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LA BANQUE ENGAGE UN SECOND MONTANT DE 500 MILLIONS DE DOLLARS

Le Programme MAP étendu à une Douzaine de Nouveaux Pays :
Available in: English
Press Release No:2002/197/HD

Contacts:
Phil Hay (202) 473-1796 – office
(202) 744-2615 - cell
Phay@worldbank.org
Stevan Jackson (202) 458-5054- office
(202) 288-0056 cell
Sjackson@worldbank.org
Cynthia Case McMahon (TV/Radio) (202) 473-2243
Ccase@worldbank.org

Washington, le 7 février 2002 — La Banque mondiale a approuvé aujourd'hui un montant supplémentaire de 500 millions de dollars pour financer la deuxième étape de son programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP), ce qui portera le montant des financements sans intérêt qu'elle consent à l'Afrique dans le cadre de ce programme à un milliard de dollars dans le courant de l'exercice.

Cette deuxième étape du programme, appelée MAP2, permettra d'élargir considérablement l'accès aux actions de prévention, de traitement, de soins et de soutien dans plus d'une douzaine de pays d'Afrique subsaharienne et, pour la première fois, appuiera les initiatives sous-régionales et transfrontières de lutte contre le VIH/SIDA telles que celles qui ciblent des couloirs de transport comme la route Abidjan-Lagos qui traverse la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigéria. Selon plusieurs études, certains des comportements offrant le plus de risques de propager le VIH sont observés le long des couloirs de transport et aux postes frontières.

MAP2 donnera également lieu à la fourniture d'un appui à un programme de traitement antirétroviral mené dans le cadre d'une opération pilote au Sénégal. La Banque compte que d'autres pays commenceront aussi à utiliser l'appui du MAP pour financer, dans la mesure du possible, des opérations pilotes de traitement antirétroviral.

Il est probable qu'au moins une douzaine de pays pourront bénéficier du MAP2 ; ceux-ci viendront s'ajouter aux douze pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Kenya, Madagascar, Nigéria, Ouganda, République Centrafricaine) qui ont déjà reçu un appui financier et technique au titre de leur stratégie nationale de lutte contre le VIH/SIDA dans le cadre de la première étape du programme, MAP1, approuvée par la Banque en septembre 2001.

La nouvelle tranche de 500 millions de dollars approuvée aujourd'hui se matérialise moins d'un an après le voyage en Afrique du président de la Banque mondiale, James D. Wolfensohn, à l'occasion duquel il a rencontré les dirigeants de 22 pays qui ont réaffirmé leur détermination à relever les défis posés à leur pays, notamment dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA.

« L'intensification de la lutte contre le VIH/SIDA est un élément fondamental de la mission de la Banque » a noté M. Wolfensohn. « Les dirigeants africains et moi-même étions convenus que nous nous réunirions dans douze mois pour examiner les progrès accomplis ; je me félicite que la Banque ait pu dans cet intervalle de temps mobiliser des ressources supplémentaires pour permettre à un plus grand nombre de pays de lutter contre cette grave menace pour le développement et la sécurité. »

Le VIH continue de se propager

Vingt ans après l'apparition des premiers signes d'une nouvelle maladie mystérieuse, le VIH/SIDA continue de se propager dans toute l'Afrique subsaharienne. Le sida, qui est maintenant la principale cause de mortalité sur le continent, a déjà tué plus de 18 millions d'Africains. Sur les 40 millions de séropositifs recensés dans le monde entier, 28,1 millions sont des Africains, pour la grande majorité dans les années les plus productives de leur vie de travailleurs ou de parents. Malgré les progrès prometteurs de l'année passée, la situation continue de se dégrader. Chaque jour, plus de 9 000 Africains contractent le virus.

La Banque mondiale et l'ONUSIDA estiment qu'il faudrait environ 3 milliards de dollars chaque année pour financer des programmes de prévention, de soins et de traitement de base sur tout le continent. À l'instar de MAP1, MAP2 fournira un appui aux gouvernements, aux communautés et aux organisations de la société civile pour leur permettre de poursuivre les stratégies nationales plurisectorielles de lutte contre le VIH/SIDA. Environ la moitié des fonds du MAP doivent directement financer les actions des communautés et de la société civile.

