliers par rapport aux pics de 2008, ces derniers restent 60 % plus élevés qu’au début de l’année 2006. Malgré une baisse de 37 %, les prix du riz sont 50 % supérieurs aux prix affichés au début de 2006 et ceux du maïs et du blé restent respectivement 48 % et 35 % plus élevés. Dans de nombreux pays, la baisse des prix enregistrée à l’échelle internationale par rapport aux niveaux élevés de 2008 ne s’est pas forcément traduite par une diminution proportionnelle des prix à l’échelle locale. Les conditions locales sont souvent à l’origine des différences de prix.

Les prévisions indiquent que les prix des denrées alimentaires de base devraient en moyenne être 25 % plus élevés entre les années 2009 et 2018 que durant la période 1999-2007. Ils seront aussi probablement beaucoup plus volatiles. Des facteurs extérieurs au secteur alimentaire conditionnent de plus en plus la fixation des prix alimentaires mondiaux. En effet, les fonds indiciels des biocarburants et des matières premières entraînent le transfert de la plus grande volatilité des prix énergétiques et des métaux sur les marchés céréaliers. De plus, le changement climatique constitue une menace considérable pour les productions agricoles des régions tropicales.

La forte volatilité des prix des denrées alimentaires, associée aux effets de la crise financière, risque d’accentuer l’insécurité alimentaire et d’exacerber les difficultés des populations à faible revenu. Selon les dernières estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus d’un milliard de personnes se couchent chaque jour le ventre vide, un chiffre sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La famine touche désormais un tiers des habitants de l’Afrique subsaharienne. Les ménages confrontés à des prix élevés et ne bénéficiant d’aucune aide se voient contraints de réduire leur consommation de produits alimentaires, de se tourner vers des aliments moins chers et de moins bonne qualité ou de limiter les ressources qu’ils consacrent à la santé et à l’éducation.

La réponse concertée de la Banque mondiale et des partenaires du développement

Au début de l’année 2008, le Conseil de coordination des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies (CCS) a constitué un Groupe de travail de haut niveau (GTHN) sur la crise alimentaire mondiale, placé sous la direction du Secrétaire général des Nations Unies. Ce groupe de travail est composé des responsables des agences spécialisées, des fonds et des programmes des Nations Unies, des institutions de Bretton Woods et des parties concernées du Secrétariat des Nations Unies. Il a développé un Cadre d’action global (CAG), adopté par l’Assemblée générale en septembre 2008.

Le CAG est en phase avec le document-cadre relatif au Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP), approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 29 mai 2008, et définit la position commune des membres du GTHN en vue d’entreprendre les actions suivantes : a) répondre aux menaces immédiates et saisir les opportunités actuelles résultant de la hausse et de la volatilité des prix alimentaires ; b) instaurer des réformes politiques afin d’éviter de futures crises alimentaires ; c) contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau national, régional et international.

La Banque mondiale apporte son soutien à la mise en œuvre du CAG par le biais d’investissements réalisés dans le cadre du GFRP et d’un engagement coordonné sur les politiques, la sensibilisation et la mobilisation des ressources. Le GTHN a récemment prêté son concours pour lever des fonds auprès de l’Union européenne, qui s’est engagée envers les membres du GTHN et d’autres partenaires à contribuer à hauteur d’un milliard d’euros au nouveau Mécanisme alimentaire européen pour lutter contre la crise. Conformément aux accords conclus lors du Forum de haut niveau d’Accra sur l’efficacité de l’aide, l’équipe de coordination du GTHN s’appuie sur les mécanismes de coopération existants au niveau national et sur les initiatives régionales, telles que le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (CCADP). Il a pour vocation d’identifier les opportunités et les contraintes liées à la mise en œuvre sur le terrain du Cadre d’action global.

L’intervention de la Banque mondiale en réponse à la crise alimentaire

La Banque mondiale a répondu aux demandes d’aide des pays dans cinq principaux domaines. Elle les a aidés à :

a) déterminer les politiques à court et à moyen termes nécessaires à la protection des groupes vulnérables ; b) accélérer l’octroi d’un soutien financier pour faciliter le processus d’adaptation face à un environnement alimentaire plus difficile tout en augmentant les financements pour les investissements à long terme en faveur du secteur agricole, du développement rural et de la protection sociale ; c) mobiliser des ressources du secteur privé pour accroître la production et la distribution alimentaires dans les pays pauvres ; d) réduire les risques associés à l’insécurité alimentaire; et e) identifier des moyens plus efficaces de s’adapter aux changements de circonstances.

