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DAKAR, 17 décembre 2008  – Le conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé mardi un crédit de 3,5 millions de dollars doublé d’une subvention de 6 millions de dollars du Fonds mondial pour l'environnement (FEM) pour appuyer les collectivités sénégalaises à réduire la pression sur les ressources halieutiques des côtes centrales du Sénégal.
Selon John Virdin, chef d'équipe du projet au sein de la Banque mondiale, "ce soutien est fondé dans le fait que les ressources halieutiques côtières qui procurent d’importants revenus aux populations et l’Etat du Sénégal peuvent être restaurées si le gouvernement responsabilise les petites communautés de pêcheurs pour cogérer ces ressources et, en même temps, protège les principales zones qui les abritent."
Il a ajouté que ce nouveau crédit IDA sera essentiellement consacré à la lutte contre la pauvreté dans les communautés de pêcheurs et à fournir des moyens alternatifs d’habitat aux pêcheurs et aux professionnels de la transformation et du transport du poisson.
Le Projet « Gestion intégrée des ressources marines et côtière » (Girmac), le FEM, l'Union européenne et la Suisse, vont en même temps appuyer la réalisation des autres composantes du projet, y compris la cogestion de la pêche côtière, la réhabilitation des écosystèmes essentiels pour la pêche côtière et le renforcement des capacités institutionnelles de gestion de la pêche. Ce soutien du FEM s'inscrit dans le cadre du partenariat Banque mondiale-FEM sur la pêche en Afrique subsaharienne dans le cadre du domaine d’intervention « Eaux internationales » (International Water Focal area).
Analysant la conception du projet, M. Virdin a souligné qu’il reflète directement les enseignements tirés des bonnes pratiques dans les opérations financées par la Banque mondiale au Sénégal et aussi des innovations mises en œuvre dans plusieurs projets  et programmes, comme le projet de cogestion de la pêche financé par le Japon et des études de faisabilité sur le label écologique des produits de la pêche financées par  l'Allemagne.
L’intérêt des bailleurs de fonds dans ce secteur souligne l'importance, pour le Sénégal, de la pêche et des activités liées comme la transformation et la commercialisation qui ont généré plus de 600.000 emplois au Sénégal (soit 17 pour cent de la main-d’œuvre, et 10 pour cent de la population rurale).
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