Une partie des ressources nouvellement approuvées servira, par ailleurs, à financer des projets sous-régionaux et transfrontières comme les activités de prévention du VIH/SIDA le long des couloirs de transport. Douze pays poursuivent des projets approuvés dans le cadre du MAP1 au titre desquels plus de 462 millions de dollars ont été engagés. Dans le cadre de la deuxième étape du MAP, la Banque mondiale offrira une nouvelle tranche de financement de 500 millions de dollars qui financera l'appui à des projets menés dans 12 à 15 autres pays, selon l'envergure de chaque projet. Ce nouveau financement revêtira la forme de crédits de l'Association internationale de développement (IDA – soit des crédits sans intérêt sur une période d'une quarantaine d'années). La Banque espère également appuyer toute une gamme d'initiatives sous-régionales sur l'ensemble du continent. L'appui à ces programmes sera fourni sous forme de don.

« Le MAP aide les pays africains à lutter avec beaucoup plus de souplesse et de rapidité contre le VIH/SIDA et conforte les dirigeants africains dans leur détermination croissante à lutter contre ce fléau » explique M. Callisto Madavo, vice-président de la Banque mondiale. « Grâce au MAP2, la Banque pourra fournir son appui dans des domaines nouveaux à un nombre encore plus grand de pays. Nous sommes convaincus que cette approche globale, que nous poursuivons avec de nombreux partenaires, produira des résultats visibles dans les prochaines années. »

La Banque mondiale a également approuvé aujourd'hui un crédit de l'IDA d'un montant de 30 millions de dollars en faveur du Sénégal au titre du Projet de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA. Ce projet, qui est le premier approuvé dans le cadre du MAP2, appuiera l'exécution du Plan national de lutte contre le sida (PNLS) pour la période 2002-2006. Plus précisément, le projet vise à ralentir la propagation du VIH dans les groupes présentant des risques élevés pour ramener le taux d'infection à 3 % d'ici 2006, et à élargir l'accès des personnes ayant contracté le VIH/SIDA aux traitements, aux soins et aux services d'appui.

Au plan des traitements, le Sénégal poursuivra une opération pilote d'administration d'antirétroviraux avec l'appui financier du MAP. Il est très possible qu'il puisse réduire sensiblement le taux d'infection par le VIH de sa population au cours des cinq prochaines années ; la Banque cherche à l'aider à maîtriser l'épidémie et aussi à atténuer l'impact sanitaire et socioéconomique de la maladie au niveau des ménages et des communautés.

Le VIH/SIDA est un problème de développement — des obstacles doivent encore être surmontés

Les perspectives de développement de l'Afrique au cours des 20 prochaines années seront fondamentalement tributaires de l'aide offerte aux pays africains pour maîtriser l'épidémie et atténuer son impact ; cette aide est la pierre angulaire de la stratégie poursuivie par la Banque dans la région. Elle est également devenue un objectif mondial comme en témoigne la Déclaration d'engagement des Nations Unies approuvée en juin 2001 lors de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU sur le VIH/SIDA.

« Notre objectif est non seulement de financer la lutte contre le sida mais aussi de renforcer les défenses des pays touchés pour leur permettre de faire face à cette menace ainsi qu'à d'autres de nature similaire » explique la conseillère de la Banque mondiale pour la lutte mondiale contre le VIH/SIDA, Debrework Zewdie. « Maintenant que la Banque, les donateurs et le Fonds mondial engagent des ressources importantes, il faut à tout prix exécuter les programmes rapidement et correctement. Si nous voulons atteindre les objectifs définis lors de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU sur le VIH/SIDA, c'est au niveau de l'exécution qu'il nous faudra tous faire porter nos efforts au cours des années à venir.

L'ONUSIDA et la Banque

La Banque, qui est l'une des huit entités parrainantes de l'ONUSIDA, contribue dans une mesure déterminante à définir l'action mondiale face à l'épidémie de VIH/SIDA. Le 1er janvier 1996, l'ONUSIDA a lancé l'action plurisectorielle élargie menée par les Nations Unies pour lutter contre le VIH/SIDA, qui, depuis lors, a permis de forger un partenariat avec les gouvernements, les ONG et le secteur privé. Les huit entités parrainantes sont la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID) et l'Organisation internationale du travail (OIT).

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Pour obtenir des interviews avec les experts de la Banque mondiale sur le VIH/SIDA
et autres maladies transmissibles, veuillez contacter :
Phil Hay (202) 473-1796 (b) — (202) 744-2615 (portable) ou
Stevan Jackson (202) 458-5054 (b), (202) 288-0056 (portable)
Cynthia Case McMahon (TV/Radio) (202) 473-2243

Pour en savoir plus sur la contribution de la Banque à la lutte contre le VIH/SIDA,
visitez le site :
http://www.worldbank.org/aids

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Autres liens utiles :
http://www.unaids.org
www.staying-alive.org
http://www.who.int/home-page/
http://www.worldbank.org/aids-econ/
http://www.cdc.gov/nchstp/od/gap/default.htm


 


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