Industries extractives

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Pétrole, gaz, mines et produits chimiques (a)
L’expert de la Banque :
Rashad-Rudolf Kaldany

APERÇU:

  • Le secteur des industries extractives (pétrole, gaz, mines) représente une grande partie des exportations et une source de revenus pour les gouvernements de nombreux pays en voie de développement, en particulier en Afrique. Le Groupe de la Banque mondiale investit dans des projets consacrés aux industries extractives car les ressources naturelles peuvent fortement contribuer à une croissance soutenue et à la réduction de la pauvreté.

  • L’objectif du Groupe de la Banque mondiale est d’aider les pays et les investisseurs à s’assurer que les bénéfices découlant du développement de ces ressources soient durables. À cette fin, nous travaillons de concert avec les pays et nos partenaires pour aider les gouvernements à mettre en place les cadres règlementaires appropriés et à renforcer leur capacité à gérer leurs ressources tout au long de la chaîne de valeur des industries extractives, c’est-à-dire de l’extraction des ressources à la gestion et à la dépense des revenus qui en découlent.

  • Nous encourageons les investissements du secteur privé dans les industries extractives en travaillant avec les investisseurs et les communautés de manière à ce que les investissements soient économiquement et socialement durables et à ce qu’il y ait des retombées positives concrètes pour les communautés telles que des emplois, de meilleures infrastructures et des possibilités économiques. Nous aidons à renforcer la capacité des petits investisseurs et des investisseurs locaux, nous incitons les communautés à participer à l’amélioration des avantages de développement à long terme des projets et nous favorisons la transparence et la gouvernance nécessaires pour lutter contre la corruption et réduire la pauvreté.

  • Le défi que représente le changement climatique est une priorité pour le Groupe de la Banque mondiale. Or, l’accès à une énergie abordable et disponible est également essentiel pour réduire la pauvreté. Les combustibles fossiles (tels que le gaz naturel) vont donc encore jouer pendant un certain temps un rôle transitoire en attendant que l’économie devienne moins gourmande en carbone.

  • Nous aidons les pays à accéder à de nouvelles sources d’énergie tout en collaborant avec eux pour mettre au point des façons d’y parvenir en réduisant leurs émissions de carbone. Pour protéger les ressources naturelles, la Société financière internationale (IFC) du Groupe de la Banque mondiale, met dorénavant l’accent sur les sources d’énergie propre.

  • Au cours de l’exercice 2007 (achevé le 30 juin 2007), les investissements du Groupe de la Banque dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines ont atteint 777 millions de dollars. Le soutien financier accordé par la Banque à l’énergie renouvelable et au rendement énergétique a augmenté de près de 70 % pour s’élever à 1,43 milliard de dollars. Il s’agit d’une augmentation encore plus importante que la hausse annuelle de financement de 20 % promise par la Banque pour les projets liés aux énergies nouvelles et renouvelables et au rendement énergétique.

Tendances des industries et des investissements

Pour répondre aux préoccupations grandissantes relatives au changement climatique, les industries extractives devront améliorer leur rendement énergétique au niveau de la production et du traitement, notamment réduire l’utilisation de la pratique néfaste de brûlage à la torche. Les préoccupations relatives au changement climatique contribueront très probablement à diminuer la demande de combustibles fossiles mais pour l’heure, la croissance économique soutenue de bon nombre de pays en développement compense toute pression concernant la baisse sur les prix. La demande en charbon, grand émetteur de gaz à effet de serre, étant en hausse pour la production d’énergie, l’amélioration du rendement énergétique ainsi que la capture et le stockage du carbone sont des éléments clés pour atténuer l’impact de l’utilisation du charbon sur le changement climatique.

Les combustibles fossiles (tels que le gaz naturel) demeurent les combustibles les plus économiques à de nombreuses fins et dans divers endroits, et vont donc pour un certain temps encore jouer un rôle transitoire en attendant que l’économie devienne moins gourmande en carbone. Cette période de transition est d’autant plus importante pour bon nombre de pays en développement dont l’utilisation de tels combustibles est particulièrement faible (comme le reconnaît le Protocole de Kyoto).

Le Groupe de la Banque mondiale aide les pays à accéder à de nouvelles sources d’énergie tout en collaborant avec eux pour développer des façons d’y parvenir en réduisant leurs émissions de carbone.

  • Au cours de l’exercice financier 2007, de tous les investissements du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie (3,6 milliards de dollars), moins d’un tiers (27 %) ont servi à soutenir la production ou l’utilisation de combustibles fossiles tandis que plus 70 % ont encouragé la production et l’utilisation du gaz naturel, une source plus propre d’énergie.