La Banque continue de collaborer étroitement avec les agences des Nations Unies à l’élaboration d’une stratégie commune de lutte contre la crise alimentaire.

1. Conseils sur les politiques à suivre. La Banque a entamé un dialogue politique avec plus de 40 pays afin de les aider à surmonter la crise alimentaire. Plusieurs instruments interviennent dans ce processus, dont l’élaboration d’une évaluation rapide de la situation du pays, l’établissement de dialogues de haut niveau et de communications publiques, et la réalisation d’un travail d’analyse en profondeur. Au Kazakhstan, la Banque mondiale a organisé, avec le Premier ministre et son cabinet, un atelier consacré aux prix des produits alimentaires afin de définir les options optimales de gestion des pressions inflationnistes et de riposte dans le domaine agricole.

En Afrique, la Banque fournit son assistance à 16 pays sous la forme de conseils et d’un travail d’analyse. Au Mozambique, par exemple, la Banque a organisé un atelier au niveau du cabinet afin de débattre des différentes politiques envisageables pour lutter contre la crise alimentaire. Au Nicaragua, une équipe de la Banque a organisé un sommet sur les conséquences régionales de l’augmentation des produits alimentaires, réunissant des dirigeants de 14 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. La Banque contribue aussi à enrichir le dialogue régional en Asie de l’Est, en soutenant les initiatives de recherche agricole entreprises au niveau régional et en facilitant la coordination des échanges commerciaux. Des analyses viennent appuyer les conseils apportés en matière de politiques à suivre. Dans le secteur du développement agricole et rural à lui seul, la Banque a effectué 25 études économiques et sectorielles et 17 projets d’assistance technique au cours de l’exercice 2009, pour un montant s’élevant à 11 millions de dollars.

2. Accélération du soutien financier. Le 29 mai 2008, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP), un mécanisme de financement rapide doté initialement de 1,2 milliard de dollars permettant aux pays les plus démunis et les plus vulnérables, qui ont été touchés par la crise alimentaire, d’accéder à un soutien financier et de bénéficier de conseils techniques et politiques.

Le GFRP se compose du Fonds fiduciaire en réponse à la crise des prix alimentaires (FPCR), doté de 200 millions de dollars prélevés sur le compte de surplus de la BIRD, et des importantes ressources à décaissement rapide de l’IDA et de la BIRD dans le cadre de l’intervention en réponse à la crise alimentaire. En raison de la forte demande, la Banque mondiale a rehaussé le plafond du GFRP, le portant à 2 milliards de dollars le 16 avril 2009. Cet apport financier supplémentaire de 800 millions de dollars permettra d’accélérer l’octroi des ressources de l’IDA et de la BIRD au cours de l’exercice 2010.

Le GFRP vise à atténuer les effets de la hausse des prix alimentaires et de la flambée des coûts de production et de commercialisation des produits agricoles sur les populations pauvres des pays en développement, dans les zones rurales comme urbaines. Il prend la forme d’un programme constitué de diverses formes de financements permettant d’accéder, par le biais de procédures accélérées, aux dons, crédits et prêts de l’IDA et de la BIRD, destinés à financer à la fois les prêts d’investissement et les opérations à l’appui des politiques de développement. Tous les pays membres de la Banque durement touchés par la crise alimentaire sont admis à participer au GFRP. Toutefois, l’accès aux 200 millions de dollars de dons est réservé aux pays et aux zones les plus fragiles, les plus pauvres et les plus touchés par la crise, et qui n’ont qu’un accès limité aux financements alternatifs.

À la fin août 2009, le montant total des ressources allouées par la Banque à l’ensemble des projets du GFRP (approuvés par le Conseil d’administration ou en passe de l’être) s’élevait à 1,19 milliard de dollars, dont 1,164 milliard de dollars ont déjà été approuvés pour les projets de 35 pays. En outre, des projets dans le cadre du GFRP sont en cours d’élaboration dans quatre autres pays, portant le montant total à 26,4 millions de dollars.

