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De nouveaux financiers réduisent le déficit d’infrastructures en Afrique :

Les tout derniers rapports montrent que la Chine « mène la danse »
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新闻稿编号:2009/017/EXC

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Washington, D.C., 10 juillet 2008 La Chine, l’Inde, et quelques pays du Golfe financent un nombre important de projets d’infrastructures à travers l’Afrique subsaharienne, explique un nouveau rapport de la Banque mondiale. Les engagements d’investissement en Afrique réalisés par ces financiers émergents ont grimpé passant de moins d’un milliard de dollars par an avant 2004 à 8 milliards de dollars en 2006 et 5 milliards de dollars en 2007, signalant la tendance croissante d’une coopération parmi les économies en développement (coopération Sud-Sud).

 

« Construire des ponts : Le rôle croissant de la Chine comme financier de l’Afrique subsaharienne » montre comment de nouveaux partenariats d’infrastructure sont en train de se développer, poussés par une croissance économique solide dans la région, un meilleur climat commercial et une demande croissante en matière de pétrole et autres denrées de la Chine et de l’Inde.

 

« L’histoire réussie de la Chine à réduire la pauvreté par le biais d’une croissance rapide et durable est remarquable, et investir dans les infrastructures était un facteur clé. Aujourd’hui, les engagements croissants de la Chine en matière d’infrastructures en Afrique permettent de répondre à l’important déficit d’infrastructures sur le continent. Bien sûr, il y a des défis auxquels les nations africaines et la Chine devront répondre, associés au soutien des partenaires du développement », dit Obiageli Katryn Ezekwesili, le Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. « En travaillant ensemble, nous pouvons créer des partenariats gagnants-gagnants. »

 

L’Afrique est confrontée à des défis de taille pour améliorer ses infrastructures. Des experts du développement sont d’accord pour dire qu’un « craquement » des infrastructures réduit le taux de croissance des économies africaines par plus d’un point de pourcentage par an. Un Africain sur quatre n’a pas accès à l’électricité. Les temps de trajet sur les routes et sur les voies commerciales en Afrique sont deux à trois fois plus élevés qu’en Asie, augmentant les prix des biens marchands. La capacité de génération d’électricité représente un niveau qui est environ la moitié de celui dégagé en Asie du Sud.

 


 

Le rapport fait remarquer que les engagements d’investissement réalisés par les financiers émergents sont sans précédent, aussi bien en termes d’échelle que sur la grande attention portée sur des projets d’infrastructures importants. Dans un monde en pleine mutation, avec de nouveaux acteurs et des modalités de financement qui entrent en scène, il y a un processus d’apprentissage pour les investisseurs et les bénéficiaires. Cela mettra en place de nouvelles demandes de capacité nationale pour négocier des contrats complexes et novateurs et appliquer de nouvelles normes sur l’environnement et sociales nécessaires aux succès à long terme de tels partenariats.

 

Les exportations en ressources naturelles de l’Afrique subsaharienne vers la Chine ont considérablement augmenté, de tout juste 3 milliards de dollars en 2001 à 22 milliards en 2006. Le pétrole domine, représentant 80 % des exportations totales de la Chine. Néanmoins, la majeure partie des exportations de pétrole de l’Afrique va vers les États-Unis et l’Europe, qui ensemble reçoivent 57 % du total, comparé à seulement 14 % vers la Chine. D’autres denrées d’exportations importantes d’Afrique sont le minerai de fer et le bois d’œuvre, suivis par le manganèse, le cobalt, le cuivre et le chrome.

 

« La coopération Sud-Sud croissante est axée autour de fortes complémentarités économiques entre la Chine et l’Afrique », a dit Vivien Foster, économiste en chef de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « La demande croissante de la Chine en ressources naturelles est associée aux réserves pétrolières et minérales de l’Afrique qui sont considérablement et souvent sous-développées. L’urgent besoin de l’Afrique en infrastructures est associé à l’industrie de construction de la Chine qui est concurrentielle à l’échelle mondiale. »

 

La Banque mondiale travaille étroitement avec les pays d’Afrique, la Chine et autres partenaires du développement pour partager ses expériences et pour qu’ainsi les investissements aient le meilleur impact de développement.

 

La Chine n’est pas le seul financier émergent qui joue un rôle majeur en Afrique. Ces dernières années, l’Inde a augmenté ses investissements, en engageant 2,6 milliards de dollars depuis 2003. La majeure partie des investissements indiens ont eu lieu au Nigeria. Les états du Golfe riches en pétrole et des donateurs arabes jouent également un rôle substantiel dans les infrastructures en Afrique, en engageant une moyenne de 500 millions de dollars chaque année depuis ces sept dernières années.

 

« Tandis qu’une coopération Sud-Sud croissante soutenue par de solides investissements en infrastructures marque une tendance positive », dit Chuan Chen, co-auteur et ancien professeur de génie civil à l’Université de Tsinghua, en Chine, « le défi majeur est de maintenir la dynamique pour des résultats de développement durables ».

 

Conclusions détaillées du rapport

 

·         Les financiers non traditionnels font des investissements relativement importants dans les infrastructures de l’Afrique subsaharienne, permettant de remplir des besoins annuels estimés à 22 milliards de dollars par la Commission pour l’Afrique

·         Les investissements financiers de la Chine en Afrique ont commencé en bas de l’échelle (moins d’un milliard de dollars par an avant 2004) mais ont augmenté pour atteindre plus de 7 milliards en 2006 et replonger à 4,5 milliards en 2007.

·         La Chine a engagé 3,3 milliards pour dix projets qui peuvent potentiellement encourager la génération d’hydroélectricité en Afrique subsaharienne de 30 % ou 6 000 mégawatts de capacité installée.

·         La Chine finance la réhabilitation de 1 350 kilomètres de lignes de chemin de fer et la construction de 1 600 kilomètres de nouvelles lignes de chemin de fer à travers la région, une contribution importante pour le réseau ferroviaire de 50 000 kilomètres existant sur le continent.

·         Presque 70 % des investissements chinois sont concentrés en Angola, au Nigeria, en Éthiopie et au Soudan.

·         Les termes du financement varient selon les pays, mais généralement engendrent un élément de subvention à hauteur de 33 % proche du niveau déterminant d’un financement à des conditions favorables.

·         35 pays africains ont reçu des financements chinois en matière d’infrastructures. Le montant de nombreux projets s’élève à moins de 50 millions chacun.

·         Il y a également une poignée de transactions qui ont une valeur de plus d’un milliard de dollars, montrant la capacité de la Chine à fournir d’importantes sommes d’argent pour des projets d’infrastructures spécifiques.

 

Ce rapport a été financé par le Mécanisme consultatif pour le renforcement des infrastructures par des partenariats public-privé (PPIAF), organisme regroupant le soutien technique de nombreux donateurs qui se concentre sur l’amélioration des services d’infrastructures.

 

« Le partenariat PPIAF s’engage à aider les pays en développement à améliorer leur capacité d’intégrer diverses sources de financement d’infrastructures dans leurs priorités de développement », dit Jyoti Shukla, Directeur du programme PPIAF.

 

www.ppiaf.org

 




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