  • Nous soutenons l’exploitation de sources d’énergie alternatives plus propres (telles que l’extraction du gaz à partir du charbon et du méthane de houille) et l’utilisation plus efficace de l’énergie (particulièrement dans l’industrie chimique).

  • L’IFC a lancé en mars 2008 des garanties de livraison de carbone, ou Carbon Delivery Guarantees, qui aident les sociétés des pays en développement à accéder, à des prix attrayants, au marché des crédits de carbone créé en vertu du Protocole de Kyoto, tout en permettant de relever le défi du changement climatique.

Au cours de l’exercice financier terminé en juin 2007, le Groupe de la Banque mondiale a investi 777 millions de dollars dans des projets pétroliers, gaziers et miniers, ce qui représente une baisse de 27 % par rapport à l’exercice 2006. Le soutien financier accordé par la Banque à l’énergie renouvelable et au rendement énergétique a augmenté de près de 70 % et s’élève actuellement à 1,43 milliard de dollars. Il s’agit d’une augmentation encore plus importante que la hausse annuelle de financement de 20 % promise par la Banque pour les projets liés aux énergies nouvelles et renouvelables et au rendement énergétique. Entre juillet 2004 et juin 2007, le Groupe de la Banque a consacré 1,8 milliard de dollars à de tels projets, soit presque le double de son objectif de 913 millions de dollars pour cette période.

Contexte : Examen des industries extractives – Mise en œuvre des réformes, Objectif de viabilité

En 2004, le Groupe de la Banque mondiale a dressé le bilan de ses investissements dans les industries extractives (www.worldbank.org/ogmc, www.ifc.org/oeg, www.cao-ombudsman.org- sites en anglais). La direction du Groupe de la Banque a donné suite aux recommandations formulées dans trois rapports en élaborant un ensemble de réformes pour mieux assurer que les projets contribuent au développement. Les projets d’investissement dans les industries extractives imposent désormais la divulgation des recettes. L’incidence des projets sur le développement fait l’objet d’un suivi plus minutieux. Un groupe consultatif a été mis en place ; ses rapports de réunion sont régulièrement rendus publics, de même que les rapports annuels sur l’état d’avancement des réalisations. Une révision de la politique de la Banque mondiale sur les populations autochtones a été approuvée l’an dernier, reflétant les efforts qu’elle mène pour renforcer la participation des communautés locales aux projets consacrés aux industries extractives. La Société financière internationale (IFC) a en outre révisé ses normes de performance sur le plan environnemental et social en 2006.

Nous jouons un rôle important dans le développement des capacités au niveau des petites entreprises locales ainsi qu’à tous les échelons de l’administration. Habiliter les communautés locales à se prendre en charge et acquérir des compétences particulières est également un facteur déterminant pour la réussite des projets consacrés aux industries extractives. C’est pourquoi l’IFC a établi un service de développement communautaire (www.commdev.org) (a) pour éduquer les composantes de base des communautés et les personnes prenant part à la gestion locale et régionale, aider au développement des petites entreprises et fournisseurs locaux et soutenir des programmes en matière d’environnement, de parité des sexes et de lutte contre le VIH/SIDA.

Initiative de transparence des industries extractives (EITI)/ Partenariat pour la réduction des gaz torchés

Pour amener les décideurs à rendre des comptes au sujet des recettes tirées des industries extractives, il est indispensable de savoir ce que reçoit l’État et ce que paient les entreprises. C’est la raison pour laquelle le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec le gouvernement britannique, travaille actuellement avec plus 20 pays à la mise en œuvre de l’Initiative de transparence des industries extractives, qui s’emploie à améliorer les niveaux de transparence et de responsabilité dans ce domaine afin de répondre aux préoccupations concernant les risques de corruption dans les pays riches en ressources naturelles (www.eitransparency.org) (a). Par ailleurs, pour renforcer la viabilité des activités de mise en valeur des ressources pétrolières, la Banque mondiale assure la gestion et soutient la mise en œuvre du Partenariat public-privé pour la réduction mondiale des gaz torchés (GGFR), qui appuie les efforts menés par les pays et le secteur pétrolier en vue de réduire les volumes de gaz torchés ou rejetés dans l’atmosphère lors de l’extraction de pétrole brut. (www.worldbank.org/ggfr) (a). Les projets relatifs au carbone financés par le GGFR permettront de réduire les émissions de CO2 d’environ 32 million de tonnes d’ici 2012.




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