Aux financements de l’IDA et de la BIRD viennent s’ajouter les subventions accordées par divers fonds fiduciaires externes, qui servent à financer toutes les initiatives prises dans le cadre du GFRP. Un fonds fiduciaire multi-donateurs, auquel le gouvernement australien a contribué à hauteur de 50 millions de dollars australiens, a permis d’allouer des ressources en faveur de l’assistance technique, des prêts d’investissement et des opérations d’aide budgétaire au Sénégal, au Cambodge, dans les îles du Pacifique, au Vietnam, au Zimbabwe et en Sierra Leone. La Fédération de Russie a également accordé 15 millions de dollars en faveur des initiatives de réponse à la crise alimentaire mises en œuvre en République kirghize et au Tadjikistan. Enfin, la Commission européenne a octroyé 48,5 millions d’euros pour financer des projets mis en place en Éthiopie, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Kenya. Elle s’est également engagée à verser 62,3 millions d’euros supplémentaires pour des projets au Honduras, au Mali, au Bénin, en République kirghize, au Laos et au Yémen.

Les financements rendus disponibles par le biais du GFRP portent déjà leurs fruits sur le terrain. Au Burundi, un don a permis de suspendre la levée des droits de douane et des taxes intérieures sur les ventes de 13 produits de base, tout en créant une marge budgétaire pour renforcer les initiatives axées sur la sécurité alimentaire et les programmes d’alimentation scolaire. Soixante écoles primaires supplémentaires profiteront de ces programmes d’alimentation et quelque 120 000 repas chauds supplémentaires devraient être servis.

Au Rwanda, des dons ont permis de combler des déficits financiers pour acheter des engrais en vrac et soutenir le développement de systèmes d’enchères favorables au secteur privé et de programmes de distribution de coupons. Quelque 19 000 coupons destinés à l’achat d’engrais ont été distribués en prévision de la saison des plantations d’automne, bénéficiant à 46 000 producteurs agricoles. Durant cette période caractérisée par des prix élevés pour les agriculteurs comme pour les consommateurs, l’accroissement de la productivité et de la production de blé et/ou de maïs a profité à 230 000 personnes environ.

Au Tadjikistan, 1 265 tonnes de semences de blé d’hiver de haute qualité et 2 102 tonnes d’engrais ont été réparties entre 71 500 foyers en vue de la récolte du blé d’hiver au printemps 2009. De plus, des colis alimentaires ont été livrés aux centres médicaux et distribués à quelque 50 000 femmes fréquentant ces centres. Par ailleurs, 432 médecins et infirmières ont bénéficié d’une formation en nutrition, et 70 562 femmes enceintes ou allaitantes ont participé à des ateliers de formation sur la nutrition.

Au Yémen, ces financements soutiennent la mise en œuvre de projets communautaires de travaux publics à forte main d’œuvre dont profiteront entre 8 000 et 10 000 foyers. À ce jour, 98 sous-projets sont en cours au Yémen et bénéficient à15 668 ménages. Le don octroyé au Népal a contribué aux programmes « nourriture/argent contre travail » qui comptent 460 000 bénéficiaires à ce jour.

Outre la mise sur pied d’interventions à court et moyen termes dans le cadre du GFRP, les procédures habituelles relatives aux autres projets financés par la Banque sont également accélérées afin de soutenir la riposte à long terme mise en œuvre par les pays. Par exemple, aux Philippines et en Indonésie, les projets de recherche consacrés à l’agriculture et à l’irrigation sont accélérés, tandis qu’en Afrique, des ressources supplémentaires ont été allouées à plusieurs opérations à l’appui des politiques de développement (DPO) actuellement en cours.

3. Hausse des investissements de l’IFC dans les chaînes d’approvisionnement agroalimentaires. Au titre de l’exercice budgétaire 2009 (clos le 30 juin 2009), la Société financière internationale (IFC) a investi 2 milliards de dollars au niveau des chaînes d’approvisionnement agroalimentaires, dans le but de stimuler la production agricole, de fournir des liquidités aux chaînes d’approvisionnement, d’améliorer la logistique et la distribution et de faciliter l’accès au crédit des petits agriculteurs. Ce chiffre représente une hausse de 42 % par rapport à l’exercice antérieur. La moitié des projets financés par l’IFC, pour lesquels le portefeuille octroyé correspond à 30 % des sommes totales engagées, concerne des pays aidés par l’IDA. De plus, les investissements au titre de l’exercice 2009 en Afrique ont atteint 160 millions de dollars en vue de financer les projets axés sur l’agriculture de base, la distribution, le stockage, la mouture des grains, la réhabilitation des plantations et le financement des échanges commerciaux. Cet engagement représente une augmentation de 38 % par rapport à l’exercice 2008.

4. Produits d’assurance du marché financier et stratégies de gestion des risques. La crise alimentaire a entraîné une prise de conscience de la nécessité de développer des stratégies qui permettent d’atténuer l’impact des chocs exogènes sur les pays à faible revenu. Deux des plus importants chocs extérieurs, à savoir les catastrophes climatiques et les chocs des prix des matières premières, s’avèrent particulièrement problématiques pour ces pays, qui sont déjà extrêmement exposés à la volatilité des prix et à l’instabilité climatique.

Depuis juin 2008, la Banque mondiale propose ses services d’intermédiation concernant les produits dérivés climatiques indexés, afin de permettre à ses clients d’accéder aux marchés financiers et de transférer les risques liés aux phénomènes climatiques.. Les produits dérivés de couverture climatique viennent compléter la gamme étendue des solutions de financement disponibles en cas de catastrophe naturelle en vue d’aider les pays à concevoir des réponses proactives pour faire face aux événements de ce type. Le Malawi a été le premier pays à recourir aux services d’intermédiation de la Banque mondiale pour accéder aux dérivés climatiques. La possibilité d’en faire bénéficier l’Éthiopie est actuellement envisagée.

Par ailleurs, la Banque soutient l’intégration des stratégies nationales de gestion des risques liés aux produits agricoles dans de nouvelles opérations et des programmes d’assistance technique mis en place à l’échelle nationale au Maroc, au Malawi, au Mozambique, en Haïti, au Belize, en Grenade et en Jamaïque. Aux niveaux méso- et microéconomiques, la Banque apporte son soutien aux initiatives en faveur des assurances basées sur les indices climatiques en Thaïlande, au Bangladesh, au Nicaragua, au Sénégal, au Burkina Faso, au Kenya, en Jamaïque et au Malawi. La Banque mondiale et l’IFC termineront très prochainement une étude de faisabilité sur un projet d’assurance climatique pour les récoltes destiné aux petits producteurs de maïs en Indonésie.

Un ouvrage de référence est en cours d’élaboration afin de tirer les leçons des expériences, récentes et actuelles, en matière d’assurances indexées sur les conditions météorologiques destinées au secteur agricole. Il fournira également des conseils aux différentes parties prenantes, qu’elles fassent ou non partie du Groupe de la Banque mondiale. Pour ce qui est des politiques à suivre, une étude à l’échelle mondiale sur les interventions du secteur public en termes d’assurances agricoles est en cours de finalisation. Enfin, l’IFC a créé un Mécanisme mondial d’assurance basé sur un indice (GIIF) qui soutiendra notamment la mise en place d’assurances agricoles dans les pays en développement.

5. Promouvoir la Recherche pour combler d’importantes lacunes de connaissances. La formulation de réponses politiques à la crise alimentaire exige une base solide de connaissances empiriques, tant au niveau national qu’international. En collaboration avec d’autres organismes et institutions, la Banque a mis en place un programme d’analyse complet qui s’articule autour de six axes principaux: a) l’évolution des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale, la volatilité croissante, et la contribution au débat politique sur la gestion des risques liés aux prix des denrées alimentaires ; b) la flambée des prix des produits alimentaires, ses impacts sur la pauvreté, les inégalités hommes-femmes, et ses conséquences en matière d’alimentation et de distribution ; c) les conséquences de la crise et les solutions envisageables sur le plan budgétaire et macroéconomique ; d) la crise et les échanges commerciaux : impact et solutions au niveau national et international ; e) l’élaboration d’une réponse au niveau de la fourniture des produits agricoles ; et f) l’utilisation de filets de protection sociale pour atténuer l’impact social de la crise.

Contacts presse :
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1 202 458-5191, rbisset@worldbank.org

Dernière mise à jour : septembre 2009

(a) indique une page en anglais.




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